Le mot « camarade », c'est sans doute le mot qui a le plus souffert de la politique.
La jalousie est un doute, la crainte est une petitesse.
Imposer la démocratie à tous les pays du monde est une idée noble, mais qui dit qu'elle est le système idéal pour tous les pays ?
Il peut y avoir des moments de doute mais l'ambition est quelque chose de sain et il faut apprendre à pousser son corps à l'excès.
Le doute n'est que la première phase de l'abstention et du désespoir...
Tout le monde manipule tout le monde et c'est ce qui rend la politique dangereuse et passionnante à la fois.
Monsieur Naudin, vous faites sans doute autorité en matière de bulldozer, de tracteur et caterpillar, mais vos opinions sur la musique moderne et sur l'art en général, je vous conseille de ne les utiliser qu'en suppositoire. Voilà ! Et encore, pour enfants...
On se réfère au passé, en arguant que la liberté d'expression est un droit de longue date. Mais c'est une idée du passé qui est totalement reconstruite.
Après que sa mission a été accomplie selon ce qui était écrit, le doute poigne d'angoisse le Christ, comme tout être humain concernant sa propre foi, la certitude de son bon droit, la vérité de son désir et de son oeuvre accomplie.
En politique comme ailleurs, y compris en amour, le succès est à ceux qui savent jouer, sur la scène publique, des rôles de composition et connaissent les lois de l'éloquence.
Le pouvoir est une action, et le principe électif est la discussion. Il n'y a pas de politique possible avec la discussion en permanence.
Malheureux, on doute de tout ; heureux, l'on ne doute de rien.
Quiconque n'a pas habité la campagne ne peut se faire une idée de l'ennui qu'on y éprouve.
L'art, c'est le coeur de l'humanité, la science en est le cerveau, l'industrie les bras et les mains, le commerce les pieds - et la politique et le gouvernement l'estomac.
On se fait communément une étrange idée de ce que c'est qu'une opinion neuve et hardie. C'est toujours une opinion vieille comme les rues, mais expliquée.
Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile.
On ne peut pas s'attendre à résoudre des problèmes si tout ce qu'on fait c'est s'entretuer. Vous pouvez être en désaccord avec une certaine politique sans diaboliser la personne qui l'adopte.
Qui dira le sentiment qu'on éprouve en entrant dans ces forêts aussi vieilles que le monde, et qui seules donnent une idée de la création, telle qu'elle sortit des mains de Dieu ?
L'action politique est de soi impure parce qu'elle est action de l'un sur l'autre et parce qu'elle est action à plusieurs.
Si un western est un bon western, il vous donne une idée de ce monde et de certaines des qualités que ces hommes avaient : leur camaraderie, leur loyauté et leur courage physique
Celui qui peut régner sur la rue règnera un jour sur l'Etat, car toute forme de pouvoir politique et de dictature à ses racines dans la rue.
Faire parler un homme politique sur ses projets et son programme, c'est comme demander à un garçon de restaurant si le menu est bon.
Une foule d'objections se sont sans doute présentées à l'esprit du lecteur avant qu'il en soit arrivé à cette partie de mon ouvrage. Les unes sont si graves, qu'aujourd'hui encore je ne peux y réfléchir sans me sentir quelque peu ébranlé.
Etre, c'est être libre de l'avoir, libre du désir d'avoir et libre de la crainte de ne pas avoir.
Mon plus grand mérite est sans doute de contrôler aussi le fait de rester optimiste. Optimistes et pessimistes meurent de la même manière, mais ils vivent différemment.
Il n'est sans doute pas facile, même pour le créateur lui-même dans l'intimité de son expérience, de discerner ce qui sépare l'artiste raté, bohème qui prolonge sa révolte adolescente au-delà de la limite socialement assignée, de l'"artiste maudit", victime provisoire de la réaction suscitée par la révolution symbolique qu'il opère.
Une idée n'est grande qu'autant qu'on a souffert pour elle.
Nous savons si peu ce que nous faisons en ce monde que je doute même si le doute est vraiment l'action de douter.
Je n'avais aucune idée que l'histoire était en train de se faire. J'étais juste fatigué d'abandonner.
L'homme, pendant des millénaires, est resté ce qu'il était pour Aristote : un animal vivant, et de plus capable d'une existence politique ; l'homme moderne est un animal dans la politique duquel sa vie d'être vivant est en question.
II est de fait que la poésie et l'éloquence ne réussissent pas dans les descriptions exactes aussi bien que la peinture : leur art est d'émouvoir plutôt par la sympathie que par l'imitation ; plutôt de frapper l'âme de l'orateur [...] â–º Lire la suite