La connaissance de soi est à la fois inutile et inappétissante. Qui souvent s'examine n'avance guère dans la connaissance de lui-même. Et moins on se connaît, mieux on se porte.
Non seulement les caresses possèdent une vertu tranquillisante et anti-douleur, mais en plus, elles participent à la constitution de l'identité et à l'émergence de la pensée.
J'aime soigner les pauvres et les malades, je resterai chez les Soeurs de Nevers.
Eh bien, je pense que nous devrions toujours mettre un peu d'art dans ce que nous faisons. C'est mieux ainsi.
J'ai été manger chez le pape. Qu'est ce qu'il est sympa ! Mais alors elle !
Être auteur, c'est assumer ses idées pour le meilleur et pour le pire.
Dieu fit pour l'amour la caresse, pour la caresse ta main.
Je veux décevoir tout le monde pour pouvoir jouir d'une liberté de ton et d'esprit. Pour pouvoir passer au crible tous les pouvoirs, toutes les religions, et toutes les institutions.
L'agroécologie est un choix de durabilité pour l'agriculture. C'est un mouvement de fond.
Revaloriser l'islam, en tant que spiritualité, est le meilleur moyen de lutter contre l'intégrisme.
Ce que j'aime en moi, c'est Guignol.
L'amour sert à mourir plus commodément à la vie.
Que je vive obscur, ignoré, oublié, proche de celle que j'aime, jamais je ne lui causerai la moindre peine, et près d'elle le chagrin n'osera pas approcher de moi.
Prenez le relais, indignez-vous ! Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.
Un peintre apprenti demandait à son maître "Quand dois-je considérer que mon tableau est fini ?" Et le maître répondit : "Quand tu pourras le regarder avec surprise, en te disant : C'est moi qui fait ça".
J'ai toujours détesté le labeur et si je travaille, c'est dans le but unique de subvenir à mes débauches (je me passe aisément du nécessaire).
Il ne faut pas beaucoup d'esprit pour montrer ce qu'on sait ; mais il en faut infiniment pour enseigner ce qu'on ignore.
Ce que nous n'avons pas eu à déchiffrer, à éclaircir par notre effort personnel, ce qui était clair avant nous, n'est pas à nous.
Rêver, c'est se désintéresser.
Rêverie, ô cigare invisible du sage !
Supprimez le conditionnel et vous aurez détruit Dieu.
Les jeunes gens s'imaginent que rien n'est plus facile à faire qu'une pièce de théâtre, ce qui est vrai. Mais rien n'est plus difficile à réussir.
La beauté vitale peut tout se permettre : elle n'est pas astreinte aux limitations du goût.
On a beau se donner du mal, l'ordre est le plus fort et retrouve toujours ses droits.
On dit d'un homme qu'il est raisonnable, comme les putains disent d'un client qu'il est sérieux.
Comprendre, c'est déjà aimer.
Quand je réveille mon chat, il a l'air reconnaissant de celui à qui l'on donne l'occasion de se rendormir.
Les idées ne suffisent pas, il faut le miracle.
Je me demande si c'est moi qui vieillis ou si c'est le monde qui est trop vieux.
La mort se débite dans le monde à la machine. On fabrique des cadavres comme on fabrique des boulons.
Une fille laide est une fille qu'on saute sans élan.
Paris c'est Babylone la ville de toutes les tentations.
Par les temps qui courent, parler de rien, c'est déjà quelque chose !
C'est la philosophie qui découvre les vertus utiles de la morale et de la politique. C'est l'éloquence qui les rend populaires. C'est la poésie qui les rend pour ainsi dire proverbiales.
Les histoires d'amour sont comme les histoires de chasse : si le gibier entendait !
Il y a des gens niais qui se connaissent, et qui emploient habilement leur niaiserie.
La grande erreur de la justice, c'est de s'imaginer que ses accusés agissent toujours logiquement.
Comme il serait intéressant, ce fait divers où l'on voit trois personnes assassinées, si vous étiez du nombre, mon cher ami !
Le style a le mouvement et l'image.
Une réunion sert à décider de l'ordre du jour de la réunion suivante.
Le pessimiste, c'est : 2+2=4. L'optimiste, c'est : 2+2=5. Cet univers où nous sommes est un univers pessimiste.
L'avenir est une tradition. Combien de temps se maintiendra-t-elle ?
Il est dans la nature d'une grande nation de concevoir de grands desseins.
Ce qui s'en va à notre mort est le meilleur de nous-même : les débris de notre innocence, les bienfaits de nos larmes et de nos rires, les caresses que nous avons su offrir, l'amour qui a pu échapper aux griffes de notre égoïsme.
On a guéri la peste, bravo, mais maintenant on a le cancer ! On aurait mieux fait de rester avec la peste, vu qu'on savait la soigner.
Nous jurons que nous nous présentons aux Jeux Olympiques en concurrents loyaux, respectueux des règlements qui les régissent et désireux d'y participer dans un esprit chevaleresque pour l'honneur de nos pays et la gloire du sport.
Y'a tant de vagues et de fuméeQu'on n'arrive plus à distinguerLe blanc du noirEt l'énergie du désespoir.
Le bonheur ne m'a guère souri sur cette terre.Où vais-je ? Je cherche dans ces montagnesLe silence, la paix du coeur. C'est ma patrie,Je n'errerai plus jamais loin d'elle.Les cimes de partout redeviennent bleues,Vais-je te dire adieu ? Non, qu'à jamais,A jamais bruisse l'eau, refleurisse l'herbe !
Car leur tort, c'est de dormir, dans une sécurité trompeuse dont les réveille trop tard le coup de foudre de la maladie.
Le vrai prophète du XIXe siècle était Dostoïevski, pas Karl Marx.