S'opposer à la Turquie pour soutenir l'Europe
On ne va pas se réveiller avec le Front national !
Je ne vois pas beaucoup de films. Parce que je les fais.
Les hommes deviennent petits en se rassemblant.
Toute affaire que l'on me propose est mauvaise, car si elle était bonne, on ne me la proposerait pas.
C'est paradoxalement quand ils entrent dans la réserve que les généraux commencent à commettre des indiscrétions.
L'homme vaut-il la peine de déranger un Dieu pour le "créer" ?
On peut obtenir la justice pour les autres, jamais pour soi.
A quarante ans, on est riche ou on n'est rien.
Quand je serai très vieille, 40 ans ou à peu près, avec des centaines d'enfants et tout, je serai peut-être un peu triste de lire quelqu'un d'aussi jeune. Quand je boiterai, je pleurerai peut-être un peu de toutes mes activités passées et sangloterai peut-être face à mes jeunes os et mes idéaux.
La fête, c'est un dimanche un peu plus animé, voilà, tout.
Aux vies qui s'abaissent a voir la mienne, je sais,Qu'il me faudra prendre congé d'elles un jour ou l'autre,Nos vies sont des larmes d'aquarelle,Nous ne sommes reliés qu'à nous mêmes.
Dès qu'il parlait, c'était des tranchées, de barbelé, de veille, de macaroni, de barrage, de gaz, de tout ce cauchemar qu'il ne pouvait oublier.
Le pays est peuplé d'exaltés convaincus que les morts sont parmi nous, que dans la forêt gambadent des créatures invisibles ou qu'en s'exposant aux ondes sonores adéquates on peut rétablir son champ magnétique... Il suffit de leur donner l'occasion de déballer leurs théories, et on part sur de drôles de routes.
Je crois qu'on meurt quand on n'a plus envie de vivre. Quelles que soient les circonstances de la mort. Beaucoup de ceux que j'ai connus et qui sont partis n'avaient plus envie de vivre.
Ils m'étaient chers comme des souvenirs déjà reculés. C'est un peu bête de s'attacher si vite à des personnes qui n'ont en somme qu'un rôle passager dans votre existence. C'est l'histoire des émotions en commun.
Partir sans personne, c'est un peu comme rester.
Les grands esprits et les poètes aiment dans leurs écrits beaucoup mieux et beaucoup plus fort que dans la vie. Ils sont comme les États puissants qui acquittent leurs petites dettes avec de la monnaie, et qui règlent les grandes avec du papier.
Ah ! Ces anciennes maitresses, une fois mariées, il n'y a pas plus bégueules qu'elles.
La connaissance est constamment en marche.
Le retour en force du naturalisme, remettant à l'honneur le concept bien usé d'instinct maternel et faisant l'éloge du masochisme et du sacrifice féminins, constitue le pire danger pour l'émancipation des femmes et l'égalité des sexes.
Il ne faut pas chercher cette situation inouïe des âmes supérieures en un autre point de l'histoire que cette fin de siècle, où le mépris de toute transcendance intellectuelle ou morale est précisément arrivé à une sorte de contrefaçon du miracle.
Ce n'est pas "je" qui agit, c'est la logique automatisée des agencement sociaux qui agit à travers moi en tant qu'Autre.
L'étude de Bergson sur le rire, je devrais la lire, elle est on ne peut plus pertinente... en voici l'illustration. On s'amuse toujours plus ou moins des malheurs, des tares d'autrui. Le vrai civilisé, le sage ne rit pas...
Ecrire n'est pas choisir son récit. Mais plutôt le prendre, dans ses bras, et le mettre tranquillement sur la page, le plus tranquillement possible, le plus tel que possible.
Condition préalable à la lisibilité des livres : qu'ils soient oubliables.
Les avares ne sont ni des parents, ni des amis, ni des citoyens, ni des chrétiens, ni peut-être même des êtres humains.
Un auteur est souvent obscur pour le lecteur parce qu'il procède de la pensée à l'expression plutôt que comme le lecteur de l'expression à la pensée.
J'adore la Bretagne.
... il me semblait qu'il fallait s'efforcer de bannir les classifications artificielles de la chimie et commencer à attribuer à chaque élément le lieu qu'il occupe dans l'ordre naturel en le comparant successivement à d'autres...
Mon père... m'a jamais obligé d'étudier quoi que ce soit, mais il savait m'inspirer un grand désir de connaissance. Avant d'apprendre à lire, mon plus grand plaisir était d'écouter des passages de l'histoire naturelle de Buffon. Je l'ai constamment demandé de me lire l'histoire des animaux et des oiseaux...
Ce sont les méthodes qu'on utilise qui déterminent la valeur d'une cause.
C'est émouvant d'avoir des lecteurs. C'est merveilleux, on a l'impression qu'on peut communiquer.
Il n'y a rien que l'homme foule aux pieds si aisément qu'un cadavre.
L'homme : c'est un voyageur qui finit avec sa route.
Avec la foi, on ne fait pas grand chose ; sans la foi, rien.
Les dettes, c'est un état d'esprit.
Admirons les grands maîtres ; ne les imitons pas.
Air - Quoique personne ne sache exactement ce qu'est le fond de l'air, tout le monde en parle, en général pour le trouver frais.
On flatte pour être flatté.
Quand les pétroliers se plient en deux, les Bretons se tiennent les côtes.
Je suis mère, grand-mère et ado.
Chacun n'est que ce que ce que tous les autres lui permettent d'être.
Quand on est incinéré, on peut plus se retourner dans sa tombe.
Par conséquent, la question importante du sens de l'être n'est pas : pourquoi y a-t-il quelque chose et non rien - question leibnizienne tant commentée par Heidegger - mais : est-ce que je ne tue pas en étant ?
La suppression de la peine de mort a été une incitation, pour un certain nombre de délinquants, à considérer que les risques qu'ils prenaient en assassinant d'autres personnes étaient faibles. La peine de mort a été supprimée, mais par pour les honnêtes gens !
Tout être émet un climat, une humeur générale qui est sa longueur d'onde. Elle le suit pas à pas, quoi qu'il fasse, et s'inscrit dans la mémoire comme la synthèse de son passage.
Le manque d'argent est tellement le mystère de ma vie, même lorsque je n'en ai pas du tout, il a l'air de diminuer. Le manque d'argent est la forme de ma captivité.
Tout ce que vous désirez ardemment et passionnément, vous l'obtenez.
Nous sommes quasiment à l'obligation vaccinale, quand vous avez 90% des personnes qui peuvent se faire vacciner qui l'ont fait.