Ecrire
Seuls les conservateurs ne rêvent pas.
Au fond, les arts sont des ascèses et ne valent que par l'infini qu'on y met.
L'homme ne s'improvise pas.
Rien ne disparaît plus vite que la nouveauté.
Nous avons la liberté. Mais nous ne savons pas nous en servir. Nous usons d'elle comme de l'or : nous la thésaurisons, nous ne la faisons pas fructifier.
Canal ? J'envisage de me désabonner.
Nous respectons malgré nous ceux que nous voyons respectés.
Maladies. Les essayages de la mort.
Le virus (Coronavirus) tue le néo-libéralisme en nous tuant.
Faute grave !
il coûte moins cher de haïr que d'aimer.
Tous les dogmes finissent dans l'embarras.
Dans les années 1960, j'étais hippie, je croyais que les choses allaient changer, en mai 1968, j'avais 17 ans, j'y ai cru. Et puis, le couvercle est retombé avec Pompidou.
Les grandes idées ne sont pas charitables.
Une chanson, ça s'oublie, comme le reste.
On croit qu'une vie, c'est sérieux. Une vie, ce n'est que ceci : six lettres, quatre factures et un extrait de compte.
L'essence des choses devant nous rester toujours ignorée, nous ne pouvons connaître que les relations de ces choses, et les phénomènes ne sont que des résultats de ces relations.
Les anachronismes, au théâtre, ça fait toujours très avant-garde.
Ce ne sont pas les histoires, qui font la littérature, c'est le style.
Je suis un casseur de monopoles !
Je soutenais Ségolène Royal en 2007, et j'ai constaté que cela ne servait à rien. Pire même, je crois que cela vire en leur défaveur. Car aux yeux des électeurs, les politiques deviennent les candidats du show-biz.
Ce sont les événements qui vous renvoient à votre judéité.
L'esprit ne tient pas lieu de savoir.
Songe donc à ce qui te reste, plutôt qu'à ce que tu n'as plus.
Nous découvrons en nous-mêmes ce que les autres nous cachent, et nous reconnaissons dans les autres ce que nous cachons nous-mêmes.
La première patrie, quand on est ici-bas, c'est la vie.
Les êtres vivants sont ainsi faits que leurs accouplements sont rarement esthétiques.
Je déteste l'expression "mon livre" : j'y vois le propre d'une vanité par laquelle un sujet se pare des qualités que lui confèrent les autres en tant qu'il est lui-même un Autre.
Je me trouve au max. Après, nous pouvons toujours nous améliorer... Mais je ne vois pas à quel niveau en fait (...) Techniquement, tactiquement, mentalement, physiquement... (...) Je dois juste rester à ce niveau. Maintenant, il faut gagner des trophées collectifs.
Les pays riches ne sont pas forcément les plus accueillants.
On a besoin de trop de gens jusqu'au jour où trop de gens ont besoin de vous.
Peu de philosophie mène à mépriser l'érudition ; beaucoup de philosophie mène à l'estimer.
On n'est jamais comme les autres quand on s'aime.
Or et argent, dont tous plaisirs procèdent, causent douleurs qui tous plaisirs excèdent.
J'ai toujours détesté les politiques.
On ne parle de l'Afrique qu'en termes pas très heureux.
Les hommes politiques poussent sur le fumier humain.
Nous parlions d'amour de peur de nous parler d'autre chose.
Je suis pour les privilèges... Quand ils sont gagnés.
Trop de désirs naissent de trop de force.
Pleurez avec ceux qui pleurent.
Duhamel a trop appris de moi, Giscard pas assez.
Seul m'ont laisséLes jouets par milliersSeul m'ont laisséTes avances.
On demandait un jour à quelqu'un s'il y avait de vrais athées. Croyez-vous répondit-il qu'il y ait de vrais chrétiens ?
Les autres nous fascinent parce qu'ils ont l'air plus vrais.
Pourquoi faut-il que meurent les histoires d'amour ?
Je hais les mauvaises critiques, surtout si elles sont fondées.
Tout châtiment doit être non seulement médicinal, mais exemplaire. Il doit corriger ou le coupable ou le public.
Dieu est le lieu où je ne me souviens pas du reste.