Je ne suscite pas les opportunités, je les saisis.
Que la droite française comprenne que si Marine Le Pen est élue, ou si elle fait un très gros score, c'est eux qui seront liquidés aux législatives et leur famille politique sera liquidée.
Ce n'est pas ce qu'on a eu qui compte, c'est ce qu'on n'a pas.
On ne se met aisément qu'à la place de ses égaux.
Rien ne rend un homme plus conscient de son importance que de recevoir un télégramme de plus de dix lignes.
Il y a trois grands groupes de conflits sur lesquels reposent la plupart des films : l'homme contre l'homme, l'homme contre lui-même, et l'homme contre la nature.
Craindre les sens, c'est devenir philosophe.
Et vivre, n'est-ce pas rêver d'un rêve ?
On ne peut assez répéter que les règles du beau sont éternelles, immuables et que les formes en sont variables.
Qui se plaint de l'inactivité des administrateurs, a tort. Un conseil qui agit sème le désordre. Pour qu'une affaire soit prospère, il faut que le conseil ne fasse rien. Mais cela ne suffit pas toujours.
Rien ne compose le fond de l'âme comme les premiers souvenirs.
- Des camions bâchés. - Naturellement qu'ils sont bâchés. Mais c'est-y des allèges de pontonniers ou des prolonges d'artillerie ?
Croire, c'est aimer.
L'argent n'a pas d'odeur et une serviette bourrée de biffetons ne sent que le cuir.
Tenez compte des critiques même lorsqu'elles ne sont pas justes ; résistez-leur même quand elles le sont.
Nous convoitons tous la richesse, mais pas ses périls.
Quand je refuse un rôle, c'est souvent parce que j'ai eu des doutes dès le départ.
Les livres nous font jouir des observations et des méditations des hommes de tous les temps et de tous les lieux.
L'écrit ça arrive comme le vent, c'est nu, c'est de l'encre, c'est l'écrit, et ça passe, comme rien d'autre ne passe dans la vie, rien de plus, sauf elle, la vie.
Faire en soi le tour du propriétaire.
Je hais les mauvaises critiques, surtout si elles sont fondées.
Peut-être fabriquerons-nous un jour ce qui nous comprendra.
La guerre n'est pas si onéreuse que la servitude.
Les rires ajoutés des émissions "comiques" à la télé, on devrait les utiliser partout.
Si les coeurs étaient clairs, le monde serait clair.
Oui, les femmes sont les égales de l'homme. Mais, de grâce, Qu'elles ne deviennent pas leurs singes !
C'est ça, pour moi, l'instinct de liberté. S'affranchir de ce qu'on a gagné et de ce qu'on a perdu pour l'offrir aux autres.
Le temps veut fuir, je le soumets.
On peut changer d'amant, mais non changer d'époux.
Dans peut-être il y a la vie. Dans peut-être il y a l'espérance.
L'au-delà désormais, même pour les croyants, c'est d'abord la descendance. Est immortel également tout ce qui nous grandit: les amitiés nouées, les amours vécues, les passions partagées, les engagements pris avec d'autres, les bienfaits prodigués.
Le message s'achevait sur une profession de foi : en Chine, "la soumission ne conduit qu'à la honte, alors qu'un ton ferme permet de l'emporter, pour peu que la position défendue soit raisonnable."
Comme on dit «il faut rendre à César ce qui appartient à César», j'ai envie de dire: «Il faut rendre Astérix à ses lecteurs. Car c'est à eux qu'il appartient... Et pas à moi.
Que l'on parle bien quand on parle dans le désert !
Les affaires. Elles seules donnent du poids en ployant l'esprit vers la terre.
On ne peut rien aimer que par rapport à soi.
Qu'est-ce-que notre caractère, si ce n'est la condensation de toute l'histoire vécue depuis notre enfance.
Dans les rédactions, je suis cataloguée syndicaliste et anti-sarkozyste : ce n'est pas le cas.
Vous avez eu l'indulgence de faire allusion concernant mes livres à «l'art de la mémoire avec lequel sont évoquées les destinées humaines les plus insaisissables.» Mais ce compliment dépasse ma personne.
Les «coups de sang» de mis sociétaires ont fait l'admiration des plus éminents hématologues. Ils m'ont permis de découvrir que ce qui devait bien se lire ne pouvait être mal écrit.
Rien que cela, le sexe, nous sépare plus que deux planètes.
On dit peu de choses solides lorsqu'on cherche à en dire d'extraordinaires.
Les guerres sont comme les feux de broussailles, si on n'en prend pas garde, elles se mondialisent.
On croit agir, et l'on est entraîné.
Plus les maisons sont moches, plus le son de la télé est fort.
Une voix puissamment éloquente quand elle se tait, c'est le Mépris.
N'est-ce pas curieux, cet assemblage si fréquent de l'originalité et de la bonté, alors que les gens qui se ressemblent par milliers sont, dans leur médiocrité, en général si égoïstes et si malfaisants ?
Il y a un rythme dans chaque phrase, donc une musique. Chaque syllabe y prend sa place. C'est un automatisme: quand je lis un texte, je ne lis pas, je le chante dans ma tête. C'est naturel, j'associe toute phrase à un tempo.
Il tombe dans un affreux abandonnement de la part de Dieu.
Il y a des jours où, de la famille on en a jusque-là. Il y a des jours où l'on sait que c'est une drogue, l'affection : ça vous tient, ça vous coûte, ça ne vous comble jamais et pourtant, dès que ça manque, vous voilà tortillé.