La gouverne des autres, c'est la mort. Vivre, c'est travailler pour soi.
Abstenez-vous de raconter à votre femme les infamies que vous ont faites celles qui l'ont précédée. Ce n'est pas la peine de lui donner des idées.
La patience est ce qui ressemble le plus à l'indifférence de la mort, et la mort seule apporte une solution aux problèmes de vivre.
Tout pouvoir aime la guerre, la cherche, l'annonce et la prolonge, par un instinct sûr et par une prédilection qui lui rend toute sagesse odieuse.
Quel plus grand hommage peut-on rendre à un homme qu'on admire que de lui prendre sa femme.
Venise se noie, c'est ce qui pouvait lui arriver de plus beau.
Dans la volupté, suprême forme du plaisir, on copule presqu'autant avec soi qu'avec une autre, la volupté n'étant après tout qu'une masturbation de l'âme.
Seule la descente dans l'enfer de la connaissance de soi peut ouvrir la voie à la piété.
La mort n'est que la mort ; on ne signifie rien par sa mort mais on la subit.
Un homme qui ne se fait pas valoir décourage ceux qui lui veulent du bien.
Il faut admettre qu'il y a des parties de l'âme qu'il faut complètement paralyser avant de pouvoir vivre heureux en ce monde.
La douleur elle ne disparaît jamais, on apprend juste à vivre avec.
Voilà. Un de plus, un de moins. Une autre histoire d'amour gâchée. Pourtant je l'aimais celui-là... Quand je pense que c'est fini, que j'le reverrais plus jamais comme ça... Oui, je le verrais peut être, en ami, de temps en [...] â–º Lire la suite
Croire en soi est la première étape pour atteindre un objectif. Si vous pensez que vous allez échouer, vous le ferez probablement.
La pensée est difficile à découvrir, très-adroite, courant où il lui plaît. Que le sage la surveille ; surveillée, elle procure le bonheur.
Nous n'avons jamais de Dieu que le mot "Dieu", mais cela n'interdit pas de croire en lui autrement que nous croirions au sens d'un mot. On ne prie pas un mot.
La folie, c'est la mort avec des veines chaudes.
Rien ne contient le libertinage... La vraie façon d'étendre et de multiplier ses désirs est de vouloir lui imposer des bornes.
Paulo disait qu'il y avait deux écoles. La première était de se jeter dans un livre pour éviter la vie. La deuxième était de se brûler à la vie pour écrire un livre. Lui préférait la voix. Ça brûlait aussi.
L'oeuvre qu'on portait en soi paraît toujours plus belle que celle qu'on a faite. Tant de choses se perdent en ce voyage de la tête à la main !
L'homme vraiment libre ne veut que ce qu'il peut, et fait ce qui lui plaît.
Si nous n'avions jamais été séparés dans le temps et dans l'espace de ceux avec qui nous avons éprouvé le plaisir d'être ensemble, nous ne saurions pas ce qu'est aimer. Aimer est ce mouvement du coeur vers l'image de l'absent pour soulager en soi la souffrance de son absence.
C'est en descendant dans le coeur le plus secret, le plus profond de soi et en faisant partager aux autres sa descente que l'on perçoit, que l'on transmet le mieux le chant du collectif.
Un petit garçon n'a besoin ni de montre ni de calendrier. Il passe à table quand on l'appelle, va se coucher quand on lui dit. Les heures, les jours, les années ne portent pas de numéro.
Mon père et lui ont eu une de ces amitiés anglaises qui commencent en évitant des intimités et éliminent par la suite tout à fait la parole.
Défier le but fixé n'est-ce pas la raison de vivre ?
La mort n'est pas une excuse.
Pas de familiarités avec toi-même !
La mort ne me fait pas peur.
Tout écrivain, symboliquement, extermine son lecteur, afin de mieux lui offrir son oeuvre achevée.
A certaines heures de la vie, la persécution de l'adversité est si grande que l'on ne peut plus en ressentir les coups. On vit, ou mieux on se laisse vivre comme si la vie s'était retirée de nous et qu'un souffle de mort continuait de nous animer.