Barbot possédait, à défaut d'une grande voix, un grand talent. Il faisait fort bien le trille et ne consentit à jouer le rôle qu'à la condition de pouvoir, une fois au moins dans la soirée, perler un trille en toute [...] ► Lire la suite
Il y aurait à réfléchir sur le moralisme des gens de télévision : souvent cyniques, ils tiennent des propos d'un conformisme moral absolument prodigieux.
Enfant unique, je fus d'emblée non pas aimé mais préféré, par la force des choses.
- A quel âge est-on aimé pour soi-même ?- En nourrice.
On est parvenu à donner la vie à des enfants sans père, mais jamais sans mère.
Il n'est pas question pour le consommateur, pour le citoyen moderne de se dérober à cette contrainte de bonheur et de jouissance, qui est l'équivalent dans la nouvelle éthique de la contrainte traditionnelle de travail et de production.
L'impuissance aime refléter son néant dans la souffrance d'autrui.
Je me suis dit que nous devions enfin vivre notre présent au lieu de nous projeter toujours dans l'avenir.
Pourquoi le taureau n'est-il pas applaudi lui aussi quand il terrasse l'homme, si réellement le combat est égal ?
Nous ne pouvons pas rester engagés militairement aux côtés d'autorités de fait dont nous ne partageons ni la stratégie ni les objectifs cachés. C'est la situation à laquelle nous sommes confrontés au Mali. La lutte contre le terrorisme ne doit pas tout justifier.
Le raisonnement est le passe-temps de toute ma maison, et tout ce raisonnement a chassé la Raison.
Les nécros sont prêtes, moi non. Rendre l'âme ? D'accord, mais à qui ?
Ni militaires, ni prêtres parce que mon rêve a toujours été de mourir sans intermédiaire.
Les artistes ne s'expriment plus car le prix à payer est très lourd.
Les Oscars me semblent plus sérieux dans la mesure où ils sacrent un film qui a bien marché en salles. C'est plus clair ! Aux Césars, ce sont essentiellement les techniciens du cinéma qui votent, surtout en faveur des gens [...] ► Lire la suite
L'austérité ne doit pas être le destin de l'Europe.
Moi qui ne prie pas, je le dis, et certains soirs j'en pleure pour dépasser le présent obligatoire - à travers une télévision de publicité, maintenant orientée vers l'avenir de yohourts et des automobiles.
Si vous vous sentez en sécurité et que vous devez vous sentir spécial, le meilleur endroit où aller est quelque part étranger où les gens vous traitent comme spécial parce que vous êtes différent.
Le monde, pour chacun de nous, n'existe que dans la mesure où il confine à notre vie.
Chacun conçoit qu'inscrit dans le temps, il subit ses effets et vieillit.
Au nom d'une forme de paix sociale, de plus en plus de médias vont avoir la trouille.
Le cerveau des hommes n'est pas fait comme le nôtre, ils sont incapables d'entreprendre plusieurs choses à la fois
Le message de Gandhi, de Mandela, de Martin Luther King (...) C'est un message d'espoir dans la capacité des sociétés modernes à dépasser les conflits par une compréhension mutuelle et une patience vigilante.
Il ne faut jamais aller au-devant des choses qu'on redoute.
La gloire. Les petits la veulent bavarde ; les grands l'acceptent muette.
Les personnes faibles ne peuvent être sincères.
L'amour ? Il est trompé, fugitif ou coupable.
Le monde progresse grâce aux choses impossibles qui ont été réalisées.
Les bons sont meilleurs que les justes.
On est jeune tant que l'on sait dire "non". Premier "oui" première ride.
Les courtisans sont des pauvres, enrichis par la mendicité.
Le plus difficile, dans le désert, c'est de trouver la sortie.
Ce serait un moindre mal de mourir si l'on pouvait tenir pour assuré qu'on a du moins vécu.
Ce qui fait croire à la force l'augmente.
Les maux réels affectent moins les hommes que l'idée qu'ils se font de leur condition.
Tout est prédit par le dictionnaire.
Les peuples les plus civilisés sont aussi voisins dans la barbarie que le fer le plus poli l'est de la rouille. Les peuples, comme les métaux, n'ont de brillant que les surfaces.
Experts. Se trompent sans arrêt. Toujours à se disputer (les "querelles d'experts").
Un être qui a du charme en a pour tout le monde.
- La racine du nom Dubois, c'est que mes ancêtres habitaient près d'un bois.- Et Ducon, il habitait où ?- Pfu...
C'est si peu dire que je t'aime.
ChanterCe n'est pas ce qu'on vous proclameChanterIl faut s'y jeter à tue-têteA bras le coeur à fendre l'âmeAvec un seul point au programmeCelui de n'être sûr de rienCelui de n'être sûr de rien.
Faute de pouvoir goûter la bonne soupe, on crache dedans.
Qui dit équilibre dit menace qu'il se rompe. Aucune stabilité n'est jamais qu'équilibre.
La voix de Philippe Noiret. Le timbre d'une plénitude chaleureuse, une fluidité grave de hautbois, comme un accord avec tout de la vie. Mais au fond de ce velours, il y a un éloignement, une mélancolie. Une mélodie qui semble tellement en harmonie avec les choses de la terre qu'elle annonce déjà comme un départ.
Il y a des domaines où il n'y aura jamais de progrès: l'homme sera toujours mortel, il sera toujours soumis à la maladie. Quant au progrès historique, c'est-à-dire la diminution de la violence, je ne le nie pas tout à [...] ► Lire la suite
Vous me demandez ce qu'est le nirvana. Je répondrais : une certaine qualité d'esprit.
Au pays des matins calmesPas un bruit ne sourdRien ne transpireSes ardeursJ'aimais quand je t'aimaisJ'aimaisQuand je t'observaisJ'étais d'attaque.
Nous n'avons jamais connu l'irréflexion des adolescents, leurs gambades ni leurs déportements. La vie toujours chez nous rencontra des obstacles.
Tu n'es pas de celles qui meurent où elles s'attachent,Tu frottes ta joue à toutes les moustaches,Faut se lever de bon matin pour voir un ingénuQui ne t'ait pas connue,Entrée libre à n'importe qui dans ta ronde,Coeur d'artichaut, tu donnes une feuille à tout le monde,Jamais, de mémoire d'homme, moulin n'avait étéAutant fréquenté.