Je me définis comme le plus normal et honnête possible. Je ne suis pas un artiste, je suis un artisan. Le mot « travail » n'existe pas dans mon vocabulaire, la comédie est un art de vivre que j'ai toujours pris au sérieux même si je fais joujou, je me déguise...
Il y a des jours où il faut distribuer son mépris avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
Rien de plus difficile que d'être père : héros, il écrase de sa gloire, salaud de son infamie, ordinaire de sa médiocrité. il peut être aussi un héros médiocre, un salaud touchant. Quoiqu'il fasse, il a tort : c'est trop ou pas assez.
Une nation, c'est la possession en commun d'un antique cimetière et la volonté de faire valoir cet héritage indivis.
Contre le camp de la majorité silencieuse, j'ai choisi celui de la minorité bavarde.
Plus tard, quand la bouteille de rosée sautera, et que vous entrerez silencieusement dans les feuilles, et que l'absolu printemps qui se prépare ouvrira son écluse, vous songerez à l'amant de la Porte Albinos qui reposera sur les claies du plaisir, ne demandant qu'à reprendre à Dieu ce que Dieu lui a pris.
Je sais que si j'étais fou, et depuis quelques jours interné, je profiterais d'une rémission que me laisserait mon délire pour assassiner avec froideur un de ceux, le médecin de préférence, qui me tomberaient sous la main. J'y gagnerais au [...] ► Lire la suite
Surtout ne jamais parler ainsi à ses voisins en ce moment.
La confession en désuétude ça fait le beurre frais de la psychanalyse.
Les gens méprisants sont sûrs d'être méprisables.
Je ne pleure plus. J'ai trop pleuré lorsque j'étais gosse.
Il y a un acteur dans chaque avocat. C'est par le prisme de ce que l'on est, de notre histoire, que l'on va chercher de l'émotion. Mais nous, on ne peut pas refaire la prise. Et surtout, au cinéma, personne ne joue sa peau : la différence est abyssale.
Un triomphe ne sied guère qu'aux morts.
Nos faibles efforts pour améliorer la condition humaine ne seraient que distraitement continués par nos successeurs ; la graine d'erreur et de ruine contenue dans le bien même croîtrait monstrueusement au contraire au cours des siècles.
Je n'ai jamais vu un pays où je n'ai pas appris quelque chose.
On me parle de tout, sauf de mon métier !
Il faut faire remarquer sa tête sans se faire remarquer.
Ce sont plutôt les sentiments bas et les pulsions primaires qui occupent les feux de la rampe, hélas.
Dans l'homme, il y a l'abîme.
Son chapelet fait un bruit d'enfer.
Tous les événements ne tiennent qu'à un cheveu.
Sida : baisons futé.
Otez l'amour-propre de l'amour, il en reste trop peu de choses.
Les thèses les plus fausses sont souvent les plus belles.
Plus vous serez fanatiques, plus vous serez éclairés !
Non, l'homme n'est pas né pour connaître, mais nous y sommes destinés.
Toutes les grandes choses qui ne sont pas exécutées paraissent toujours impraticables à ceux qui ne sont pas capables de grandes choses.
Là où il y a collagène, y'a pas de plaisir.
La neige a deux côtés, un qui accroche et un qui glisse, le côté qui accroche est en bas, et le côté qui glisse en haut, pour faire du ski... si c'est le glissant en dessous, ça fait des avalanches.
La liberté dans un monde plus juste fait partie des slogans qui sont un peu vétustes.
La petite fille était maigre et voûtée, toute refermée sur elle-même comme un bourgeon qui a connu le gel.
Tout passe, hélas, et change de saveur. Mes premières ivresses gustatives m'avaient rendu gourmand et débonnaire, enclin à la mansuétude. Elles se changèrent bientôt en aigreurs d'estomac. Vivre d'un travail alimentaire voué à l'alimentation a sans doute quelque chose d'intrinsèquement pervers - j'eus bientôt du mal à avaler.
Je me suis toujours méfié de la paresse, mais j'en ai cultivé la nostalgie, et l'on en retrouve la patience dans ma méthode.
Je remercie l'écriture et le langage qui, malgré tant de trahisons, me sont jusqu'à la fin restés fidèles. Je remercie mes mots qui, pour la dernière fois, acceptent de former une phrase : " Vivre était une merveille, vivre est devenu une corvée, vivre est aujourd'hui nocif."
Interdisez-vous de haïr et vous mépriserez, chassez le mépris, et c'est la terrible indifférence. En vérité, il n'y a pas d'autre choix qu'aimer.
On fait sa part à l'ennui, au vice, au désespoir même, mais on ne fait pas à l'orgueil sa part.
Tu avais une connivence contagieuse avec tout ce qui est vivant et m'a appris à regarder et à aimer les champs, les bois et les animaux. Ils t'écoutaient si attentivement quand tu leur parlais que j'avais l'impression qu'ils comprenaient tes paroles. Tu me découvrais la richesse de la vie et je l'aimais à travers toi.
Vivre ne se borne pas à naître un jour.
Je ne suis donc pas du tout confiant : nous ne traitons pas les problèmes que nous comprenons.
Si la question est donc « Est-il trop tard pour que tout aille bien ? », la réponse est évidemment oui ! Il n'y a aucun doute là-dessus. Mais si la question est « Est-il trop tard pour que la vie perdure ? », la réponse est évidemment non.
Un esprit médiocre croit écrire divinement ; un bon esprit pense qu'il écrit raisonnablement.
Je ne suis pas du genre à vivre dans la peur. Je pense positivement.
La passion pour l'art est, comme pour les croyants, très religieuse. Il unit les gens, son message est d'humanité commune. L'art est devenu ma religion - d'autres prient à l'église. C'est une banalité, mais vous ne possédez pas l'art, il vous possède.
Michel Houllebecq est sûrement le romancier qui décrit le mieux les phobies et les peurs contemporaines.
L'avenir est à ceux qui ont le veto.
Le cadre légal n'est pas suffisant parce que salariés comme entreprises ont besoin de plus de souplesse. Qui serions-nous pour dire à quelqu'un qui souhaite (travailler plus) que c'est impossible
Je comprends alors pourquoi les doctrines qui m'expliquent tout m'affaiblissent en même temps. Elles me déchargent du poids de ma propre vie et il faut bien pourtant que je le porte seul.
Il faut faire la chasse aux coeurs secs.
A la quarantaine, on se débarrasse des emmerdeurs.
L'UMP va exploser. Ce parti n'est même pas capable de définir sa ligne politique pour les présentes élections. Ce sont ses dirigeants que nous visons, car l'immense majorité des militants UMP partage nos opinions. Ses responsables, en revanche, sont totalement soumis à l'idéologie socialiste.