Les abus inévitables sont des lois de la nature.
Non seulement il y a beaucoup d'esprits bornés, mais même leurs bornes sont mal posées.
Il est certain que l'attention que nous donnons aux maux d'autrui nous fait oublier les nôtres. C'est même un fait dont la cause est physique.
Les obus et les décorations tombent au hasard sur le juste et l'injuste.
On ne perd jamais que d'une voix, et cette voix fait le tout.
Si tous les hommes étaient gynécologues, il y aurait beaucoup moins de crimes passionnels.
Les êtres sont régis par des rapports de séduction.
Jouir de la foule est un art.
Il n'y a pas de moyen plus sûr pour parvenir dans ce monde que de coucher avec la femme d'un homme puissant.
Négliger les petites choses sous prétexte qu'on voudrait en faire de grandes c'est l'excuse des lâches.
Je crois que le jeune, beaucoup plus que des paroles, attend des actes... Ce qui importe, c'est l'exemple de vie.
Tergivexer : Faire souffrir à force de ne dire ni oui ni non.
Les politiques sont comme les chevaux, ils ne peuvent marcher droit sans oeillère.
La femme, ayant dressé son regard et sa voix au mensonge - c'est une nécessité de sa condition vis-à-vis du mâle -, ne se livre guère que dans son allure et dans son rire.
L'idée est de peu : la volonté est tout. Des idées ? On en trouve tant qu'on en veut, plus qu'on en veut. En France, tout le monde en crée, en transporte, en offre à qui en a besoin et à qui n'en a cure. Des volontés, depuis Diogène, on en a pas trouvé beaucoup.
Premièrement l'étude de la philosophie positive, en considérant les résultats de l'activité de nos facultés intellectuelles, nous fournit le seul vrai moyen rationnel de mettre en évidence les lois logiques de l'esprit humain, qui ont été recherchées jusqu'ici par des voies si peu propres à les dévoiler.
Le talent suprême consiste à exposer son malheur avec humour.
Je ne fais plus attention à mes gens quoique encore parmi eux. Je ne les crains pas. Ils ne me blessent plus. Je suis à moitié absent. J'erre au loin sur la mer. Mon coeur s'apaise, mon coeur s'apaise. Je grandis, je m'absente, je deviens grave.
Les chants ne s'arrêtent pas, mais ils roulent maintenant inquiets et lourds par les vallées de la peur, les tunnels de l'angoisse et les feux de l'enfer.
La critique n'est utile qu'en tant qu'elle guide l'action.
Ce qui forme les habitudes, ce sont les actes fréquents et réitérés.
J'ai tout oublié, j'ai tout à revoir ; je ne me rappelle les choses que lorsque je les retrouve devant mes yeux, vieillies ou rajeunies.
En effet, selon l'apparence, à tous les yeux, l'érotisme est lié à la naissance, à la reproduction qui sans fin répare les ravages de la mort.
Car le désir naît, vit et meurt, s'il n'est pas entretenu par le manque.
Garde l'ordre pour que l'ordre te garde.
J'adore que les gens montent sur scène avec moi.
Des propositions j'en ai eu mille fois, mais j'étais armée pour résister parce que j'avais déjà travaillé et parce que j'avais un nom.
Dans l'cimetière de ma jeunesse, j'ai laissé des amis, des rêves et des promesses, j'ai abandonné, des larmes et des cris d'joie; pour bâtir mon monde avec mon coeur, du bout d'mes dix doigts.
Le monde devient comme on le regarde.
Il y a aujourd'hui, en France, une tentation moraliste, militariste, occidentaliste qui ressemble à ce que fut le néoconservatisme aux États-Unis.
Le corps des femmes a été défiguré par les camps.
Une impasse est le lieu de mes plus belles inspirations.
Si l'on ne souffrait pas de temps en temps, le bonheur ne serait plus supportable.
Connaître un homme aujourd'hui, veut surtout dire connaître ce qu'il y a en lui d'irrationnel, ce qu'il ne contrôle pas, ce qu'il effacerait de l'image qu'il se fait de lui.
L'homme n'est peut-être pas à la hauteur de son essence.
L'artiste contient l'intellectuel. La réciproque est rarement vraie.
A partir du jour où Dieu a mis l'homme en présence de la femme, le paradis est devenu un enfer.
Un livre, c'est pendant des semaines, pendant des mois, la pensée qui se recueille et se concentre : c'est ce corps qui fait converger ses muscles et ses nerfs vers un seul point... vers le bout de la plume.
Je bois toujours le fond de mon verre et pourtant je ne sais jamais ce que je pense.
Existe-t-il au monde un homme qui sache bien comment il est et ce qu'il fait quand il dort ?
Qu'importe aux coeurs unis ce qui change autour d'eux ?
Ah ! Monsieur, on ne se méfiera jamais assez de la poésie.
Frappée d'amour, elle tombait dans ses bras.
Les êtres finissent toujours par vous échapper.
L'impératrice Catherine II de Russie choisit aussi de condamner la torture, et proposa que partout la prévention l'emportât sur la répression. Sur ce chapitre, elle faisait en effet preuve d'un grand libéralisme, au point que même le Nakaz fit peur dans un certain nombre pays européens, notamment en France où l'ouvrage fut interdit...
C'est pas le tabac qui donne le cancer, c'est l'énervement d'avant que tu fumes.
Le vice de notre système social est de ne pas savoir mener de front les plaisirs et l'industrie.
Pour un journaliste il est essentiel d'inspirer de la sympathie aux gens importants comme les policiers, les douaniers, les concierges, les employés, les préposés, les contrôleurs et les ministres.
Je ne connais rien à Internet, que je ne sais même pas utiliser, mais j'ai l'impression qu'il y a là un espace de liberté créatrice intéressant.
L'homme se livre par sa démarche, sa bouche, sa voix et son regard.Ces quatre clés étant dans l'ordre d'importance.