On ne se méfie jamais assez des contre-emplois qu'on croit jouer: ils deviennent un jour notre seconde nature, et la première n'existe plus.
Tout le monde est beau, à vingt ans. Après, on a la tête qu'on mérite.
Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement,comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns travaillent et les autres qui accumulent.
La nature ne fait pas de bonds ; l'industrie non plus.
Relire un livre, aux différents âges de la vie, c'est réviser un procès dont le juge a vieilli et qui se juge lui-même.
Et la légende court, se répand, s'enjolive.
On ne peut pas chanter des chansons optimistes lorsqu'on a peur de se trouver mal à chaque nouveau couplet. Comment dominer une salle, alors qu'on ne sait pas si on ne va pas s'écrouler sur la scène la minute suivante.
Tout nous vient - non pas tout, mais presque tout nous vient - par l'intermédiaire du langage. C'est pourquoi je pense que la solution de beaucoup de nos difficultés est dans le travail sur le langage.
Ma seule ambition, c'est d'être Bernard Tapie.
Savoir boire est une technique nationale qui sert à qualifier le Français.
Le capitalisme triomphant a bien compris que pourexploiter au mieux l'ouvrierIl faut l'accommoder
Je croyais que ces temps-là étaient révolus, qu'avec la chute du mur de Berlin c'était une période tournée et que cela n'avait plus de sens. Je n'aurais jamais cru que cela allait revenir.
Le premier jour, l'un est un invité, le second un fardeau et le troisième un ravageur.
En vivant et en voyant d'autres hommes, le coeur doit se briser ou devenir comme l'airain.
L'éminence sans mérite mérite la déférence sans estime.
Un amant est un homme qui essaie d'être plus aimable qu'il ne lui est possible de l'être.
On peut s'habiller dans toutes les matières, aussi invraisemblables soient-elles. Lorsque nous serons 20 milliards d'individus sur Terre, il n'y aura plus de laine, plus de coton, il n'y aura plus rien ! Il ne restera plus que les choses de la minière et nos ordures à recycler pour pouvoir faire des vêtements.
Je serai en activité avant de mourir, parce que j'ai l'intention de faire un dernier film - et pas n'importe quel film. Et après je pourrai partir. Je n'aurai plus rien d'autre à faire.
Mes parents l'ont écrit dans leur autobiographie : ils n'ont jamais désiré avoir un enfant. Ma mère, je l'ai surtout fait chier dans sa carrière. Avec mon père, j'ai eu des rapports agréables, mais plutôt copain-copain. Ils pensaient surtout à leur métier.
Affection : Accordée aux promus en amitié et aux rétrogradés en amour.
Il doit y avoir en moi une sorte d'exhibitionnisme qui cohabite avec une terrible pudeur.
Les gens prétendent être gentils, les gens prétendent être lisses, polis et tout, mais ce n'est qu'une apparence, parce que la façon dont nous sommes construits en tant qu'êtres humains n'est que paradoxe et contradictions.
J'ai payé très cher le fait d'être avec Montebourg.
Les grands poètes, les philosophes, les prophètes sont des êtres qui par le pur et libre exercice de la volonté parviennent à un état où ils sont à la fois cause et effet, sujet et objet.
Je ne crois pas que les électeurs aient besoin de consignes.
Il y a du sacré en chaque homme.
Le moi est haïssable. Mais c'est tout ce que j'ai.
Tout est vrai qui finit mal.
L'intelligence, c'est ce qui se passe quand rien n'empêche l'intelligence de fonctionner.
Chaque allemand ne connaît que sa spécialité, pour le reste il s'en remet au Gouvernement.
De quel prix est le monde auprès de la vie ? Et de quel prix la vie, sinon pour la donner ?
Avec une campagne de presse bien menée, au bout de deux mois, les Français croiraient en Dieu.
A la caserne, on ne fait rien, mais on le fait tôt et ensemble.
Si Christophe Colomb n'avait rien découvert, Kennedy serait toujours vivant.
Seules les femmes voient vraiment les choses. Les hommes n'ont jamais qu'une idée.
Il faut savoir faire les sottises que nous demande notre caractère.
La fièvre, à ce que l'on dit, nous délivre des puces, et l'infortune de nos amis.
Optimiste : équivalent d'imbécile.
La gloire, c'est d'être un excentrique de la littérature.
Dieu existe-t-elle ?
Personne n'est jamais trop bien pour personne.
Je devrais hurler, les gifler, me déculotter. Je ne le fais pas, bien entendu. Ces choses-là, on ne les fait jamais. Résultat : on est condamné quand même. Alors pourquoi s'en est-on privé ? Je rêve d'un monde où, de temps en temps, passeraient ainsi des colères.
On n'est pas toujours maître de sa vie, il y a des circonstances qui nous forcent.
Les dieux, ça ne dure pas assez ; regarde celui des chrétiens : Il n'a pas deux mille ans et il commence déjà à donner des signes de fatigue.
Tu dis les mots justes et souvent tes phrases commencent souvent par "oui", même pour conduire doucement vers le contraire en ouvrant la porte de la tolérance.
Tous les racistes ont un bon ami africain. Ils ne sont pas débiles. Ils savent qu'au cas par cas, il faut toujours des exceptions.
Il était devenu même populaire, car la vraie forme de la gloire est d'être admiré sans être lu, ce qui supprime les réserves et réticences.
La matière retombe toujours dans la tristesse.
La campagne m'est nécessaire de temps en temps. Comme j'y travaille, elle ne m'assomme pas.
On n'est pas non plus de ceux qui ont envie de lire seulement ce que les autres lisent.