Ce que nous demandons au cinéma, c'est l'impossible, c'est l'inattendu, le rêve, la surprise, le lyrisme qui effacent les bassesses dans les âmes et les précipitent enthousiastes aux barricades et dans les aventures.
Le cinéma français, c'est une colonie de fourmis qui filme des fourmis.
Le sommeil n'est pas à nos ordres. C'est un poisson aveugle qui monte des profondeurs, un oiseau qui s'abat sur nous.
Même en mangeant de l'avoine, l'âne rêve de chardons.
Le sommeil est une séparation.
Il n'a pas inventé le film à couper le souffle !
Avec Hitchcock, les gens ont été contents de redécouvrir que le cinéma avait encore cette puissance extraordinaire que rien n'égalait.
J'ai rêvé parfois d'élaborer un système de connaissance humaine basé sur l'érotique, une théorie du contact, où le mystère et la dignité d'autrui consisteraient précisément à offrir au Moi ce point d'appui d'un autre monde.
J'ai ce problème avec la violence. J'ai seulement fait un film en presque 20 ans où j'ai tué des gens. Ça s'appelle Perdita Durango. C'est un film espagnol. Je suis très fier du film, mais je me sentais bizarre de le faire.
Le temps s'est endormi dans le soleil de l'après-midi.
Le lion et l'agneau peuvent dormir côte à côte, mais l'un des deux aura un sommeil agité.
Je rêve de vastes chiotes, impeccablement entretenues, avec des robinets plaqués or, du marbre blanc immaculé, un siège en ébène, une cuvette pleine de Channel nº5. Et un larbin qui me tend un rouleau de PQ en soie sauvage, mais vu l'urgence, j'irais n'importe où.
Six heures de sommeil pour un homme, sept pour une femme et huit pour un imbécile.
Il ne sert à rien de faire un film juste pour faire un film.
Le monde du rêve a sans doute des secrets que les gens de la réalité ne sauraient voir.
Le rêve américain fonctionne lorsque notre humanité commune importe plus que nos intérêts particuliers, et lorsque, ensemble, nous créons des possibilités infinies.
Tout le monde a rêvé un jour d'habiter sur une île.
Un film de lui en vaut dix d'un autre.
La mort hypnotise la vie, comme le rêve illusionne la réalité.
À Cannes, il y a les choisis, les malheureux, les stars, des gens qui vont vendre leur scénario à la sauvette, cela représente vraiment tout ce qu'est le cinéma.
La nostalgie du Paradis, c'est le désir de l'homme de ne pas être homme.
Le rêve représente une histoire fragmentée et est fait des débris de la mémoire.
Le rêve, seul, intéresse. Qu'est-ce qu'une vie sans rêve ?
La plupart du temps, quand les gens vont au cinéma ce n'est pas pour se voir mais pour se fuir.
Trou - Endroit tranquille et isolé dont on rêve à Paris et d'où l'on s'efforce de sortir dès que l'on y est arrivé.
J'essaie tant bien que mal que tout soit différent d'un film à l'autre.
Nous regagnons notre base solide : notre rêve de ne rien avoir et de ne rien faire.
La nostalgie c'est le désir d'on ne sait quoi...
Le but de la sagesse est de rêver assez haut pour perdre le rêve dans sa recherche.
Faire rêver les hommes est souvent le moyen le plus sûr de les tenir endormis - précisément parce que le rêve leur donne l'illusion d'être éveillés.
Le sommeil diurne est comme le péché de la chair: plus on en a eu, plus on le voudrait, cependant qu'on se sent malheureux, rassasié et insatiable en même temps.