On ne vit pas après Auschwitz, on vit avec en permanence.
Amour chéri, n'oppose pas à ceci la première chose qui te vienne à l'esprit. Songe à qui te le dit... Songe à qui te le murmure.
Le désordre est l'état naturel du monde, la forme organisée y est l'exception.
Toutes les révolutions modernes ont abouti à un renforcement de l'Etat.
Pas de bête qui n'ait un reflet d'infini.
De tous les embarras de l'âge, l'expérience n'est pas le moindre.
Il n'y a que les pauvres de généreux.
Le printemps venu, la femelle du coucou, au lieu de construire un nid, s'en va déposer ses oeufs dans les pendules.
Le gruyère râpé tient dans ses fils toute l'harmonie universelle. Un monde sans gruyère serait un bien triste monde.
L'on craint la vieillesse, que l'on n'est pas sûr de pouvoir atteindre.
Mon Dieu, je vous en supplie, qui que vous soyez, soyez !
Les vivants ne sont que des morts qui ne sont pas encore entrés en fonction.
La jeunesse serait idéale si elle venait un peu plus tard dans la vie.
Aucune nation n'aime à considérer ses malheurs comme ses enfants légitimes.
Et l'enfant que je vois M'a pris tout l'amour Qu'il me reste.
L'époux est toujours le mâle nécessaire.
Il y a des ordres injustes, qui cachent les pires désordres.
Avec un peu d'obstination et de solitude n'importe qui peut faire des livres.
C'est un mot obscur que celui de l'amour. Il résonne dans nos coeurs comme le nom d'un pays lointain dont, depuis l'enfance, on a entendu vanter les cieux et les marbres.
La métaphysique est en l'air. Nous ne pouvons que l'y laisser.
La sottise et la vanité sont compagnes inséparables.
Je vois autant de vieillards révoltés contre la vieillesse que de jeunes gens révoltés contre la société.
On parle toujours des idées reçues. Mais qui donc les distribue ?
Quand je vis l'Acropole, j'eus la révélation du divin.
Pourquoi arrive-t-il même aux imberbes d'être de mauvais poil ?
J'ai fait du théâtre quand j'étais enfant pour le plaisir. Mais c'est vraiment par hasard que j'ai atterri dans le métier d'acteur.
Je ne porte jamais de slip. Ça fait pansement.
La mondialisation a forcément des conséquences sur les relations sociales.
On a tous la possibilité de faire de la politique dans sa vie quotidienne. On peut tous être un peu responsables.
On s'est servi de l'esprit gaulois pour rigoler des défauts de ce peuple fort en gueule et volontiers querelleur.
De collection en collection, la même image est présente à mon esprit : celle de Victoire, mannequin sublime et muse merveilleuse.
C'est la guerre qui nous a appris à aimer ce qui n'est pas à nous et à compter pour rien ce que nous possédons.
On peut avoir du génie et être un imbécile. Le contraire est impossible.
La Providence est le nom chrétien, le nom de baptême du hasard.
La jeunesse n'aime pas les vaincus.
L'avenir n'est pas une amélioration du présent. C'est autre chose.
Quiconque ne sait pas souffrir n'a point un grand coeur.
Tout ce qui a été faible ne peut jamais être absolument fort.
Qui ne sait se borner ne sut jamais écrire.
On est d'ordinaire plus médisant par vanité que par malice.
Ce qui m'intéressait avant chez les bourgeois, c'est qu'ils se fabriquaient des problèmes de cul car ils n'avaient pas de problèmes de fric. Aujourd'hui, ils ne pensent plus qu'au fric.
On lui reprochait, étant vieux, de trop aimer les femmes. Que voulez-vous, mon cher, on n'est vieux qu'une fois !
Si le premier acte est vraiment bon, on ne le sait qu'à la fin de la pièce.
La meilleure prière est la plus clandestine.
Les automobilistes du dimanche baisent comme ils conduisent : pas assez souvent, trop vite et sans assurance.
Le passé n'est rien si l'avenir reste intact.
C'est n'aimer qu'à demi qu'aimer avec réserve.
Les hommes et les femmes ne se réunissent au théâtre que pour entendre parler de l'amour, et pour prendre part aux douleurs et aux joies qu'il cause. Tous les autres intérêts de l'humanité restent à la porte.
De génération en génération, les hommes s'affaiblissent irrémédiablement.
Les gens faibles ne distinguent jamais assez ce qu'ils veulent de ce qu'ils voudraient.