Article I : l'objecteur de conscience est un homme comme les autres. Article II : il ne faut tout de même pas exagérer.
Ce n'est pas Dieu qui est loin de l'homme, mais l'homme qui est loin de Dieu.
Nos beaux sentiments ne sont-ils pas les poésies de la volonté ?
La vie est un flipper, j'évite les bumpers, Du tilt j'ai peur, comme un grand joueur.
Le poker permet de tout oublier, y compris qu'on n'a pas les moyens d'y jouer.
Depuis que je suis marié, je n'ai jamais mis les pieds dans une autre femme.
La mégalomanie c'est la silicone des artistes.
Dieu est un animal que l'on traque, que l'on tente d'apprivoiser, qui toujours s'enfuit, rompt la longe par laquelle on tente de le domestiquer, regagne les contrées sauvages, inaccessibles à qui a perdu l'innocence.
Certaines questions ne sont difficiles que parce qu'on les pose.
La vanité repue est toujours un peu honteuse de son appétit.
J'appelle intellectuel celui qui brûle d'expliquer aux autres ce qu'il n'a pas comprit lui-même.
Malheureusement, dans les rapports entre les gens, seuls comptent les gains et les pertes.
Les pâtes alimentaires aujourd'hui se vantent sur le premier mouvement de la symphonie n°25 de Mozart. C'est le mouvement allegro con brio. Mozart s'excuse, il n'avait pas pensé à composer un allegro al dente.
Les hommes, pour souffrir sont bien nés !
Tout circule si rapidement, d'un bout à l'autre de la planète.
Pourquoi privilégier ce qui n'existe plus au détriment de tout ce qui est là ?
Dieu est la plus haute mesure de notre incapacité : l'univers, l'espace lui-même, ne sont pas si inaccessibles.
Ceux qui prisent trop leur noblesse ne prisent pas assez ce qui en est à l'origine.
Pouvoir zapper, c'est un grand pas vers l'autonomie !
Le colonialisme se bat pour renforcer sa domination et l'exploitation humaine et économique. Il se bat aussi pour maintenir identiques l'image qu'il a de l'Algérien et l'image dépréciée que l'Algérien avait de lui-même.
La première condition pour apprendre est d'accepter d'ignorer.
Voici la feuille blanche sur la table, et la lampe tranquille, et les livres... Aurait-on jamais cru les revoir, lorsqu'on était là-bas, si loin de sa maison perdue ?
Les humains sont des merdes. Tout ce qu'ils aiment, c'est se faire diriger. Punir, récompenser, guider. La nature de l'homme, c'est de tuer son prochain.
Il faut garder confiance en la vie. Parce que si on laisse le mal qui nous a été fait bouffer notre vie et notre confiance, on finit par ne plus voir partout que le mal.
J'ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité. Est-il encore temps d'atteindre ce corps vivant et de baiser sur cette bouche la naissance de la voix qui m'est chère ?
Je n'ai pas l'impression d'avoir été enfant, adolescent, homme mûr, puis vieux. Je suis à la fois enfant, adolescent, homme d'âge mûr et vieux. C'est sans doute un peu idiot. Mais ça change tout.
On ne peut pas tout se permettre quand on tient compte du monde des autres.
Une formation politique qui recule devant les risques de l'action doit aussi pour les mêmes raisons reculer devant l'emploi de la jeunesse. Une politique timorée pusillanime n'a foi que dans l'expérience, et l'expérience a presque toujours quelque chose de sénile.
Chaque culture est dominée par un modèle maternel idéal qui peut varier selon les époques. Qu'elles en soient conscientes ou non, il pèse sur toutes les femmes.
Les douces courbes innombrables qui font d'un corps de femme, pour l'homme qui en est amoureux, un paysage qu'il n'en finit pas de découvrir et que chaque mouvement rend nouveau comme au jour de la création.
La langue est fasciste. La possibilité de tricher avec elle se nomme littérature.
Bien peu de gens savent aimer, parce que bien peu savent tout perdre.
Depuis, je n'ai point cherchéLe secret encor cachéDe ta peine...Il est des soirs de rancoeurOù la fontaine du coeurEst si pleine !
Il est habituel de traiter de fou celui qui énonce une vérité perturbante.
Sans spiritualité, on prend le risque d'être rattrapé par un sentiment de manque, de vide, de solitude à certains moments de notre vie. Et pas de chance, ce seront souvent les moments les plus importants : adversité, maladie, épreuve, deuils...
La malchance de ce siècle fut d'avoir vu arriver au pouvoir trois hommes en des lieux différents : Hitler, Staline et Mao Tsé-toung. Chacun d'eux aurait suffi à faire son malheur, ce fut un cauchemar de se les être parfumés tous les trois.
Débarrassez-vous de vos soucis lorsque vous vous débarrassez de vos vêtements la nuit.
Qui veut comprendre le poète, écrit Goethe, doit se rendre au pays de la poésie. En général, ce n'est pas le poète qui est incompréhensible ou obscur.
Quiconque recherche une grande expression doit faire attention au ridicule
La France, trait d'union au sein de l'humanité universelle.
Le nivellement total à la communiste n'est pas très réjouissant. J'ai connu Roland Barthes, j'ai l'impression que c'était autre chose que Badiou...
Il faut plaire aux femmes d'abord puisque c'est la femme qui applaudit et le mari qui suit.
L'argent, c'est bon d'en gagner pour le dépenser. Je claque tout, je donne, je fais n'importe quoi.
Vous passez par des moments de découragement quand vous rédigez les premières pages d'un roman. Vous avez, chaque jour, l'impression de faire fausse route.
Une chose est sûre, autrefois les faits divers étaient plus amusants, plus délirants. L'ADN est une invention formidable pour les enquêteurs mais un frein pour les dérives criminelles.
On ne sait jamais, devant les nouveau-nés, quelle raison de pleurer leur fournira l'avenir.
J'aime m'intituler, avec un certain orgueil, ingénieur des ponts et chansons
Je suis passionné pour la vérité, et pour les mensonges qu'elle autorise.
Ils disent que c'est à consommer avec modération. Jusqu'à preuve du contraire, je consomme avec qui je veux.
Je m'ennuyais. Voilà comment ça a commencé. Elle m'ennuyait, voilà comment ça a fini.