Ecrit avec de l'encre bouillante.
Quand Pinocchio meurt, ça brûle bien...
Y'a plus d'avenir sur la terre.
Une des propriétés de la vertu, c'est de ne pas exciter l'envie.
Les bandes dessinées ne seront jamais aussi tarées que ceux qui aiment ça.
C'est pas ceux qui courent le plus vite qui sont les plus pressés.
Plus de gens meurent ou tuent par amour-propre que par amour.
C'est l'histoire qui crée les peuples, pas l'inverse.
Je n'arrive pas à me satisfaire du succès.
Dans les urnes au moins, le pouvoir ne se perd pas comme par mégarde. Pour le laisser échapper, comme d'ailleurs pour l'obtenir, il faut y mettre du sien - et c'est heureux.
On ne fait pas beaucoup de grandes choses par conseil.
La première patrie, quand on est ici-bas, c'est la vie.
Il y a des centaines d'hommes de lettres, mais cela ne fait pas nécessairement beaucoup d'écrivains.
Plus on va dans l'infime, plus on a de chances de trouver l'universel.
La plupart des bienfaiteurs sont comme des généraux maladroits qui prennent la ville et laissent la citadelle intacte.
Les acteurs devraient être intemporels et impersonnels.
Je n'ai pas l'impression d'égorger quelqu'un avec un feutre. Je ne mets pas de vies en danger. Quand les activistes ont besoin d'un prétexte pour justifier leur violence, ils le trouvent toujours
Chacun de ceux que nous avons aimés emporte avec lui un peu de notre secret.
Les hommes politiques poussent sur le fumier humain.
Ce n'est pas avec son modem qu'il a réussi à se reconnecter avec les Français.
Pourquoi ce besoin angoissé de cause ? On se trouve ainsi ramené aux sources de l'étonnement schopenhauérien, mais les termes de la question se sont inversés : on ne se demande plus pourquoi il y a un monde, mais d'où provient le besoin de lui attribuer une cause.
Une "carrière", ça n'existe pas pour moi.
Nous sommes toujours injustes dès que nous jugeons qui que ce soit.
Le société ne peut jamais nous prescrire tout ce que nous devons être et faire.
Je me méfie de toutes les addictions.
Les caméras entravent la vision.
Pourquoi faut-il que meurent les histoires d'amour ?
Les riches ne connaîtront jamais ce qui n'a pas de prix.
J'exige des excuses aussi plates que mes... et merde...
Il faut chercher en chaque chose sa simplicité.
Faut pas avoir trop de racines, parce qu'après t'as trop de branches et trop de feuilles.
On croit qu'une vie, c'est sérieux. Une vie, ce n'est que ceci : six lettres, quatre factures et un extrait de compte.
Les choses se font, finalement, pourvu qu'on les laisse faire.
Dans l'histoire de l'humanité, les précédents créent des suggestions puissantes au point d'engendrer parfois l'histoire elle même.
Dans les années 1960, j'étais hippie, je croyais que les choses allaient changer, en mai 1968, j'avais 17 ans, j'y ai cru. Et puis, le couvercle est retombé avec Pompidou.
Nous protestons contre l'injustice dès qu'elle passe la nôtre.
Les grandes idées ne sont pas charitables.
Et l'autre là, ce footballeur, qui est laid comme un pou et en plus, il a même pas les moyens de se faire arranger les dents. Il a les dents épouvantables, toutes pourries.
Si on connaissait la vraie moi, on serait effrayé.
Amour a de coutume d'entremêler ses plaisirs d'amertume.
L'idéal, sans doute, varie, mais ses ennemis, hélas, sont toujours les mêmes.
Moisson : usage de faux.
Combien de désirs sont décorés du nom de volontés.
La plupart des hommes sont plus capables de grandes actions que de bonnes.
Pour écrire, il faut d'abord être.
Je déteste l'expression "mon livre" : j'y vois le propre d'une vanité par laquelle un sujet se pare des qualités que lui confèrent les autres en tant qu'il est lui-même un Autre.
Un livre, c'est déjà une borne.
Les êtres vivants sont ainsi faits que leurs accouplements sont rarement esthétiques.
Mon confinement est de plus en plus communicant.
Les respects signifient : incommodez-vous.