Conseil aux arrivistes : mangez du cirage, vous brillerez en société !
Si, ayant frappé ton prochain sur une joue, il te tend l'autre, frappe-le sur la même, ça lui apprendra à faire le malin.
La science, dit un écrivain déjà cité, peut bien éclairer le monde, mais elle laisse la nuit dans les coeurs ; c'est au coeur lui-même à se faire sa propre lumière.
Je marche mieux quand ma main serre la tienne.
Le mois de l'année où le politicien dit le moins de conneries, c'est le mois de février, parce qu'il a que 28 jours.
On ne saurait conserver longtemps les sentiments qu'on doit avoir pour ses amis et pour ses bienfaiteurs, si on se laisse la liberté de parler souvent de leurs défauts.
Les minorités ont le droit d'avoir tort, elles sont violentes, pourquoi ? Parce qu'elles sont faibles. Les majorités sont condamnées à avoir toujours raison.
Notre grande erreur est d'essayer d'obtenir de chacun en particulier les vertus qu'il n'a pas, et de négliger de cultiver celles qu'il possède.
Si les triangles faisaient un Dieu, ils lui donneraient trois côtés.
Les générations sont solidaires à travers le temps et à travers les sottises.
Le rationalisme ne doit pas être une philosophie ; c'est une méthode de travail. Il emprunte à la science son prestige et n'existe pas sans elle.
J'aime bien les histoires qui finissent mal. Ce sont les plus belles car ce sont celles qui ressemblent le plus à la vie.
La vie est une maladie dont tout le monde meurt.
Le bonheur est comme le vent : impossible à saisir.
La société est bien foutue. Ils mettent des uniformes aux connards pour qu'on puisse les reconnaître.
La mort chrétienne présentée comme une fausse mort constitue peut-être la dernière tromperie d'une existence fertile en canulars et semée de contrevérités.
Je vois des mémères dans les stations de sports d'hiver qui feraient mieux de faire de l'avalanche que du ski.
La science est un jeu dont la règle du jeu consiste à trouver quelle est la règle du jeu.
L'orage rajeunit les fleurs.
Je n'ai rapporté, comme je crois que c'est toujours, qu'une profonde mélancolie de cette bonne Saint-Sylvestre que nous a donnée Pierret ; ces aubades, ces trompettes surtout et ces cors ne sont propres qu'à vous affliger sur ce temps qui [...] ► Lire la suite
Rien ne sert de s'opposer, le destin trace le chemin. On le suit ou pas. Mais si on ne marche pas dans ses pas, on finit par se perdre.
Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boireJ'ai vu tous les soleils y venir se mirerS'y jeter à mourir tous les désespérésTes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire.
Le général De Gaulle était-il plus courageux que ne l'était le Maréchal en zone occupée ? Ce n'est pas sûr.
C'était un homme sage, prudent, pas dévot, car les évêques en sont dispensés comme les généraux sont dispensés d'être vaillants [...]
Tous nous serions transformés si nous avions le courage d'être ce que nous sommes.
Un marchand de tableaux est un voleur inscrit au registre du commerce.
La femme n'est pas en position de désir, elle est en position, bien supérieure, d'objet de désir.
La raison et l'amour sont ennemis jurés.
Il vaut mieux avoir honte d'un éclat que d'un silence, d'une violence que d'une abstention.
Ce n'est pas en améliorant une absurdité qu'on prouve une certaine intelligence : c'est en la supprimant.
La beauté sera convulsive ou ne sera pas.
Le chic, la classe, l'élégance, le chien et même le peps, on ne les a pas par comparaison, on les a ou on ne les a pas, ou plutôt, on ne vous les reconnaît pas.
S'il existe une solitude où le solitaire est un abandonné, il en existe une où il n'est solitaire que parce que les hommes ne l'ont pas encore rejoint.
La propreté embellit l'opulence et déguise la misère.
Le bonheur de l'impie est toujours agité, Il erre à la merci de sa propre inconstance.
Pour la marche, le plus beau chapeau du monde ne vaut pas une bonne paire de chaussures.
J'ai été pendant très longtemps musicien de jazz d'abord et chanteur de jazz amateur, tout en faisant mes études. Et puis j'ai décidé un beau jour de faire mon métier de la chanson. Et il fallait que j'allie en même [...] ► Lire la suite
La mort, c'est l'élargissement dans l'infini.
Tout homme sérieux, arrivant sur son déclin, se dit avant tout qu'il a trop agi, même s'il n'a fait que lever le petit doigt.
Même dans le mariage, le plaisir n'est légitime que quand le désir est partagé.
Le sommeil est comme un second appartement que nous aurions et où, délaissant le nôtre, nous serions allés dormir.
Les choses qui vont sans dire vont mieux en les disant.
L'homme est né pour l'action, comme le feu tend en haut et la pierre en bas.
L'émulation est l'essence du football.
A parler humainement, la mort a un bel endroit, qui est de mettre fin à la vieillesse.
On meurt pour ce qui est fort, non pour celui qui est faible. Mourir pour ce qui est fort fait perdre à la mort son amertume.
Tout le bouddhisme est basé sur la possibilité de se libérer de la souffrance, de s'en libérer par soi-même et d'être seul capable de s'en libérer.
Il faut que la volonté imagine trop pour réaliser assez.
A une époque de matérialisme outré, de bêtise pontifiante et de diarrhée verbale, lire un poème, c'est prendre une sorte de bain de propreté, de pureté.
La création, comme la vie, est par définition un processus hors équilibre qui nécessite un certain degré de confinement.