Un mec qui se dit révolutionnaire et qui est encore vivant passé 50 ans, soit il a gagné et il est au pouvoir, soit il bosse pour les flics.
J'invoque ici votre antique fureur,En cependant que d'une sainte horreurJe vais chantant vostre gloire plus belle.
Je ne pense pas être un poète... Un poète, ça vole quand même un peu plus haut que moi... Je ne suis pas poète. J'aurais aimé l'être comme Verlaine.
Les larmes sont des signes, non des expressions.
C'est, il me semble, dans les bonnes manières de faire sentir aux jolies mômes la dureté de son affection, toute son ardeur bandative !
De nos jours la moitié des mères sont célibataires. On n'y attache plus grande importance. Pour bien me suivre il faut se replonger plus d'un demi-siècle en arrière. Un enfant sans père, sans nom c'était celui par qui le scandale arrive.
"J'ai peur de la peur." C'est elle qui pousse les peuples à la révolution, au fanatisme, au terrorisme, et les dirigeants au totalitarisme et à la guerre.
Il n'y a plus rien qui me motive vraiment et exige que je me lève le matin. Autrefois, c'était Yves Saint Laurent.
Il faut quand même que je dise merci à ma mère, car c'est elle qui m'a donné la gueule que j'avais et tout est arrivé grâce à cela. J'ai tout eu grâce à cette beauté.
Mes meilleures expériences avec des films sont venues quand je ne savais pas quoi voir.
C'est ce pour quoi je suis faite. C'est dans le métier d'actrice que je me sens le plus moi-même, et que je me sens le plus heureuse.
On oublie, en lisant Tolstoï, qu'Anna Karénine porte des robes de 1870 tant elle nous est proche après un siècle et demi.
La France est une petite chose dont on ne parle plus.
De toutes les gloires, la moins trompeuse est celle qui se vit.
Ce sont les grands défauts qui se dissimulent le mieux. Profonds défauts, profondes cachettes.
L'homme est parfois assez fou pour préférer le chagrin à l'oubli.
La fausse modestie, c'est mieux que pas de modestie du tout.
Tout le réel pour moi n'est qu'une fiction.
Vessies - Personne n'en a jamais vu qui ressemblent à des lanternes, mais tout le monde en parle.
On est plus heureux dans la solitude que dans le monde. Cela ne viendrait-il pas de ce que dans la solitude on pense aux choses, et que dans le monde on est forcé de penser aux hommes ?
Bien souvent les romanciers confondent dénouement et dénuement.
Les femmes, au rebours des hommes, sont rarement disposées à ajourner les démarches. Les hommes détestent ataviquement les résolutions à prendre.
L'acte ne réussit jamais si bien qu'à rater.
Je ne me dis pas tout.
L'argent que l'alcool rapporte à l'Etat, c'est énorme ; moi cette année, rien qu'en picolant, j'ai payé l'impôt sur la fortune !
Le capital, sujet immense et qui peut bien être le pivot d'une économie politique.
Les pères sont incertains sur ce qu'ils croient, sur ce qu'ils veulent ; la faiblesse des convictions se trouve comme celle des moeurs au sein des familles.
Il suffit d'aimer pour être amoureux ; il faut témoigner qu'on aime pour être, amant.
Notre coeur a soif de lumière. Si celle dont on nous inonde n'assouvit pas notre soif d'authenticité, à l'inverse, la lueur fragile de nos plus grands espoirs a besoin de la pénombre pour rester perceptible...
L'intelligence est utile pour justifier les décisions prises, après coup. On l'utilise pour se raconter une histoire plausible.
Il ne suffit pas que les messages et les informations circulent vite pour que les hommes se comprennent mieux.
Dans un tableau qui plaît ne regarder que les belles parties dont on ne peut se lasser.
Il faut vous dire qu'en Provence, c'est l'usage, quand viennent les chaleurs, d'envoyer le bétail dans les Alpes.
C'était un esprit calculateur, desséchant et d'ordre pratique.
L'acteur se retrouve démuni, vidé, et il ne sait plus dire je t'aime. Je ne vous l'ai jamais dit d'ailleurs, seulement écrit.
Quand nous faisons une théorie générale dans nos sciences, la seule chose dont nous soyons certains c'est que toutes ces théories sont fausses, absolument parlant. Elles ne sont que des vérités partielles et provisoires, qui nous sont nécessaires comme les degrés sur lesquels nous nous reposons pour avancer dans l'investigation.
La réalité ne se révèle qu'éclairée par un rayon poétique. Tout est sommeil autour de nous.
L'horreur d'abîmer est encore plus forte que l'angoisse de perdre.
Délos est une île magique où se croisent des étincellements ; elle devient peu à peu miroir ; miroir de quoi ? Peu importe ; les miroirs ont une beauté surnaturelle ; ils ne connaissent pas ce qu'ils reflètent et ils ne reflètent pas toujours ce qu'ils voient.
J'accorde une puissance énorme à l'acte d'écrire mais comme toujours l'acte d'écrire peut prendre différents masques.
Il y a la pensée-maotsetung... Le soleil ne brille que le jour, l'étoile ne brille que la nuit ; la pensée-maotsetung brille la nuit comme le jour.
Je pense en français et mes soliloques intérieurs sont depuis longtemps de langue française. Lorsqu'il m'arrive de me parler en patois, j'ai toujours l'impression bizarre, non d'utiliser une langue étrangère, mais d'entendre une partie obscure de moi-même, trop intime et périmée, oubliée jusqu'à l'étrangeté.
Le visage actuel des jeunes nations porte encore autant l'empreinte de leur passé colonial que de leur histoire propre. On parle toujours le français dans les anciennes colonies françaises, l'anglais dans les anciennes colonies anglaises et le portugais au Brésil.
On peut oublier son passé, mais cela ne signifie pas que l'on va s'en remettre.
Et ce soir-là, je ne sais,Ma douce, à quoi tu pensais,Toute triste,Et voilée en ta pâleur,Au bord de l'étang couleurD'améthyste.
On s'habitue à tout, a-t-on coutume de dire. Je n'en suis pas certain. Je crois plutôt qu'on est capable de se déshabituer de tout. C'est différent.
Le rêve est la part de l'homme qu'on ne peut lui prendre.
Nous avons besoin de nous "individuer" car nous ne sommes, à la naissance, qu'une promesse. Et nous avons besoin de tenir nos promesses en existant devant les autres.
On me reproche deux choses : de dire quelquefois la vérité et de tenir des propos en dessous de la ceinture. Je dirai au contraire que pour la vérité on fait ceinture, et on est toujours en dessous de la vérité.
Le respect pour les créateurs est le baromètre des libertés.