Tous ceux qui ont accepter de tirer se rendent dans le rond central avec les deux gardiens de but. Ils sont soudain si loin de tout, prisonniers dans ce cercle de courage.
Avec cette rage d'aventures, ce besoin d'émotions fortes, cette folie de voyages, de courses, de diable au vert, comment diantre se trouvait-il que Tartarin de Tarascon n'eût jamais quitté Tarascon ?
L'Humanité se compose essentiellement des morts dignes de survivre.
Un paradoxe fait homme, tel fut Berlioz.
Je suis seul, je suis seul, il neige des navires.L'équateur est couvert de gouvernails brisés.J'ai tenu l'océan comme une tirelire.Tangage de ma chair, quand vas-tu t'apaiser ?
Mais si l'on a manqué sa vie,On songe, avec un peu d'envie,A tous ces bonheurs entrevus,Aux baisers qu'on n'osa pas prendre,Aux coeurs qui doivent vous attendre,Aux yeux qu'on n'a jamais revus.
L'univers, et nous tous, sommes entrés vivants dans la simulation, dans la sphère maléfique, même pas maléfique, indifférente, de la dissuasion: le nihilisme, de façon insolite, s'est entièrement réalisé non plus dans la destrucrion, mais dans la simulation et la dissuasion.
Aujourd'hui, l'ennui est sidéral : c'est l'ennui de tout pouvoir faire, de jouir de tout, d'avoir parcouru tout l'espace et d'être au point inerte autour duquel tout tourne.
J'ai fait la connaissance de l'oeuvre de Maurras au tout début de l'année 1960. J'avais alors à peine plus de seize ans. A cet âge-là, on a surtout les convictions de ses curiosités.
Au Brésil, 10 millions d'hectares de forêt ont disparu en dix ans pour faire de la place à 200 millions de bêtes, le tout avec l'assentiment du gouvernement local, actionnaire et bénéficiaire de ce système d'élevage.
Ainsi, à chaque naissance, il y aurait un homme et une femme qui seraient prédestinés l'un à l'autre. Et tout le problème est de savoir qui est le compagnon de son âme.
Condition préalable à la lisibilité des livres : qu'ils soient oubliables.
Notre incapacité à poser les questions de fond et à comprendre que nos constructions suicidaires sont réfutables me sidère.
Le monde, chère Agnès, est une étrange affaire.
S'opposer à la Turquie pour soutenir l'Europe
J'aime le côté indépendant et rock des Bretons !
Je voulais le (Johnny) soigner. Et ça a marché. Mais j'en suis sortie complètement déglinguée. J'ai sombré dans l'anorexie. Je ne savais plus quoi faire de moi, je n'avais aucune estime de moi-même...
Je resterai un vieillard authentique.
L'intelligence est la faculté qui fait que l'on s'abstient.
Très peu de cause peut avoir beaucoup d'effet.
Les académiciens français se demandent toujours ce que les trente-neuf autres font sous la Coupole.
Si l'homme avait des yeux tout autour de la tête, "devant" et "derrière" n'existerait pas pour lui.
Les femmes extrêmement belles étonnent moins le second jour.
Il n'était habile à exprimer que ce qu'il n'éprouvait pas.
A ma première confrontation avec la mort et son caractère irréversible, j'avais 7 ou 9 ans.
En France, la réussite, c'est louche, on trouve ça dégueulasse.
Définition de l'apophtegme : L'apophtegme est un dit mémorable, un trait remarquable, qui, parti d'une âme ou d'une tête énergique, fait sur nous une vive impression, c'est un éclat d'esprit, de raison et de sentiment.
En tête, la musique jouait la marche du régiment, et, à la reprise victorieuse des clairons, il me semble que les dos las se redressaient.
Ce beau Nohant, si beau parce que vous y êtes ; envoyez de ma part à tous ses arbres mes tendresses d'ami. Vous savez comme j'aime les jardins, les fleurs. Je crois que c'est pour ça que je vous aime tant.
Qu'il existe des centaines de langues, donc des centaines de mots pour appeler un chêne n'empêche pas qu'un chêne soit partout un chêne.
Vous savez bien que l'on n'y peut rienMême Paris crève d'ennuiToutes ses rues me tuent.
Nous n'avons pas de télévision, c'est une chance inespérée : je suis contraint à la lecture, j'échappe par l'imagination à l'hébétude, à la noyade dans la bouillie des images. La bibliothèque est un rempart, une arme, elle me protège du monde. et m'offre des arguments pour l'affronter.
Croire, c'est aimer.
Quand l'ennemi avance, nous nous retirons. Quand l'ennemi s'arrête et campe, nous le harcelons. Quand l'ennemi s'efforce d'éviter le combat, nous attaquons. Quand l'ennemi se retire, nous le poursuivons.
Il est des amours qui vont au-devant des tromperies.
Un oiseau qui peut gober est qualifié pour apprendre à chanter.
La liberté, les hommes la dédaignent uniquement, semble-t-il, parce que s'ils la désiraient, ils l'auraient ; comme s'ils refusaient de faire cette précieuse acquisition parce qu'elle est trop aisée.
Aujourd'hui, nos dirigeants sont tous des managers.
Sur scène, on fabrique devant les gens, et j'aime fabriquer.
Je m'habille tout seul, je fais la cuisine tout seul... Et j'ajouterai 'hélas' pour la cuisine. En revanche, je ne sais pas voyager tout seul, parce que j'ai commencé à voyager comme acteur, en étant pris en charge.
À une jeune accouchée qui vous présente son nourrisson, ne dites pas : « Il pèse combien, votre rôti ? »
La discipline, c'est d'aimer ce qu'on aime.
L'amour, comme tout ce qui vit, commence à dégénérer sitôt conçu.
Le plus dangereux de nos calculs sont ceux que nous appelons des illusions.
Dans le monde de l'esprit, c'est en faisant faillite qu'on fait fortune.
On veut de la sûreté pour soi et pour tout le monde. Il n'en est pas de même de la liberté. On n'en veut que pour soi et on se méfie de celle des autres.
Les drogues nous ennuient avec leur paradis. Qu'elles nous donnent plutôt un peu de savoir.
Le phallus en ce siècle devient doctrinaire.
Le sommeil dévore l'existence, c'est ce qu'il y a de bon.
Sans les suicidaires, le monde n'avancerait pas...