Tout le monde a des idées : la preuve, c'est qu'il y en a de mauvaises.
Mon époux est un soutien essentiel.
Quand les hommes n'ont pas de notions saines de la divinité, les idées fausses y suppléent.
Mais l'inconnu est «l'homme des foules» et il est vain de le suivre, car il restera toujours un anonyme, et l'on n'apprendra jamais rien sur lui.
Telle pensée qui d'abord nous occupe et nous paraît éblouissante, n'attend que demain pour flétrir.
Dans une société permissive, ne pas savoir à qui désobéir est le plus affreux des maux.
À mesure qu'on vit, on prête moins d'importance aux choses, mais aussi moins d'importance à l'importance.
On a de l'humour dans la mesure où l'autre ne s'aperçoit de rien.
Tous les vrais grands hommes aiment à se laisser tyranniser par un être faible.
Le magazine, le film, la télévision gavent l'oeil et réduisent le reste de l'homme à néant. L'homme d'aujourd'hui se promène muselé et manchot dans un palais de mirages.
En vieillissant, on perd pas mal de ses défauts, ils ne nous servent plus à rien.
Plus l'homme cultive les arts, moins il bande.
Toutes les fois que les conditions d'un phénomène se trouvent réalisées, il ne manque jamais de se produire.
On ne méprise pas tous ceux qui ont des vices, Mais on méprise tous ceux qui n'ont aucune vertu.
La fortune vient en dormant.
Il n'y a guère d'homme assez habile pour connaître tout le mal qu'il fait.
On n'est jamais trop recommandé auprès de ses chefs.
L'angoisse, évidemment, ne s'apprend pas.
Ce n'est pas difficile de faire de l'esprit quand on est méchant.
L'homme échoue à tout.Principalement à la révolte.
Je ne suis absolument pas homophobe ! J'ai beaucoup d'amis dans cette situation que je ne me permets pas de juger. Mais s'il n'y avait que des homos hommes, l'humanité n'existerait pas !
On pense d'autant moins aux autres qu'on est dans une plus grande sécurité.
L'impact affectif que l'on a sur le public est énorme, on rentre dans leur vie.
Quand la fille ou le garçon, par exemple, sont odieux ou impertinents avec leur mère, le père étant présent, c'est au père de leur dire : "Je ne permettrai à personne dans ma maison d'être odieux et irrespectueux avec ma femme."
Picasso tenait son monde au bout de sa palette.
C'est un goût étrange que celui des mots, pas si différent du goût d'un fruit mûr, du poisson frais ou même d'un baiser sous la pluie.
Non, je ne peux plus les voir dormir.Le sommeil écrasant qui les emporte ressemble trop à l'autre sommeil. Ces visages détendus ou crispés, ces faces couleur de terre, j'ai vu les pareils, autour des tranchés, et les corps ont la même pose, qui dorment éternellement dans les champs nus.
Vous savez, je ne suis pas un poulet de printemps.
Un critique doit goûter à tout, jouer avec l'eau et le feu et, au besoin, s'exposer aux éclaboussures de sauce et même de fumier. Il ne doit pas avoir de plus grand plaisir que de faire connaître ou surgir un talent jeune et neuf, ou ancien et méconnu.
Les récréations se passent maintenant derrière les buissons de prunelliers. Et, deux à deux, elles se fouettent mutuellement, bienheureuses quand le sang entoure leurs cuisses d'un mince et chaud reptile.
Le coeur de l'homme a de ces faiblesses ; il aime ce qu'il peut, même du bois, même des pierres, même une fabrique...
Elle dort toute blanche,En robe de dimanche,Dans son cercueil ouvertMalgré le vent d'hiver.
Il y avait en bas une partie de rocher en surplomb. Si je n'avais, d'un coup de pied, arrêté ce glissement, nous serions tombés dans la nuit ; et j'aurais pu croire, émerveillé, que nous tombions dans le vide du ciel.
Tout ce qui oublie la mise en scène et la maîtrise de l'illusion pour verser dans la simple hypothèse et maîtrise du réel tombe dans l'obscène. Le mode d'apparition de l'illusion est celui de la scène, le mode d'apparition du réel est celui de l'obscène.
N'est-ce pas que c'est bon, mon général, les petits enfants grillés ?
Pratiquement chaque être humain sur terre a une poule pondeuse qui travaille pour lui, puisqu'au total on en dénombre 5 milliards.
Le regard a toujours du mal à se débarrasser du nom pour ne considérer que la chose dans sa nudité première.
Quand on aime vraiment,on veut la liberté de l'être aimé
Il n'y a aucune raison que la fonction publique hospitalière soit moins payée que la fonction publique d'État.
Je me sens comme un esclave, et d'une manière comme un artiste, parce que je dois m'inspirer tous les jours, de tout et de tout le monde...
La caméra est un scalpel extraordinaire pour pénétrer dans la tête d'un meurtrier ou d'un policier.
Je ne me sentirai jamais légitime ou arrivé. Je m'angoisse à chaque fois. Je recrée du doute et donc du plaisir.
«Soumission» est un roman rare parce qu'il introduit du farfelu dans l'esprit de sérieux, ce qui est plus anglo-saxon que français
La psychanalyse ressemble parfois à un roman policier.
L'homme conserve dans l'amour ses traits particuliers. Une femme est toujours transformée par l'amour.
Se servant de leurs anciens esclaves pour en soumettre de nouveaux, ils ne songèrent qu'à subjuguer et asservir leurs voisins.
Il n'y a qu'une classe dangereuse, c'est celle des intellectuels, c'est-à-dire des gens qui possèdent un instrument pour lequel il n'y a pas d'emploi.
Quand une guerre est mûre, elle éclate toujours pour une bagatelle.
Ce n'est pas la justice qui est sans miséricorde, c'est l'amour.
Une théorie d'art aide à la critique, non à la création.