Qu'est-ce que le passé ? Non pas une source de regret ou d'amertume mais un territoire qui porte le présent et lui assure une solidité, une stabilité.
Chaque fois que je pose des questions sur le sexe, je finis toujours par poser des questions sur la mort.
La nature a des infinités mystérieuses et un pouvoir imaginatif. Elle varie toujours les productions qu'elle nous offre. L'artiste lui-même est l'un des moyens de la nature.
Le rôle de l'Académie, tel qu'il a été fixé par son fondateur, le cardinal de Richelieu, est de veiller sur la langue française.
Je préfère les girondins fédéralistes et provinciaux aux jacobins centralisateurs et coupeurs de têtes.
Il faut se garder des premiers mouvements parce qu'ils sont presque toujours honnêtes.
Il vaut mieux être l'héritier d'un homme économe que celui d'un homme riche.
Il vaut mieux se tromper avec tout le monde que d'être intelligent tout seul.
On n'est peut-être pas fait pour un seul moi.
La stérilité de sentiment nourrit la paresse.
Un délit généralisé devient bientôt un droit.
On agit plus avec un homme qu'avec une idée.
Politicien ambitieux. Pléonasme.
Un vers est encore meilleur lu sur une page non coupée.
Où va l'homme ? Où son coeur l'appelle.
Parler avec l'adversaire, c'est déjà se compromettre.
Quand on a 20 ans de plus qu'une femme, c'est elle qui vous épouse.
La biodiversité... Pardon de parler un peu crûment mais les espèces menacées, il faut qu'elles se bougent un petit peu le cul. Par exemple, on nous dit que le koala ne mange que de l'eucalyptus... pour l'instant. Vous verrez qu'à la veille de disparaître, il fera pas la fine bouche devant un pot de rillettes.
Il est bien entendu qu'on est toujours le premier amant d'une femme.
Vers un nouvel humanisme...La compréhension des hommes...Nos frères de couleur...Je crois en toi, Homme...Le préjugé de race...Comprendre et aimer...De partout m'assaillent et tentent de s'imposer à moi des dizaines et des centaines de pages. Pourtant, une seule ligne suffirait. Une seule réponse à fournir et le problème noir se dépouille de son sérieux.
J'aime franchir les lignes, brouiller les rangs, faire se télescoper les extrêmes.
Le féminin ne tient qu'à l'aspect extérieur : une tenue, une coiffure, des talons.
Toute guerre n'a pour but qu'une occupation du territoire.
Mais parlent-elles ? Ces cris, pleurs, chants, bavardages, langues étranges, disent très clairement l'impossibilité pour les femmes d'accéder à la seule parole reconnue, la parole politique. Et nous avons dit dès le début de ce livre à quel point la quasi-absence d'écrits de femmes oblitère tout essai de constituer une histoire des femmes antiques.
Trois pensées trois coquelicots trois soucisTrois soucis trois roses trois oeilletsLes trois roses pour mon amieLes trois oeillets pour mon amiLes trois coquelicots pour la petite fille si tristeLes trois pensées pour mon amiLes trois soucis pour moi.
Mon oncle avait un grand verger Et moi, j'avais une cousine.
Les indiens préfèrent l'ombrelle, ou le parapluie, au chapeau. Peut-être parce qu'ils préfèrent transporter avec eux leur ombre.
La balle avait pénêtré sous l'oreille droite et était ressortie en faisant sauter le frontal gauche. La blessure était horrible à voir.
Elle avait de beaux cheveux, blonds,Comme une moisson d'août, si longs,Qu'ils lui tombaient jusqu'aux talons.
L'homme n'est pas longtemps honnête quand il est seul, allez !
En revenant de New-York, Paris m'a fait l'effet d'un joli bibelot ; mais quelle joie de le revoir !
Écrire le corps des femmes. Les ombres. Son ventre et son génie, la nuque douce qui déboule, coule, jusqu'au bas du dos. Les épaules pour s'agripper l'un à l'autre, le ventre écrasé contre les fesses rondes et chaudes. Animal.
De tous les animaux qui s'élèvent dans l'air, Qui marchent sur la terre, ou nagent dans la mer, De Paris au Pérou, du Japon jusqu'à Rome, Le plus sot animal, c'est l'homme.
J'ai une maladie : je vois le langage.
Au reste, la reconnaissance n'est pas un sentiment d'une complète pureté: reconnaître ce que l'on doit à autrui, c'est aussi avouer sa propre insuffisance. Il faut beaucoup de force et d'orgueil, ou de placidité, pour supporter ses propres dettes sans inquiétude ni ressentiment.
Le langage ordurier a besoin de prendre racine sur un terrain de misère épaisse, d'infamie, de haine. Ça ne s'improvise pas.
Bien trop souvent, les choix proposés par la réalité sont tels qu'ils enlèvent le goût de choisir.
J'étais très contente quand je ne parlais pas. C'est pour cela que j'ai commencé par la danse: je parlais avec mon corps, et je fermais ma gueule. Tout dire, sans dire.
Notre jeunesse, c'est notre avenir ! Plusieurs mesures fortes annoncées: division par 3 du prix d'un repas en resto U pour les boursiers, gel des droits d'inscription pour la 2ème année consécutive. Nous poursuivons le travail pour réduire encore davantage le coût de la rentrée !
Un ami en moins, une guerre en plus.
Tant que j'continuerai à reculer pour compter mes pas, le pire, c'est d'capter qu'c'est même pas qu'on t'aimait pas, c'est juste qu'on t'ignorait
Les missions impossibles sont les seules à réussir.
Comment pourrais-je dire qu'il n'y a pas de violence en cuisine?
à mon époque. On avait des formes et on n'était pas complètement sous le diktat de l'anorexie.
Une érection capillaire par les temps qui courent, je dis oui !
Je plains les neutres qui n'aiment pas de toutes leurs forces.
Chacun de nous porte en lui ces propres îles, refuges contre la bêtise, la laideur et la sourde contrainte d'un ordinaire non-désiré.
Il n'y a qu'en France qu'on a des manifs qui ne servent à rien.
Le théâtre, c'est l'effervescence des sources avec la sagesse des estuaires.
Le langage populaire, avec son radotage obsessionnel, sa pauvreté de vocabulaire, sa manie fastidieuse d'énumérer des détails superflus, sa dépendance du concret, voilà d'où surgit soudain la poésie sans crier gare.