Le mot « camarade », c'est sans doute le mot qui a le plus souffert de la politique.
Un homme politique doit être capable de voir les deux faces d'un problème de manière à pouvoir le prendre de biais.
La politique est le seul métier qui se passe d'apprentissage, sans doute parce que les fautes en sont supportées par d'autres que par ceux qui les ont commises.
Il ne fait aucun doute que les dauphins sont plus intelligents que les humains car ils jouent davantage.
Je crois aussi que sans ce doute premier du geste vers l'écriture il n'y a pas de solitude.
Si une femme politique est jolie, on sous-entend qu'elle couche. Si elle est quelconque, on dit que c'est un "tas".
Quelle idée de se mettre la Russie à dos, par exemple! De dire que Poutine est un dictateur
On dit que l'argent ne fait pas le bonheur. Sans doute veut-on parler de l'argent des autres.
Nous plaçons régulièrement la classe politique sous le plancher de la cave dans notre estime collective, et au bout du compte, nous allons tout de même courir la réélire.
Le pouvoir est une action, et le principe électif est la discussion. Il n'y a pas de politique possible avec la discussion en permanence.
C'est parfaitement sain - encouragé, même - d'avoir une idée demain qui contredit votre idée d'aujourd'hui.
La vocation de la poésie n'est pas de nous éblouir par une idée surprenante, mais de faire qu'un instant de l'être devienne inoubliable et digne d'une insoutenable nostalgie.
La bêtise humaine est la seule chose qui donne une idée de l'infini.
Contrairement à une idée reçue, la traduction n'est pas une "première mise en scène". Ou alors elle se condamne à l'éphémère. Elle doit être tout aussi rétive au théâtre que le texte original peut l'être.
Apprendre par coeur ; ce mot me plaît. Il n'y a guère en effet que le coeur qui retienne bien, et qui retienne vite.
Tout homme politique est, au sens fort du terme, un homme politique qui promet.
On peut mourir tout doucementD'un petit baiser qu'on attendD'une voix froide au téléphoneD'un mot qu'on lance à bout portantD'une confiance qu'on reprendD'un amour qui vous abandonne.
Ceux qui traitent séparément la politique et la morale ne comprendront jamais ni l'un ni l'autre.
Les paysans sont sans cesse au travail et c'est un mot qu'ils n'utilisent jamais.
La politique est une affaire de politesse.
Un mot bienveillant, joyeux, encourageant, n'est pas un péché. Il peut aider l'esprit de l'homme à se tenir dans la joie devant la face de Dieu.
Le scrutin majoritaire est le plus démocratique, car il permet aux électeurs de choisir la politique à mettre en oeuvre.
Avec quelle facilité la tendresse d'un père se rappelle, et avec quelle rapidité les offenses d'un fils s'évanouissent au moindre mot de repentir !
Peu de gens parlent du doute en doutant.
Un mot qui est dit est une pierre jetée.
Vivre, c'est bien. Savoir vivre c'est mieux. Survivre c'est sans doute le problème des hommes de demain.
La peur, c'est une théorie, une idée qu'on se fait.
Ce n'est pas le mot qui fait la poésie mais la poésie qui illustre le mot.
Il n'y a qu'une seule question politique : comment voulez-vous élever vos enfants ?
Il faut sans doute payer le prix de ses amours comme on paie celui de ses ambitions.
Le mot "connerie" a dérivé loin de ses racines physiologiques et il a plus de force que le mot "bêtise" ou "stupidité". Mais juger de la connerie des autres supposerait qu'on est soi-même dénué de toute connerie. Donc, son usage doit inciter à l'auto-examen préalable.