La politique, c'est avant tout le ministère de la parole.
Il faut toujours dire ce qu'on veut faire, même si cela présente un risque.
Et pour s'affranchir de la tyrannie tout s'appelle vertu.
Faute de savoir ce qui est écrit là-haut, on ne sait ni ce qu'on veut ni ce qu'on fait, et qu'on suit sa fantaisie qu'on appelle raison, ou sa raison qui n'est souvent qu'une dangereuse fantaisie qui tourne tantôt bien, tantôt mal.
Il faudrait, pour vivre en paix, ne s'offenser de rien et n'offenser personne.
Si la solitude sépare, elle nourrit et affermit, elle tranche bien des liens qu'on ne coupe qu'à regret, mais elle permet de plonger des racines dans ce qui est essentiel.
Ce n'est pas dans l'infortune, mais dans la fortune qu'on connaît les vrais amis. La véritable épreuve de l'amitié, c'est le succès : car le malheur ne réclame que du secours et ne risque que la résistance de l'avarice ; tandis que le succès voudrait de l'affection et ne rencontre que l'envie.
Raymond Domenech est l'entraîneur le plus nul du football français depuis Louis XVI.
Un homme riche, quoi qu'il fasse, qu'il jette sa femme vieillie au rebut, qu'il abandonne sa mère sans secours, qu'il vole ceux qui lui ont confié leur argent, garde toujours la considération de ses amis.
La femme est champ et pâturage, mais elle est aussi Babylone.
Etre avec qui on aime et penser à autre chose : c'est ainsi que j'ai les meilleurs pensées.
La liberté est un bien immense, mais qu'on ne peut goûter qu'à la condition de vivre.
Une louange en grec est d'une efficacité merveilleuse sur la page de titre d'un livre.
Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant des chiffres.
Les mains faites pour l'or mais elle sont dans La merde.
Il faut un minimum d'inintelligence pour parfaire une vie dans le bonheur.
Nous savons également à quel point la vérité est souvent cruelle et nous nous demandons si l'illusion n'est pas plus consolante.
En France, j'ai beaucoup d'opportunités. Peut-être que maintenant on me proposera des films en Amérique. C'est la rencontre, avec le réalisateur et l'histoire qui compte.
Oui, je n'aime pas les riches. Je n'aime pas les riches, j'en conviens.
Wahou ! Bon bah l'intérieur est raccord avec l'extérieur...C'est moche, c'est kitsch !
La majorité des hommes (dans les pays anglo-saxons) sont homosexuels - peut-être pas la majorité - mais aux USA il y en a déjà 25 %, et au Royaume-Uni et en Allemagne c'est bien pareil. Vous ne pouvez pas imaginer ça dans l'histoire de France... Je considère qu'il s'agit d'une sorte de faiblesse.
Je suis l'enfant naturel d'un couple diabolique, le fascisme et le stalinisme.
La nationalisation (...) n'est ni un tabou interdit, ni un totem obligatoire. elle est un outil de souveraineté.
Depuis que je t'aime, ma solitude commence à deux pas de toi.
La chance est cette voleuse qui n'offre à l'un qu'après avoir pris à l'autre
Trois choses peuvent arriver de mieux à un acteur : un grand rôle dans un film, la reconnaissance des médias, des pairs et du public.
Avec le monde a commencé une guerre qui doit finir avec le monde, et pas avant : celle de l'homme contre la nature, de l'esprit contre la matière, de la liberté contre la fatalité.
Un film, c'est toujours une tentative, jamais une finalité.
L'homme le plus patient ne demeure fidèle à une inconnue que si elle se fait connaître.
L'argent est un raccourci de la réussite, et les raccourcis - c'est connu - éliminent tous les détails embarrassants.
Ce ne sera pas un des moindres paradoxes de notre époque que d'avoir rêvé le règne de la justice là où régnait déjà l'argent.
Les idées sont comme les jolies filles : elles peuvent aussi mal tourner.
Les cimetières sont des portefeuilles où toutes les valeurs humaines en s'y plaçant se réduisent à zéro.
Certains se préoccupent moins de ce qu'ils mettent dans leur discours que de savoir dans quelles oreilles il va tomber...
On souhaite la paresse d'un méchant et le silence d'un sot.
Quand un acteur est violent, le public ne résiste pas : il admire, non de confiance, mais de peur.
L'argent est une troisième main.
Ce n'est pas en brimant les riches que l'on rend les pauvres plus heureux.
La volonté du souverain est le souverain lui-même.
L'échec légendaire de Zola au bachot a réconforté beaucoup de candidats - qui n'étaient pas Zola.
Combien sont faibles ceux qui se sentent coupables tout en pensant qu'ils ne le sont pas.
Les hommes politiques finissent toujours par se convaincre plus ou moins de ce qu'ils veulent faire croire à leurs électeurs.
Le passé n'est rien si l'avenir reste intact.
La jeunesse ne raisonne pas, elle agit. Le vieillard raisonne et voudrait faire agir les autres à sa place.
Dès que l'on parle de poux, tout le monde cherche à les attraper, si l'on craint soi-même d'en être un, comment faire ?
D'emblée dans la vie la fatigue touche aux deux portes sacrées : l'amour, le sommeil. L'amour qu'elle use comme de l'eau sur la pierre. Le sommeil qu'elle entasse comme de l'eau sur de l'eau.
Pour nous, un poète est un monsieur qui s'efforce de saisir l'eau par poignées. C'est seulement quand il y parvient que le monsieur est un poète.
Paris abrite une ethnie intéressante, qui a sa façon de parler, de penser, de se conduire.
Quand un homme ne veut plus faire de faute, le Repentir de celles qu'il a faites lui sert d'excuse, et de lumière pour n'en plus commettre.
Le style, c'est le mot qu'il faut. Le reste importe peu.