Quand j'étais jeune je voulais tout faire sauter, maintenant j'ai peur que ça saute réellement...
L'amour a fait la douleur et la douleur a fait l'amour.
Les seules armes du diplomate pour éviter la guerre sont les mots.
Nous sommes une nation où chacun, quelles que soient ses origines et sa religion doit trouver sa place. (...) Nous serons intraitables face au racisme et à l'antisémitisme, et de nouvelles mesures fortes pour l'égalité des chances seront prises.
Ce que j'essaie de vous traduire est plus mystérieux, il s'entremêle dans les racines mêmes de l'être, dans la source implacable des sensations.
Le charme est la capacité de faire oublier aux autres que vous ressemblez à vous.
Ça fait 25 ans. Ce serait très naïf et très prétentieux de croire qu'elle n'a que moi dans sa tête depuis 25 ans. Je veux bien admettre que peut-être il y a eu quelque chose de réel, pas réel ou une pensée, du moment que je ne suis au courant de rien, tout va bien.
Le démon fréquente les lieux arides.
Une aube apparaît, elle est encore bien grise
Il n'y a qu'une liberté, rien qu'une : c'est de voir clair d'abord, et puis ensuite d'avoir du pognon plein les poches, le reste c'est du mou !
La dernière raison des rois, le boulet. La dernière raison des peuples, le pavé.
L'amour dont la vertu n'est point le fondement se détruit de soi-même, et passe en un moment.
Toutes les grandes lectures sont une date dans l'existence.
Les mots, "ces passants mystérieux de l'âme", sont de grands magiciens et de redoutables entraîneurs de foules.
On me reproche le goût de la solitude. Je suis plus accoutumé à mes défauts qu'à ceux d'autrui.
Les êtres heureux sont graves. Ils portent en eux attentivement leur coeur comme un verre plein, que le moindre mouvement peut faire déborder ou briser.
La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
Je suis persuadé que les anges ne méprisent pas tant les hommes que les hommes se méprisent les uns les autres.
L'enfer est l'idée faible que Dieu nous donne volontairement de lui-même !
On hésite à être soi parce que demain il faudra mentir.
Ceux qui auront recherché les choses élevées, s'élèveront, mais ceux qui auront aimé les vanités descendront vers les choses inférieures.
Les larmes méprisent leur confident.
Un bon mariage est une parabiose réussie.
La chance, c'est une question de veine.
Quand on est connu, aujourd'hui, le simple fait de se promener en public sans lunettes noires constitue presque un attentat à la pudeur.
Ce n'est point être libre que de n'être pas.
Les êtres cachés et fuyants oublient de fuir quand le poète les appelle par leur vrai nom.
Face au chômage, la solution de la sagesse, c'est que les travailleurs travaillent moins.
Il y a trop d'eau, trop de froid et pas assez de pétrole dans les pays froids et pas assez d'eau, trop de chaleur et plein de pétrole dans les pays chauds. A part ça, Dieu n'est pas alcoolique.
La paresse est utile à cause de l'effort qu'elle demande pour être surmontée.
On ne doit jamais écrire que de ce qu'on aime. L'oubli et le silence sont la punition qu'on inflige à ce qu'on a trouvé laid ou commun, dans la promenade à travers la vie.
Les footballeurs n'ont plus de nationalité. Ils n'ont que des clubs qui ont plus ou moins d'argent pour les acheter.
La joie d'avoir travaillé est mauvaise : elle empêche de continuer.
L'amant ? On le case là, entre la nuit et le jour, entre le lit et la cour, entre le mari et l'amour... c'est le passager clandestin, d'une vie sans destin.
Les descriptions de femme ressemblent à des vitrines de bijoutier. On y voit des cheveux d'or, des yeux émeraude, des dents perles, des lèvres de corail. Qu'est-ce, si l'on va plus loin dans l'intimité !
Toutes les chutes sont mauvaises... sauf les chutes de reins.
Nous estimons les ecchymoses des Esquimaux aux mots exquis.
Cessons d'être moralisateurs. Devenons plutôt initiateurs et incitateurs.
Tourner la page, c'est découvrir que l'expérimentation empêche de vieillir, de stagner.
La bonne poire, c'est le mec sympa, trahi de toutes parts. Le con de l'histoire.
Il faut une grande hardiesse pour oser être soi : c'est surtout dans nos temps de décadence que cette qualité est rare.
Amuse-toi, va où tu veux. Ce n'est pas la place qui te manque. Mais je te défends de courir du côté de la rivière.
Pour me comprendreIl faudrait connaître mes nuitsMes rêves d'amourEt puis mes longues insomniesQuand vient le jourLa peur d'affronter la vie.
Chemin faisant, que ce fut tendreD'ouïr à deux le chant joliQue l'eau du ciel faisait entendresur le toit de mon parapluie !J'aurais voulu, comme au déluge,Voir sans arrêt tomber la pluie,Pour la garder, sous mon refuge,Quarante jours, quarante nuits.
Quantité, énormité, fausseté des moyens cédant la place à simplicité et justesse. Tout ramener à la mesure de ce qui te suffit.
Les Cathédrales imposent le sentiment de la confiance, de l'assurance, de la paix, - comment ? Par l'harmonie.
Parfois, la vie nous montre des chemins et les efface alors que nous entamons tout juste notre marche.
Ce monde sans mansuétude dont la loi suprême semble être une loi de rançons.
Alors les polémiques actuelles je les regarde et les polémistes je les écoute avec un certain sourire de scepticisme et parfois de mépris.
Par définition, une émotion ne se maîtrise pas. C'est pour ça qu'elles nous transportent.