Je suis dans la lune ne la décrochez pas.
Si je parle, je suis condamné. Si je me tais, je suis damné !
Les faux amis ! ces envieux de votre gloire, de votre fortune ou de votre femme.
Je suis pour l'indissolubilité du mariage. C'est le seul moyen de ne pas faire l'imbécile deux fois.
Je suis comme un milieu entre Dieu et le néant.
Les enfants sont sans passé et c'est tout le mystère de l'innocence magique de leur sourire.
A Paris, il y a des impôts sur tout, on y vend tout, on y fabrique tout, même le succès.
Le temps passe, passe, et rien de ce que nous attendons n'arrive jamais. C'est peut-être parce que ce que nous attendons est déjà arrivé, mais Dieu ne veut pas que nous le sachions.
Le beau, c'est le vrai bien habillé.
Le bonheur tient aux événements, la félicité tient aux affections.
En France, tout le monde adore la musique, mais personne ne l'aime.
Aliénant et culpabilisant pour les femmes, le mythe de l'instinct maternel se révèle ravageur pour les enfants, et en particulier pour les fils.
Dieu nous a donné deux extrémités : l'une pour s'asseoir, l'autre pour réfléchir. La vie dépend de celle qu'on utilise : face on gagne, pile on perd.
Demain on prendra l'temps de regretter c'qu'on a fait la veille.
Si Dieu existe, tout dépend de lui et nous ne pouvons rien contre sa volonté. S'il n'existe pas, tout dépend de nous.
Perfusés que nous sommes en permanence aux informations, aux témoins, aux commentaires, le monde n'a jamais autant été éclairé par la lucidité. Ainsi, croire en l'avenir devient un véritable choix.
Le kantisme a les mains pures ; par malheur, il n'a pas de mains.
Si on ne peut plus tricher aux cartes avec ses amis, ce n'est plus la peine de jouer aux cartes.
La lutte de l'homme contre le pouvoir, c'est la lutte de la mémoire contre l'oubli.
Nous sommes loin de nous douter des services que pourraient nous rendre nos défauts si nous savions les mettre en oeuvre.
Que serions-nous sans le secours de ce qui n'existe pas ?
Le cheval est la plus noble conquête que l'homme ait jamais faite.
Le mensonge est l'oxygène de la respiration sociale.
Une vie sans avenir est souvent une vie sans souvenir.
Il n'y a que ceux qui sont dans les batailles qui gagnent.
La chanson est dans le quotidien de chacun ; c'est sa fonction, sa force. Sociale, satirique, révolutionnaire, anarchiste, gaie, nostalgique... Elle ramène chacun de nous à son histoire.
Le soleil Ne sait rien de l'ombre.
Quand l'amour se présente, il faut savoir s'y risquer.
Le théâtre rend aux hommes la tendresse humaine.
La parole des hommes est à mi-chemin entre le mutisme des animaux et le silence des dieux.
En amour, une faveur qui n'est pas exclusive est une injure.
L'homme se complique inutilement l'existence, en recherchant sans trêve des solutions lointaines et compliquées ; c'est seule la solution immédiate qui compte et aucune autre.
L'amour le plus fort est celui qui n'est pas partagé.
La lecture suffit pour arrêter l'intelligence, la nourrir, l'élever, la purifier ; quoique peu fatigante, elle suffit pour éloigner l'oisiveté.
La pensée est une maladie particulière à quelques individus et qui ne se propagerait pas sans amener promptement la fin de l'espèce.
La première qualité d'un créateur, c'est le courage. Le courage d'affronter le scepticisme, le conformisme et, finalement, la jalousie.
Déconnecté de toute visée de civilisation ou d'humanisme, le progrès n'a plus d'autre justification que son propre mouvement.
La campagne se prête à toutes les divagations du rêve.
Le bonheur est un métier, il s'apprend.
Un seul mauvais exemple, une fois donné, est capable de corrompre toute une nation, et l'habitude devient une tyrannie.
La jeune fille bien élevée est le seul animal qui rougit en voyant une banane.
L'énergie déborde des êtres comme les larmes de résine perlent du tronc du pin.
Ris et le monde rit avec toi. Pleure et tu pleures toute seule.
Je mets tout mon linge à sécher dans le jardin, ça éloigne les oiseaux des tomates et dès que les oiseaux reviennent ça m'avertit que le linge est sec. Ils ont un sens pour ça, les oiseaux, surtout les mésanges, [...] ► Lire la suite
Ils regardent leurs corps. Leurs visages tournés l'un vers l'autre, leurs coudes s'effleurant, ils sont comme un homme et une femme après l'amour, reclus de volupté, au point d'en trouver une nouvelle à ne plus se toucher. Un désir traîne [...] ► Lire la suite
Les enfants, c'est fait pour grandir, pour s'en aller vers l'avenir, en laissant derrière eux des rires, pleins de rêves et de souvenirs.
Ma poussière et ta poussièreDeviendront le gré des vents,Il faut nous aimer sur terre,Il faut nous aimer vivants.
Quelque chose du Paradis terrestre a dû rester en Bretagne.
Il faut du courage pour faire accepter sa différence. Aujourd'hui, j'ai l'impression que l'on tend vers une uniformité de genre, où tout le monde se ressemble.
Ma dignité d'avocate ne saurait museler ma liberté de femme.