Moi, mon père, il me l'a transmise, la soumission. Mais avec un brin d'orgueil, un brin de noblesse.
On ne dévore pas un bon livre, c'est plutôt dans son ventre que vous risquez de finir
Éloigner nos jouissances, souvent c'est nous servir ; faire attendre le bonheur, c'est ménager à son ami une perspective agréable.
On ne peut pas sortir de l'ombre, même un peu, sans exciter la haine de beaucoup.
L'ennemi mortel de l'âme c'est l'usure des jours.
L'homme ne promène pas son chien, c'est lui qui est promené par son chien.
Je dis "vous" à mon impresario. Avec l'argent qu'il me prend, j'ai toujours cru qu'ils étaient deux.
L'apéritif, c'est la prière du soir des Français.
L'exécution, dans la peinture, doit toujours tenir de l'improvisation.
La dernière chose qu'on trouve en laissant un ouvrage est de savoir celle qu'il faut mettre la première.
Vivez, ah ! Vivez donc, et qu'importe la suite ! N'ayez pas de remords. Vous n'êtes pas Juge.
Parmi les êtres humains, on ne reconnaît pleinement l'existence que de ceux qu'on aime.
On cloue les cercueils comme si on avait peur que les morts s'envolent.
Ce que les mécaniciens de l'esprit n'ont pas compris, c'est que lorsque Dieu se manifeste, il n'a nullement besoin des sens : il entre en communication directe avec cette "aptitude au divin" qu'est l'âme.
Certaines gens se trouvent constamment blessés à un orgueil qu'ils n'ont pas.
Jamais on n'a tant parlé de l'avenir que depuis qu'on ne sait même plus s'il y aura un avenir.
Toutes les chansons Racontent la même histoire.
Quand l'homme se reconnaît trop faible pour réaliser ses désirs et satisfaire son orgueil, il les reporte, enfant, sur ses parents, homme vaincu par la vie, sur ses enfants à son tour.
L'ivresse n'est jamais qu'une substitution du bonheur. C'est l'acquisition du rêve d'une chose quand on n'a pas l'argent que réclame l'acquisition matérielle de la chose rêvée.
C'est le devoir de l'homme de lutter contre l'homme pour l'empêcher de devenir trop puissant, par conséquent dangereux.
Chez certains députés, le sommeil est parfois ce qu'il y a de plus profond.
Notre crainte des autres vient de ce qu'ils cherchent à nous transformer en objets pour assurer leur propre liberté.
Si on pouvait se nommer, si on savait se présenter dans l'évidence de son sexe, dans la certitude de son être, on n'écrirait pas, il n'y aurait pas d'histoire, pas de sujet, pas d'objet.
Rien ne surpasse l'écrit dans son commentaire sur l'écrit, mais toute maladroite, toute superficielle qu'elle est, la parole ne constitue-t-elle pas l'accès le plus commode et le plus efficace au texte ?
Il est toujours plus plaisant de suivre que de guider.
La guerre est un formidable concentré des passions humaines.
Celui qui écrit des livres est tout (un univers unique pour lui-même et pour tous les autres) ou rien. Et parce qu'il ne sera jamais donné à quelqu'un d'être tout, nous tous qui écrivons des livres, nous ne sommes rien.
Tous les matins en se levant, on devrait dire : "Chic ! je ne suis pas mort !"
La felicité est dans le goût et non pas dans les choses.
On a vingt ans depuis quinze jusqu'à trente ans.
Tout afflue à Paris.
C'est toujours les mêmes qu'on cite, pas étonnant qu'ils soient connus.
Tartarin racontait ses amours avec la princesse Likiriki, et leur séparation déchirante. Il savait que les femmes aiment à consoler, et que porter ses chagrins de coeur en écharpe est la meilleure façon de réussir auprès d'elles.
Écrire une chanson dans la solitude, puis finalement elle arrive sur scène avec le public, on touche le rêve.
Soixante-trois ans. Vouloir la vie comme si j'en avais trente. Un sac à dos épuisant. Des bouts de santé qui foutent le camp. Etre au mieux avec la mémoire. En couleurs ou noir et blanc. Selon le bouleversement.
Elle tombait malade pour que mon père s'occupe d'elle, collectionnait les maux comme d'autres les pays exotiques pour devenir enfin visible.
L'amour a fait la douleur et la douleur a fait l'amour.
Les dessinateurs vont avoir de plus en plus de mal à dire ce qu'ils ont sur le coeur. Les peurs et le politiquement correct sont passés par là.
Les Allemands nous ont pris nos Juifs, ils nous rendent des Arabes.
Les ministres, c'est comme les trous dans le gruyère. Plus il y a de gruyère, plus il y a de trous ; et puis plus il y a de trous, bah moins il y a de gruyère.
Il y'a des acteurs qui préfèrent prendre la plume, moi je préfère dire le texte des autres. C'est mon métier !
J'ai arrêté de boire, de fumer, notamment, car je voyais des personnes importantes se détériorer.
Ce qu'on ne voit pas chez lui, c'est qu'il ne fait pas le partage entre ce qui est possible et ce qui n'est pas possible, le légal et le non-légal, le décent et le non-décent. Pourquoi cette espèce d'appât de [...] ► Lire la suite
Tout ce que l'on sait peut servir dans tout ce que l'on fait.
Un bon ministre est un homme qui ne sort pas de son bureau, qui renonce à tous les plaisirs de l'existence et qui vieillit d'une année chaque mois.
Les hommes sont des anges stagiaires.
C'est souvent la solution écartée d'office qui aurait été la bonne.
Les postes éminents rendent les grands hommes encore plus grands, et les petits hommes encore plus petits.
Les gens du monde se réunissent moins pour goûter le plaisir d'être ensemble que pour s'en répartir l'ennui.
Nous n'écoutons d'instincts que ceux qui sont les nôtres, Et ne croyons le mal que quand il est venu.