Un être n'est jamais aimé que pour l'idée qu'un autre se fait de lui.
Plus l'adversité est grande, plus l'envie de convaincre l'est aussi.
Il n'y a qu'une façon, au fond, de s'accorder, c'est de penser librement.
Lorsque je suis devenu connu à mon tour, j'ai bien constaté que j'étais toujours aussi con qu'avant. Rien n'avait changé.
J'ai compris une autre loi de notre vie : celle qui dit que celui qui sait ce qu'il veut, celui qui sait où il va, celui-là a déjà fait la moitié du chemin.
La bibliothèque, c'est le meuble le plus meuble de tous les meubles, en fait, dis-je, le meuble qui a le plus une mission, pareil que l'os du crâne qui est l'os le plus os de tous les os, l'os capital [...] ► Lire la suite
- J'ai la vue qui baisse.- T'as qu'à relever la tête !
Dans sa noirceur la noirceur de la Sulamite se fond, s'est confondue, dissoute.
Personne ne fit de discours sur sa tombe. Personne n'avait soupçonné qui il était. Et qui sait ? lui-même non plus peut-être. C'était pourtant un bien puissant magicien.
Le jour où boire et fumer n'existeront plus, on lira sur les murs: Vivre est dangereux pour la santé, avec le numéro de la loi qui le décrète.
Cette belle langue provençale, plus qu'aux trois quarts latine, que les reines ont parlée autrefois et que maintenant nos pâtres seuls comprennent.
La condition humaine fait que la catastrophe est un mode d'évolution.
L'impossibilité de définir une chose ne signifie pas sa non-existence.
Vous savez, à partir d'une certaine quantité d'argent, le reste est du superflu.
Il jouait du piano deboutC'est peut-être un détail pour vousMais pour moi, ça veut dire beaucoupÇa veut dire qu'il était libreHeureux d'être là malgré tout.
Sur la scène du texte, pas de rampe : il n'y a pas derrière le texte quelqu'un d'actif et devant lui quelqu'un de passif; il n'y a pas un sujet et un objet.
Plus une histoire est racontée d'une façon bienséante, bien disant, sans malice sur un ton confit, plus il est facile de la retourner, de la noircir, de la lire a l'envers.
Comment comprendre le maoïsme sans mesurer, d'abord, la somme de souffrance et de deuils que Mao et les siens ont endurée.
On peut oublier son passé, mais cela ne signifie pas que l'on va s'en remettre.
Je suis arrivé au cinéma par hasard. J'en ai gardé un sentiment d'imposture.
Tout écrivain est porté à cultiver ses nostalgies, la recherche du temps perdu étant son obsession, presque sa raison d'être.
Il n'y a plus que le fisc et les flics qui connaissent ma véritable identité.
L'important dans l'humour, c'est la transgression !
Mort d'une amitié, héritage de temps.
Je me suis détestée pendant des années. J'ai mis du temps à m'accepter. Et le chemin est encore long.
La gauche (n'était) pas exempte de critiques particulières. Elle a pu croire à un moment, il y a longtemps, que la politique se faisait contre les entreprises, ou au moins sans elle. (...) Que la France pourrait aller mieux, en travaillant moins. C'était des fausses idées.
Le modèle européen reste supérieur à celui de l'Amérique et du Japon.
Tout est question d'amour dans la vie.
Quand on veut amuser les autres, on se doit d'être douloureux soi-même.
On s'est tous retrouvé, à un moment de sa vie, à faire certaines choses.
Mais heureusement qu' on a peur, finalement, c' est comme un moteur, enfin, c' est comme une alimentation.
On oublie, en lisant Tolstoï, qu'Anna Karénine porte des robes de 1870 tant elle nous est proche après un siècle et demi.
Chacun de nous porte en lui ces propres îles, refuges contre la bêtise, la laideur et la sourde contrainte d'un ordinaire non-désiré.
L'irrévérence va de pair avec la culture, l'intelligence, la morale. Seule, elle devient gratuite.
Il m'a fallu une grande force dans la vie pour dire "Peut-être" quand je pensais "Non", "Nous verrons" quand je pensais "Oui" et "A bientôt" quand je partais pour de bon.
Un baiser n'engage à rien... Et puis, quand on n'a pas de fortune, il faut savoir verser un acompte !
Faute d'avoir pu changer le monde, j'ai modifié ma façon de le considérer.
La confidence n'est parfois qu'un succédané laïque de la confession.
Il n'entend pas ce qu'on lui dit, à force d'écouter ce qu'il va dire.
La croyance à certaines vérités n'est venue à tous que parce qu'elle était d'abord venue à quelqu'un.
Une théorie d'art aide à la critique, non à la création.
Cyniques - Se disent des gens qui disent tout haut ce que nous pensons.
La confiance de plaire est souvent un moyen de déplaire infailliblement.
Qui peut tout doit tout craindre.
Dans un pays analphabète, l'écrivain est toujours respecté.
On agit plus avec un homme qu'avec une idée.
Avoir quelqu'un à aimer, c'est le paradis !
Depuis l'avènement de la République, la campagne est devenue... électorale.
On ne peut tout à la fois acquérir et jouir de ses acquisitions.
L'homme qui dort, l'homme ivre, c'est l'homme diminué.