Les patrons de l'ancien monde étaient de vieux messieurs en costume gris et très ennuyeux, restez vous-même pour réussir. Mon ami Jacques-Antoine Granjon (Vente-Privée.com) a les cheveux longs et roule en Bentley framboise. Saurez-vous être aussi cool que lui ?
On ne peut offrir quelque chose qui ne nous appartient pas...
J'incarne une troisième voie. Je porte une voie centrale, moins idéologique et plus pragmatique qui a vocation à rassembler largement sur un projet.
Quand j'ai fini d'écrire un film, je suis content de m'exercer dans une autre discipline, de prendre un ticket pour un autre voyage.
Faut survivre aux tentations, la vie ici n'a pas sens, mes liens les plus forts ne sont pas que liés par le sang.
Ils écoutent le JT mais n'veulent pas croire à la magie.
Quand à nous, on préfère pleurer sur tous les génocides qu'on finance : Multi-nationale à la traque des soldes.
Au début de l'année, on m'a tellement emmerdé que je me promenais avec ma feuille d'impôts dans la poche ! Et je la sortais : "Regardez ce que j'ai payé !"
Tout change. tout va continuer à changer. De plus en plus vite. Sans sommations.
La consigne d'euphorie permanente et universelle me paraît terrifiante.
Je vois tout comme une scène, et j'écoute tout comme si on était dans une pièce de théâtre.
Je ne me lasserai pas de le redire, le problème est posé, il faut le résoudre ; qui porte sa part du fardeau doit avoir sa part du droit ; une moitié de l'espèce humaine est hors de l'égalité, il faut l'y faire rentrer.
Le mariage est un enfer s'il y a une chambre commune ; chambres distinctes, il n'est plus que le purgatoire ; sans cohabitation (en se rencontrant deux fois par semaine), il serait peut-être le paradis.
On ne peut pas épouser les laiderons uniquement pour avoir la paix.
Pour avoir quelque chance d'être juste envers autrui, il faut être bien décidé à l'injustice envers soi.
Quand je suis dans l'eau, j'ai des idées. Quand j'en suis sorti, je sèche.
La chance est la forme laïque du miracle.
Sais-tu où vont les larmes des peuples, quand le vent les emporte ?
La pensée se forme dans l'âme comme les nuages se forment dans l'air.
C'est parce que la fortune vient en dormant qu'elle arrive si lentement.
Toute biographie digne d'être écrite est le récit d'une ascension.
L'amour ! Alors on aime un appareil respiratoire, un tube digestif, des intestins, des organes d'évacuation, un nez qu'on mouche, une bouche qui mange, une odeur corporelle ? Si on pensait à cela, comme on serait moins fou !
Le premier gouvernement à contester, c'est sa mère.
L'amour est tout dans celui qui aime - l'aimé n'est qu'un prétexte.
Quand on pose les questions, on s'oppose aux réponses.
Autrefois, les écrivains dénués de métier voulaient passer pour en avoir ; aujourd'hui ceux qui en sont farcis veulent nous faire croire qu'ils ne savent même pas ce que c'est. Tel est le progrès.
Les amants ne tiennent que des propos volatiles... Et il se trouve des dindes pour les écouter !
Le miracle des banquiers est de connaître notre vie par notre argent.
Dans presque aucune littérature moderne, il n'y a coïncidence entre la langue écrite et la langue parlée.
La Femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
L'usage seulement fait la possession.
L'avenir ne s'éclaire que dans la mesure où le présent demande au passé ses leçons éprouvées.
A la poste d'hier tu télégraphierasque nous sommes bien morts avec les hirondelles.Facteur triste facteur un cercueil sous ton brasva-t'en porter ma lettre aux fleurs à tire d'elle.
Peut-être les très grands hommes, et je le crois tout à fait, sont-ils ceux qui ont conservé, à l'âge où l'intelligence a toute sa force, une partie de cette impétuosité dans les impressions... qui est le caractère de la jeunesse ?
Le pouvoir corrompt rapidement ceux qui s'en saisissent sans y être poussés, avant tout, par le souci du bien public.
Si vous voulez savoir comment Nous nous aimâmes pour des prunes, Je vous le dirai doucement, Si vous voulez savoir comment.
Deux heures de conversation avec Pierre Boutang et à la fin cet avertissement tranquille : « La guerre du Golfe sera sans doute finie dans deux ou trois mois, mais à la vérité elle durera deux siècles. »
Et la chambre drapée en tulle vaporeux,Rose de la lueur des veilleuses voilées,Où ne sonnent jamais les heures désolées !Parfums persuadeurs qui montent du lit creux !
Moi je n'étais rienEt voilà qu'aujourd'huiJe suis le gardienDu sommeil de ses nuitsJe l'aime à mourirVous pouvez détruireTout ce qu'il vous plairaElle n'a qu'à ouvrirL'espace de ses brasPour tout reconstruirePour tout reconstruireJe l'aime à mourir.
Mais Amour, enfermé dans le coeur, l'exhorte et l'invite à monter tout de suite dans la charrette. Amour le veut, alors il y saute, car peu lui importe la honte, puisque c'est l'ordre et la volonté d'Amour.
Vous êtes fous, c'est pas moi, je n'ai pas volé l'orangeJ'ai trop peur des voleurs, j'ai pas pris l'orange du marchand.
Le foulard des jeunes lycéennes françaises et la burka des Afghanes ont la même signification symbolique : cachez ce corps que je ne saurais voir sous peine que j'en fasse ma chose.
Rien n'égale la douceur et la majesté nue de ses cloîtres.
Se plonger dans ces échanges, c'est prendre la mesure de l'aventure d'une amitié créatrice, d'une ferveur partagée intensément entre deux êtres qui, passé deux ou trois ans d'estime mutuelle, vont instaurer entre eux une complicité véritablement ‟fraternelle", selon l'adjectif employé plusieurs fois par Breton.
Dans la brume un cor sonna ;Ton âme alors frissonna,Et, sans crise,Ton coeur défaillit, mourant,Comme un flacon odorantQui se brise.
Gare aux hypertrophies du "sens du devoir". Toujours se demander quel sens et quel devoir.
Chaque femme, en choisissant un amant, tient plus compte de la manière dont les autres femmes considèrent l'homme que de la sienne.
L'envieux mourra, mais jamais l'envie.
En chacun de nous, il y a un regret qui veille. Le mien s'appelle David. Pour d'autres, il n'a que le nom d'une fuite sans retour.
Une gauche qui ne fait rien n'obtient rien.