Si bien qu'en attaquant le philosophe on se donne la honte d'attaquer une enveloppe modeste, pauvre et chaste; ce qui décuple la rage impuissante; et le philosophe n'offre aucune prise, bien qu'il prenne tous les coups. Là prend tout son [...] ► Lire la suite
Je définis la culture ainsi : c'est tout ce que les hommes ont imaginé pour façonner le monde, pour s'accommoder du monde et pour le rendre digne de l'homme.
Je deviens ce que les médias ont fait de moi, c'est à dire rien !
J'ai tout mon temps. Mordez un peu le matériel. Bouclée dans Paris la Rita, prise dans la nasse, condamnée à mort. Kafkaïen, coûteux, mais Kafkaïen.
Qui leur apprendra qu'on ne doit pas attendre d'être mort pour appeler le médecin ?
La défense c'était, en tout cas pour moi, une manière de changer le monde !
J'aime beaucoup les enquêtes de victimation et les experts médiatiques, mais je préfère le bon sens du boucher-charcutier de Tourcoing.
Une femme infidèle, si elle est connue de la personne concernée, n'est qu'infidèle ; si on la croit fidèle, elle est traîtresse.
L'état d'esprit est les trois quarts de ce qui compte, donc il faut l'entretenir soigneusement si vous voulez faire quelque chose de grand et de durable.
Avoir des opinions personnelles, non seulement ça ne sert à rien pour écrire un roman, mais cela peut vraiment gêner, car cela vous empêche d'écouter les opinions des autres correctement.
On s'attaque à ta vie privée ? C'est que l'on ne trouve rien à redire à tes ouvrages.
Bien écrire, c'est tout à la fois bien penser, bien sentir et bien rendre ; c'est avoir en même temps de l'esprit, de l'âme et du goût.
On raconte que le battement d'une aile de papillon à Honolulu suffit à causer un typhon en Californie. Or, vous possédez un souffle plus important que celui provoqué par le battement d'une aile de papillon, n'est-ce-pas ?
La variété, c'est de l'organisation ; l'uniformité, c'est du mécanisme. La variété, c'est la vie ; l'uniformité, c'est la mort.
Le Ciel ! Couvercle noir de la grande marmite Où bout l'imperceptible et vaste Humanité.
Un seul désir suffit pour peupler tout un monde.
Chaque moment d'attente ôte de notre prix, et fille qui vieillit tombe dans le mépris.
Celui qui passe le but le manque tout aussi bien que celui qui n'y arrive pas.
La sévérité prévient plus de fautes qu'elle n'en réprime.
Les bons travailleurs ont toujours le sentiment qu'ils pourraient travailler davantage.
Ceux qui veulent combattre l'usage par la grammaire se moquent.
La beauté on sait que ça meurt, et comme ça on sait que ça existe.
Le sexe est le cerveau de l'instinct.
Il fut un temps où les bêtes parlaient ; aujourd'hui elles écrivent.
Un confrère est un personnage sans aucun talent qui fait, inexplicablement le même métier que vous.
Dans le pardon de la femme, il y a de la vertu ; mais dans celui de l'homme, il y a du vice.
Mieux vaut toucher de l'argent que du bois, car l'argent conjure plus sûrement le mauvais sort que le bois.
Il faut compter avec la stupidité des hommes en attendant qu'elle soit vaincue.
La gloire, c'est la fumée sans feu dont on parle tant.
Le bonheur continu nous rend audacieux.
Le sexe, c'est ce qu'il y a de profond entre l'homme et la femme.
Le bonheur de l'homme, en amour, se proportionne à la liberté dont jouissent les femmes.
Les paroles entraînent une dette ineffaçable.
Notre mémoire et notre coeur ne sont pas assez grands pour pouvoir être fidèles.
Bien jouer c'est ne pas jouer... C'est très facile !
Quand il n'y a plus de chance, il y a encore l'espoir.
L'amour commence dans l'eau de rose et finit en eau de boudin.
Si je laissais la passion pénétrer dans mon corps, la douleur viendrait rapidement à sa suite.
Rien n'est plus étranger à la France que le discours xénophobe et raciste.
Le progrès avance en permanence grâce à l'expérience des autres.
Heureux les cochons qui occupent toute leur tête à manger, et ne parlent qu'avec la queue !
J'étais parti pour me trouver Je ne reviens que pour aimer.
Lorsqu'il y a dix pas à faire vers quelqu'un, neuf n'est que la moitié du chemin.
Ce qui me touche chez les acteurs ? Peut-on dire ce qui nous touche dans l'oxygène ?
Le temps n'est plus où les ministres claquaient du doigt, et ça obligeait tout le monde à changer. (...) Ce n'est pas au ministre de décider des méthodes de lecture.
Pour elle, Richard Wagner n'est pas seulement un génie, c'est un Messie ; le Drame, la Musique étaient jusqu'à lui dans l'enfance et préparaient son avènement ; les plus grands musiciens, Sébastien Bach, Mozart, Beethoven, n'étaient que des précurseurs. Il [...] ► Lire la suite
Un bon sketch vaut mieux qu'un long discours.
À chaque fois, on me dit: «Vous êtes toujours bougon, etc.» Je ne sais pas quoi répondre, parce que selon moi, je n'interprète pas toujours des bougons.
Je n'ai pas d'ordinateur. Je ne méprise pas du tout l'informatique, tous mes amis écrivent à l'ordinateur, mais moi j'écris mes articles avec un stylo et mes livres avec un crayon. C'est la seule névrose que j'ai : je ne dois pas perdre mon crayon. Je sais qu'un livre, c'est quatre crayons.
J'ai besoin de vous dans mes nouvelles fonctions. Rien n'est plus important que le contradictoire (...). Ma porte est ouverte, vous n'aurez pas à la forcer.