La passion amoureuse est une manière d'entrer en résonance avec l'autre, corps et âme, et avec lui ou elle seuls.
C'est dans les utopies d'aujourd'hui que sont les solutions de demain.
Sur le bon chemin il faut savoir supporter les petites épreuves qui sont des occasions de mérite.
En société, il faut une vertu souple ; trop de bonté peut être blâmable.
Un musée ne peut être un lieu où on se contente de montrer.
Toute marque de confiance est une provocation d'autrui à la malhonnêteté.
Ce qui m'intéresse dans Brice, ce n'est pas « Je t'ai cassé » ou « Salut, ça farte ? » que la presse a retenus, c'est ce personnage en attente sur sa planche sur une mer d'huile qui dit : « Le surf, c'est pas un sport, c'est un rêve. »
J'arrêterai de chanter le jour de ma mort.
Je n'ai jamais été violent envers une femme, mais je ne suis pas un pacifique, je ne suis pas quelqu'un qui se laisse faire.
Aujourd'hui encore quand j'entends dire Papa, je sursaute, même soixante-quinze ans après.
Je n'ai pas de plan de carrière. J'ai la chance de vivre une passion, d'en vivre mal, mais d'en vivre. En fin de compte, je suis une femme heureuse.
En entrant dans le camp, c'était comme si Dieu était resté à l'extérieur.
L'amour est l'éveil chaque fois réinventé, chaque fois une première fois.
L'amour au masculin est singulier. Au féminin, pluriel. J'aurais volontiers pensé le contraire.
La beauté est une. Seule la laideur est multiple.
L'homme recommence toujours tout, même dans sa propre vie.
Le soleil de l'homme, c'est l'homme.
Il n'est que de vivre : on voit tout et le contraire de tout.
Le péché ne compose pas, il décompose.
Le créateur, ce n'est pas parmi les personnages qu'on doit le chercher, ses secrets sont dans sa manière de créer.
Le meurtre, chez l'homme, c'est tout près, c'est juste sous la peau, frémissant, c'est au bord des yeux comme le désir, à fleur de tête. Le meurtre, en un sens, n'est qu'une figure du désir : c'est l'envie de vous le faire passer.
Qui rit sous l'okoumé, pleure sous l'acajou.
On se souvient d'une atmosphère parce que des jeunes filles y ont souri.
Un homme âgé n'est plus en devenir social, il est en devenir de vieillissement et de mort, en devenir humain. Il n'a plus à en être, il est au coeur de l'être pur.
Aider un homme est une entreprise solitaire, à chacun particulière, chaque fois irremplaçable.
On ne demande conseil que pour raconter ses ennuis.
Déicide : s'indigner contre, bien que le crime ne soit pas fréquent.
Haleine - L'avoir forte donne l'air distingué. Eviter les allusions sur les mouches et affirmer que ça vient de l'estomac.
Il est beaucoup plus difficile de ne pas croire que de croire en Dieu, les vrais athées sont presque introuvables.
Le droit suppose, pour son élaboration, la connaissance des techniques sur lesquelles il s'applique.
Un truc vilain, même à la mode, reste vilain.
La vérité résulte parfois d'un cumul de mensonges qui se compensent.
Il faut pomper pour vivre et donc vivre pour pomper.
Aux orgueilleux Dieu résiste et combat, et leur orgueil soudainement se rabat.
Avoir le courage de regarder sa vie en face, de n'y voir rien d'ajusté, rien d'harmonieux. Le courage de tout casser, de tout saccager.
- Quand tu mets ton oreille contre l'escargot, t'entends le coeur qui bat...- Surtout si l'escargot il a couru !
Dans ce monde de misère le bonheur est vite enterré.
Je voulais te dire des mots solaires, te baigner de parfums doux comme des songes.
Par exemple être ailleursAvoir envie d'être ailleursRien faireAvoir envie de rien fairePrendre des ruesMarcher dans les avenuesCroiser les gensAvec les soucis d'argentSentir son coeur vide éperdumentComme s'il ne pouvait plus sentir les sentiments
Nous devrions garder le silence sur ceux qui sont au pouvoir ; en dire du bien implique presque de la flatterie ; dire du mal d'eux de leur vivant est dangereux, et quand ils sont morts, c'est lâche.
Combien de siècles faudra-t-il pour admettre qu'attribuer un sexe à Dieu est un blasphème ?
Quand je vois que des gens continuent à aller au parc, à la plage ou à se ruer sur les marchés ouverts, c'est qu'ils n'ont pas compris les messages passés par les autorités (confinement).
Je suis un mangeur de pomme.
Le public veut comprendre et apprendre en une seule journée, une seule minute, ce que l'artiste a passé des années à apprendre.
la notoriété des Girondins de Bordeaux était si énorme qu'elle finissait par vampiriser celle de l'opticien que je suis et que je veux rester pour l'opinion publique.
Je déteste le nationalisme. Je crois, au plus profond de moi, que la construction européenne doit nous débarrasser de ce mixte bizarre de maurrassisme et de jacobinisme qui fait le fond de sauce de notre religion patriote. Je trouve que La Marseillaise, par exemple, est un chant détestable et grotesque.
Contempler sa bibliothèque, c'est rêver qu'on ne saurait mourir avant d'avoir lu tous les livres qui la remplissent.
Les véritables accords sont les accords en arrière-pensées.
Toutes les révolutions modernes ont abouti à un renforcement de l'Etat.
Un jour, à force de fouiller l'atome, un savant expliquera peut-être la joie et la paix de l'esprit par des formules mathématiques.