Engraisser le sillon du laboureur anonyme, tel est le véritable avenir du véritable soldat.
Barbarie, seconde patrie de la bête humaine.
Le coup d'oeil est souvent trompeur, pas le coup de nez.
Laissez la tyrannie régner sur un mètre carré, elle gagnera bientôt la surface de la terre.
Composer un album, c'est jouer à se vider, éliminer un tas de notes qui t'empêtrent la tête.
Je fais des chansons comme un pommier fait des pommes.
L'analyse a pour but l'avènement d'une parole vraie.
Chaque individu doit se forger ses propres outils, ses propres valeurs, s'il ne veut pas se transformer en zombie.
Tout est vain en nous, excepté le sincère aveu que nous faisons devant Dieu de nos vanités.
La poésie vécue comme poésie, c'est le désir et l'agent de l'instauration démocratique, qui peut seule sauver le monde.
Pire qu'un pouvoir occulte, nous découvrons avec la mondialisation une pure absence de pouvoir.
Il y a des amis. Il n'y a pas de vrais amis.
Crois moi : la mort nous suit à toute heure, à tout pas.
Il s'agit donc de faire une société, après quoi nous ferons peut-être du bon théâtre.
Le courage de l'artiste n'est pas tant de créer que d'accepter le moment où il faut arrêter de le faire.
Si vivre c'est agir, alors s'engager c'est construire sa vie.
Le hasard n'existe pas. Il y a qu'une suite de pas vers soi ou loin de soi et peu importe la manière d'y arriver.
Garder les yeux ouverts sur la beauté du quotidien. Se réjouir de vivre ici et maintenant. Voilà nos premières et plus fréquentes possibilités de bonheur.
J'ai la dimanchiteCe putain de blues du dimanche soir avant la reprise du turbin
Fais de ta vie une ascension d'amour.
L'amour, c'est le genre de maladies qui n'épargnent ni les intelligents ni les imbéciles.
On aime mieux à mesure qu'on a vécu, et c'est la vie elle-même qui sépare de l'amour.
Qu'importe l'éternité de la damnation à qui a trouvé dans une seconde l'infini de la jouissance ?
Je me sens même un peu à contre-courant de moi-même. Ou alors, je suis en avance sur ce qui va se passer.
Il est froid. Ne sourit pas. Je suis son faire-valoir, mais je ne dois rien valoir
L'homme est la créature qui, pour affirmer son être et sa différence, nie.
Cinquante ans sans guerre c'est long. Pas pour les militaires qui préfèrent mourir dans leur lit mais pour les industriels et pour les maçons.
Ce n'est pas tuer l'innocent comme innocent qui perd la société, c'est de le tuer comme coupable.
L'art de la police est de ne pas voir ce qu'il est inutile qu'elle voie.
Quand les riches font l'amour, ils ont énormément de plaisir ; quand les pauvres baisent, ils ont énormément de gosses.
Si pauvre type que soit tel prêtre, il a toujours la supériorité sur la plupart des autres hommes de n'être pas marié.
Il n'est pas interdit de penser que si l'Angleterre n'a pas été envahie depuis 1066, c'est que les étrangers redoutent d'avoir à y passer un dimanche.
L'avenir n'est à personne, l'avenir est à Dieu.
La guerre est un fruit de la dépravation des hommes ; c'est une maladie convulsive et violente du corps politique ; il n'est en santé, c'est-à-dire dans son état naturel, que lorsqu'il jouit de la paix.
Quand une maîtresse de maison ne me met pas à sa droite, je suis furieux, et quand elle m'y met, gêné.
Le trafic d'influences constitue le pain quotidien du pouvoir.
Je suis venu pour te voler Cent millions de baisers.
Le bonheur : comme une raison que la vie se donne à elle-même.
La gloire est le beau nom doré de l'injustice, Et le plus valeureux n'est pas toujours vainqueur.
La politique me fait l'effet d'un immense cabestan auquel sont attelés un grand nombre d'hommes pour soutenir une mouche.
L'oeil du sourd est normal.
La lecture est un acte d'identification: si nous comprenons ce que nous lisons, c'est que les sentiments exprimés sont déjà en nous.
A pas vouloir vieillir on meurt avant les autres.
Les politiques sont comme les chevaux, ils ne peuvent marcher droit sans oeillères.
Si on se laisse aller au désespoir, on finit mangé par les rêves qu'on a vécus de travers.
Même la guerre est quotidienne.
On devient vieux à partir du moment où on ne comprend plus les jeunes.
Faire la charité, c'est bien. La faire faire par les autres, c'est mieux. On oblige ainsi son prochain, sans se gêner soi-même.
On est toujours plus vieux que sur la photo.
Il ne peut y avoir, d'un côté, la forme, de l'autre, le fond. Un mauvais style, c'est une pensée imparfaite.