La bonne foi est une vertu essentiellement laïque, que remplace la foi tout court.
Crever gros... crever maigre... La différence est pour les porteurs.
Il se pourrait que la vérité fût triste.
Les conseils de la vieillesse éclairent sans réchauffer comme le soleil d'hiver.
C'est une des superstitions de l'esprit humain d'avoir imaginé que la virginité pouvait être une vertu.
Je n'ai que l'amour pour me saisir dans mon être total, je n'ai que l'amour de Dieu pour saisir l'homme que je suis dans la promesse dont je suis l'accomplissement.
Le propre de la pruderie, c'est de mettre d'autant plus de fonctionnaires que la forteresse est moins menacée.
Certains écrivains qui se déclarent le fils de leurs oeuvres sont nés de parents méconnus.
La politique me fait l'effet d'un immense cabestan auquel sont attelés un grand nombre d'hommes pour soutenir une mouche.
La perversité, c'est l'art de transformer le bien en mal.
Il est bien rare que le coeur mente ; mais on n'aime pas à l'écouter.
Pour rentrer chez vous, une seule adresse, la vôtre !
Toute l'invention consiste à faire quelque chose de rien.
L'inégalité des conditions entraîne l'inégalité des richesses, mais l'inégalité des richesses n'amène pas l'inégalité des besoins.
Le langage, avant de signifier quelque chose, signifie pour quelqu'un.
Il faut être discret quand on parle de son bonheur, et l'avouer comme si l'on se confessait d'un vol.
- Une serpillière, c'est formidable Thérèse - Non Pierre, c'est un gilet ! - Ah ! Oui y'a des trous plus grands pour les bras !
Mon intérêt seul est le but où tu cours.
La seule différence entre un fou rire et un rire fou, c'est la camisole !
La vie est un duel avec les ombres qui vous détestent.
Le mari, l'amant, caressent la même femme, mais c'est chacun une femme différente qu'ils aiment.
Ce sont les questions qui sont le sel de la vie. Les réponses, il faut s'en garder : elles peuvent tuer.
La joie emplit le coeur lorsqu'on a rencontré la certitude que la vie n'est pas un chemin qui va vers rien.
Tu joues les mecs cotés, les rois de la night qui écument les boîtes, mais la seule chose qui te rapproche d'Ibiza c'est une Seat.
La liberté est dangereuse, aussi difficile à vivre que passionnant.
Même si je suis épuisé, quand je suis en contact avec le public, je me sens pousser des ailes.
Je suis désolée, je vais vous décevoir, mais je n'ai écrasé personne pour arriver où je suis aujourd'hui.
La retraite... quel mot terrifiant !
Papet, je m'en vais parce que j'en peux plus. C'est pas pour les oeillets tant pis s'ils crèvent, c'est à cause de mon Amour.
J'ai bu tellement de thé que j'ai la vessie qui me remonte jusqu'au goulot.
Vouloir toujours ; c'est le fait de Paris.
Je n'ai jamais eu le temps de lire, mais rien, jamais, n'a pu m'empêcher de finir un roman que j'aimais.
L'homme supérieur est celui qui remplit son devoir.
Un financier, ça n'a jamais de remords. Même pas de regrets. Tout simplement la pétoche.
Si l'on ne fait pas le bien par goût naturel, que ce soit par désespoir ; ou du moins pour ne pas faire le mal.
Etre privé de quoi que ce soit - quel supplice ! Etre privé de tout - quel débarras !
La différence entre la F1 et le cyclisme, c'est qu'on peut gagner un Grand Prix avec une dysentrie, mais jamais on ne pourra gagner le Paris-Roubaix avec des hémorroïdes !
Snober ou moquer un média aussi puissant que la télévision, aussi présent et aussi répandu relève d'un caprice de l'esprit ou de sa démission.
Les politiques sont comme les chevaux, ils ne peuvent marcher droit sans oeillères.
Un mort qui ressuscite déçoit toujours un peu son monde.
Tout ce qui est collectif est borné, tout ce qui est solitaire est nul.
Le mot de peuple est un des plus beaux mots de la langue française. Il dit le manque et l'entêtement, la noblesse des gueux sous l'incurie des nobles.
L'écriture n'est pas une fin en soi, elle est la nostalgie d'un ravissement.
Un DJ n'existe qu'à travers les autres : il pique les musiques des autres pour faire danser d'autres autres.
Supprimons l'instruction obligatoire pour le sexe aimable et il pensera un peu moins à prendre aux hommes les places qui leur reviennent.
Le côté déprimant des temps modernes est la fâcheuse nécessité qu'ils impliquent de la nullité des temps anciens.
Le basket, c'est bien ; parce que, vu l'état de la bouffe actuellement, je ne vois pas ce qui nous reste d'autre qu'un ballon à mettre dans un panier.
Il n'est pas moins déloyal de s'approprier les morts que de les laisser tomber. Il n'est pas moins désinvolte d'oublier leur transcendance que d'oublier leur existence.
La peau se souvient. Nous sommes des êtres de tissu.
J'ai la dimanchiteCe putain de blues du dimanche soir avant la reprise du turbin