Le renoncement à soi conduit au mépris.
La conscience est bien plus que l'écharde, elle est le poignard dans la chair.
Le soir de la vie apporte avec soi sa lampe.
Les passions de l'habitus dominé (du point de vue du genre, de l'ethnie, de la culture ou de la langue), relation sociale somatisée, loi sociale convertie en loi incorporée, ne sont pas de celles que l'on peut suspendre par un simple effort de la volonté, fondé sur une prise de conscience libératrice.
Pauvre et libre plutôt que riche et esclave. Bien sûr, les hommes veulent être à la fois riches et libres, et c'est ce qui les conduit parfois à être pauvres et esclaves.
La religion sans la conscience morale n'est qu'un culte superstitieux.
C'est tout de même extraordinaire que la conscience de l'Europe, qui a aboli il y a soixante-dix ans le trafic d'esclaves pour des motifs humanitaires, tolère aujourd'hui l'état du Congo. C'est un peu comme si la pendule de l'ordre moral avait été retardée de plusieurs heures.
Comme l'idée de devoir s'obnubile et se perd, quand on fouille sa conscience et qu'on découvre avec horreur que l'être humain ramène toujours tout à soi et ne cherche en somme qu'à se béatifier.
Le masque était une chose en soi, derrière laquelle Jack se cachait, libéré de la honte et de la conscience de soi.
Désinvolture. Le grand art d'attirer les autres à soi et de feindre l'ignorance, d'adopter un genre désinvolte ou indifférent.
L'entêtement, quand on raisonne mal, n'a pas par lui-même plus de force que rien.
La douleur de vivre, c'est la conscience obscure de se sentir mourir.
Tout est permis qui conduit à l'expérience. Critère unique de la vérité du sens !
La victoire sur soi est la plus grande des victoires.
Celui qui se conduit vraiment en chef ne prend pas part à l'action.
Le bonheur, fruit de la conscience épanouie.
Aujourd'hui, le christianisme est en péril. Il s'est encombré de trop de choses. Il traîne avec soi toutes les fables orientales de l'Ancien Testament, comme s'i l'on devait sauver tout ce sublime bric à brac. C'est une grande faute. Il [...] ► Lire la suite
Ce que nous appelons "mauvaise conscience" est en fait la bonne conscience : c'est la vertu qui se dresse en nous pour nous accuser.
Etre une conscience c'est s'éclater vers le monde.
La prise de conscience que la vie est absurde ne peut être une fin, mais un début.
Rien n'est plus désagréable que de découvrir en soi les défauts que nous reprochons à autrui.
Rien ne dompte la conscience de l'homme, car la conscience de l'homme c'est la pensée de Dieu.
Le travail lui-même est nuisible et funeste non seulement dans les conditions présentes, mais en général, dans la mesure où son but est le simple accroissement de la richesse.
Vous ne pouvez pas aider quelqu'un à grimper une échelle si il ne veut pas faire lui-même l'effort de monter un peu.
N'est-il pas très peu raisonnable de demander à un homme de penser des autres beaucoup plus de bien qu'il n'en saurait penser de lui-même ?
La pression du travail et le flux incessant des idées se déversant dans notre conscience à travers toutes les portes de la connaissance rendent l'existence moderne risquée à bien des égards.
L'ordre, à la longue, se met de lui-même autour des choses.
Si le péché originel n'avait pas eu lieu, nous serions certes restés dans le paradis terrestre mais avec la conscience d'un petit animal.
C'est en soi qu'il faut cultiver la flamme qui réchauffe. C'est sur soi seul qu'il faut s'appuyer.
C'est l'extase même de l'amour, dont la propriété violente s'ordonne et conduit la volonté à des entreprises désespérées.
Le mariage en soi n'est pas une tare, tout dépend de ce qu'on en fait.