Je lutte contre l'idéologie de certains journalistes qui estiment l'information, mais considèrent la communication méprisable.
Une réforme qu'on promet depuis vingt ans, ce n'est plus une réforme, c'est un refrain.
Je ne suis pas sur terre pour ne pas être troublé.
Le temps n'apporte rien que la moitié du monde.
La vie absurde qui remue ses oreilles d'âne.
La jalousie peut plaire comme montrant la bravoure de l'amant.
Ce que je te suis te donne du doute?Ma vie est à toi, si tu la veux, toute.Et loin que je sois maître de tes voeux,C'est toi qui conduis mon rêve où tu veux.
La perfidie est noble envers la tyrannie.
Rien n'est étranger. On est arbre, fleuve, multiple au familier mystère. Puis peu à peu la pluie s'apaise. Il y a une lumière de cristal. Le corps bouge et le temps se décompte. On est réalité revenue au visible.
Quand vos enfants vous crient :« Nous n'avons pas demandé à vivre ! »Comprenez bien que ce qui les indigne,C'est d'être aussi obligés de mourir.
Tu avais une connivence contagieuse avec tout ce qui est vivant et m'a appris à regarder et à aimer les champs, les bois et les animaux. Ils t'écoutaient si attentivement quand tu leur parlais que j'avais l'impression qu'ils comprenaient tes paroles. Tu me découvrais la richesse de la vie et je l'aimais à travers toi.
Le mal français est-il incurable ? Répondre non, c'est s'engager à esquisser les principes d'une thérapeutique. Ne craignons pas de paraître présomptueux. Le malade, c'est nous-mêmes : est-ce présomptueux que de vouloir guérir ?
Qu'un écrivain déclare, comme la chose la plus naturelle du monde, qu'il préfère le commerce charnel des très jeunes personnes aux turpitudes classiques de ses contemporains, et il n'en faut pas plus - en pleine société permissive - pour le faire passer pour le Diable dans le Landerneau parisien.
Mon désir est en quelque sorte de créer une Nouvelle Droite.
Pour tous ceux-là qui, sur la terre,Par un tel soir tendant les bras,N'ont point dans leur coeur solitaireUn nom à sangloter tout bas.
Et tout s'avère alors si piteux et si vain,Tant de mensonge éclate au rôle que j'accepte,Que le dégoût me prend d'être ce pître inepteEt de recommencer la parade demain !
Les études prouvent même que les végétariens vivent plus longtemps que les carnivores car la viande favorise diverses pathologies comme les maladies cardiovasculaires ou certains cancers.
Tant que l'on apprend,le cerveau reste jeune.
Les richesses ne consistent pas dans la possession de trésors, mais dans l'usage qu'on en fait.
Les satellites doivent devenir les instruments de l'unité dans la diversité.
J'entends par beauté celle qui s'épanouit en générosité, équité et respect. Celle là seule est capable de changer le monde, car elle est plus puissantes que toutes les beautés créées de la main de l'homme.
J'aime traire les chèvres autant qu'arpenter les tapis rouges.
Je suis réactionnaire.
L'artiste contient l'intellectuel. La réciproque est rarement vraie.
Il cherche la jeunesse à mesure qu'il vieillit. Il l'espérait. Il l'attend encore. Mais il va bientôt mourir.
Bien connaître quelqu'un, c'est l'avoir aimé et haï.
C'est une maxime bien essentielle dans le gouvernement, de prévenir que les peuples ne tombent dans une sorte d'indifférence qui leur fasse penser qu'il est égal de vivre sous une domination ou sous une autre.
Celui-là fait le crime à qui le crime sert.
Dans les grandes choses, les hommes se montrent comme il leur convient de se montrer ; dans les petites, ils se montrent comme ils sont.
C'est en général à la longueur d'une entrevue qu'on en mesure l'importance.
Protéger la jeunesse contre l'attraction du monde extérieur, mobiliser les cadres autour des valeurs soviétiques, c'est cela la tâche de l'intelligentsia. Si les écrivains, dont le prestige est grand en URSS, se détournent des ces tâches, s'affichent comme des représentants des modes ou des idées occidentales, c'est l'ensemble des convictions soviétiques qui en sera affaibli.
Dans la moitié des couples d'aujourd'hui, c'est l'homme qui s'occupe des enfants et l'autre homme qui va travailler.
On a beau ne pas vivre, on prend quand même de l'âge.
Le bavard n'est jamais sans sottise, il ne tarde pas à le prouver et à déplaire.
Je suis éblouie par le talent des jeunes.
Depuis longtemps il y a des lieux où ce qui est à voir est au-dedans: cellule, sacristie, crypte, église, théâtre, cabinet de lecture ou d'estampes.
Quand on picole tout seul chez soi c'est difficile de se dire qu'on a l'alcool festif, qu'on est un bon vivant, on est forcément confronté à l'aspect un peu glauque de ce qu'on cherche.
Il pensait que l'acte qu'on accomplit a moins d'importance que la manière de l'accomplir, et que l'unité d'action vers un but médiocre vaut mieux que le désordre avec des buts élevés. Ainsi satisfaisait-il à la fois sa logique, sa prudence et sa paresse.
Tout passe, hélas, et change de saveur. Mes premières ivresses gustatives m'avaient rendu gourmand et débonnaire, enclin à la mansuétude. Elles se changèrent bientôt en aigreurs d'estomac. Vivre d'un travail alimentaire voué à l'alimentation a sans doute quelque chose d'intrinsèquement pervers - j'eus bientôt du mal à avaler.
Les lois de la société sont plus fortes que les volontés des hommes.
Je vis haut élevé sur colonnes d'ivoire,Dont les bases étaient du plus riche métal,À chapiteaux d'albâtre et frises de cristal,Le double front d'un arc dressé pour la mémoire.
Ce n'est ni un poison ni une panacée. C'est un aliment sain, mais qu'il faut assimiler à son heure.
Les stéréotypes de l'homme viril et de la femme féminine sont pulvérisés. Il n'y a plus un modèle obligatoire mais une infinité de modèles possibles. Chacun tient à sa particularité, à son propre dosage de féminité et de masculinité.
Beaux jours courbés sous leur ombre.
Sous le silence prodigieux du couvent, il est comme un malade qui, la nuit, à l'heure où les bruits de la rue se sont tus, perçoit les battements de son coeur.
Faute de pouvoir adapter un vocabulaire périmé, le Critique condamne.
Quand l'homme veut dominer le monde au lieu de le vivre, qu'est-ce qu'il fait, il le spatialise, il le schématise, il le conceptualise, afin de pouvoir ainsi en dresser une image technique susceptible de servir sa domination.
Le pire des crimes, c'est de torturer ou massacrer les êtres humains pour faire leur salut ou leur bonheur selon sa propre idée.
La personne qui s'offrit alors avait été comparée quelque fois par celui-ci, avec plus d'exactitude que de respect, à un sac de pommes de terre à moitié vide. Elle en avait la tournure et, si on peut dire, la démarche.
L'opinion courante veut toujours que la sexualité soit agressive. Aussi, l'idée d'une sexualité heureuse, douce, sensuelle, jubilatoire, on ne la trouve dans aucun écrit. Où donc la lire ? Dans la peinture, ou mieux encore : dans la couleur.