C'est le jouir, non le posséder, qui nous rend heureux.
On ne saurait aller trop loin dans la connaissance de l'homme.
Aujourd'hui, l'intéressant et le curieux priment le vrai ; l'étrange et l'émouvant priment le vrai. On s'intéresse à des doctrines qu'on n'adopte pas ; on admire des exemples qu'on ne suit pas.
L'avenir vous appartient, mais il ne peut vous appartenir que si vous y participez et le prenez en charge.
Aucune femme d'écrivain ne comprendra jamais que son mari travaille quand il regarde par la fenêtre.
Nos faibles efforts pour améliorer la condition humaine ne seraient que distraitement continués par nos successeurs ; la graine d'erreur et de ruine contenue dans le bien même croîtrait monstrueusement au contraire au cours des siècles.
Quoique les hommes se flattent de leurs grandes actions, elles ne sont pas souvent les effets d'un grand dessein, mais des effets du hasard.
La liberté ne signifie pas être libre de quelque chose, mais être libre de faire quelque chose.
Un véritable réaliste, s'il est incrédule, trouve toujours en lui la force et la faculté de ne pas croire, même au miracle, et si ce dernier se présente comme un fait incontestable, il doutera de ses sens plutôt que d'admettre le fait.
Le silence, c'est la meilleure production qu'on puisse faire, parce qu'il se propage : on ne le signe pas et tout le monde en profite.
Les animaux sont comme des bêtes. D'où leur nom. Ne possédant pas une intelligence supérieure, ils passent leur temps à faire des bulles ou à jouer dans l'eau au lieu d'aller au bureau.
Les chefs-d'oeuvres ressemblent aux perruques : pas un cheveu ne dépasse.
Je prie pour ne jamais me rendre au théâtre ou sur un plateau avec des semelles de plomb. Pour le reste, je fais joujou. Mon métier, c'est un art de vivre !
Les hommes n'acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise.
Les malheurs qui ne nous tuent pas nous grandissent.
Ayez une femme qui ne croit pas à ce qu'elle voit.
Dommage qu'il ait fallu avoir recours à ce stratagème pour vous avoir ici ce soir. Quand mon père, l'autre jour, m'a suggéré de prendre des vacances jusqu'à la fin de l'année scolaire, je me suis assise face à mon fidèle [...] â–º Lire la suite
Au jugement dernier, on te demandera : "Quels sont tes actes ?" et non : "Qu'est-ce que tu bois ?"
Rien n'est plus humiliant que de ne pas trouver de réponse cinglante à une attaque cinglante.
Pitié pour celui qui, ayant épuisé ses réserves de mépris, ne sait plus quel sentiment éprouver à l'égard des autres et de lui-même !
Je ne suis pas un profond jurisconsulte, mais je crois véritablement que si le gouvernement était renfermé dans les limites dont je parle, et que toute la force de son intelligence, de sa capacité fût dirigée sur ce point-là : [...] â–º Lire la suite
Je montrerai à ces gens ce que vous ne voulez pas qu'ils voient. Je leur ferai voir un monde sans vous, un monde sans lois ni contrôle, sans limites ni frontières, un monde où tout est possible. Ce que nous en ferons ne dépendra que de vous.
Rien ne nourrit mieux l'inspiration que l'amour. La souffrance peut la stimuler, rarement l'épanouir.
Ce ne sont point les hommes qui mènent la révolution, c'est la révolution qui emploie les hommes.
Si les gens n'abusaient pas de leur pouvoir, il n'y aurait pas de guerre, de crime, d'enfant violenté... et on ne traiterait pas si mal sa secrétaire.
Demandez-vous quel serait l'état d'une maison où les jeunes gens mépriseraient les vieillards ; l'état des écoles, si les disciples ne respectaient pas les maîtres ; comment des malades pourraient recouvrer la santé, s'ils n'obéissaient pas aux médecins ; quelle [...] â–º Lire la suite
La vie de l'homme sur la terre, c'est comme un cheval blanc sautant un fossé et qui disparaît soudain.
Le divan, c'est sans doute formidable, mais pas pour moi. Sans ma névrose, j'ai trop peur de ne plus pouvoir créer.
Le malheur a habituellement deux effets : souvent il éteint toute affection envers les malheureux, et non moins souvent, il éteint chez les malheureux toute affection envers les autres.
Je ne crains pas l'homme qui a pratiqué 10000 coups 1 fois, mais je crains l'homme qui a pratiqué 1 coup 10000 fois.
Pour l'enseignant il ne s'agit pas d'aimer ou de détester, il s'agit avant tout de ne pas se tromper.