La vie d'une diva n'est pas une vie. Vivre avec une diva non plus !
Je pense qu'il y a une politique de fainéants et il y a la politique des artisans.
Je n'ai pas essayé de reproduire la nature; Je l'ai représenté.
Claude (Claude François) n'était pas quelqu'un de facile. Personne n'était heureux autour de lui.
Dieu est le verbe, les hommes les compléments et les femmes les adjectifs, pour faire joli.
La liberté, c'est un peu comme l'argent. Il ne suffit pas d'être riche pour savoir dépenser.
Il faut traduire, commenter, publier, imprimer, réimprimer, clicher, stéréotyper, distribuer, crier, expliquer, réciter, répandre, donner à tous, donner à bon marché, donner au prix de revient, donner pour rien, tous les poëtes, tous les philosophes [...]
On ne tue bien que ce qu'on aime.
Seule occupation qui ne soit pas indigne d'un gentleman dans la matinée : désembrouiller l'écheveau de ses rêves.
La critique souvent n'est pas une science ; c'est un métier, où il faut plus de santé que d'esprit, plus de travail que de capacité, plus d'habitude que de génie.
Lire est le propre de l'homme.
Il n'y a que l'argent qui aide à oublier qu'on n'est pas riche.
L'univers est vrai pour nous tous et dissemblable pour chacun.
Si on ne s'aimait pas tant soi-même on serait toujours seul.
La vie se passe tout entière à désirer...
Il est plus nécessaire d'étudier les hommes que les livres.
Qu'est-ce que Dieu ? C'est un secret de l'homme.
L'information peut tout nous dire. Elle a toutes les réponses. Mais ce sont des réponses à des questions que nous n'avons pas posées, et qui ne se posent sans doute même pas.
La télé est le paradis des acteurs.
Police : a toujours tort.
Les feuilletons doivent être lus par petits bouts, aux cabinets.
Au lieu de craindre la Russie, il serait temps d'essayer de la comprendre, de comprendre que, tiraillée entre deux mondes, c'est tout de même à l'Europe que ce grand pays s'identifie et que c'est son destin qu'il entend continuer à partager ? À nous d'y contribuer.
Tant de mains pour transformer ce monde, et si oeu de regards pour le contempler.
Qu'on ne prétende jamais, auprès d'un aîné, que c'est "pour lui" (ou elle) que les parents en mettent un autre au monde. Combien d'enfants sont ainsi sauvagement rendus responsables d'un indésirable frère ou soeur qu'ils avaient soi-disant réclamé, alors qu'ils avaient besoin d'un camarade de jeu de leur âge.
Cette Europe qui jamais ne cessa de parler de l'homme, jamais de proclamer qu'elle n'était inquiète que de l'homme, nous savons aujourd'hui de quelles souffrances l'humanité a payé chacune des victoires de son esprit.
Quand elle court, elle a souvent le mouvement de la Victoire de Samothrace.
Notre âge est l'infini et l'infini veut que la rencontre, la coïncidence ait lieu aujourd'hui dans un wagon roulant vers la catastrophe.
C'est l'idée morale des choses qui nous effraye ; un serpent nous fait horreur dans la nature, et les boudoirs de jolies femmes sont remplis d'ornements de ce genre : tous les animaux en pierre que nous ont laissés les Égyptiens, des crapauds, etc.
A l'origine n'est pas le mot, mais la phrase, une modulation. Ecoutez le chant des oiseaux !
C'est grand pitié quand beauté faut a coeur de bonne volonté.
On rappelait. On frappait du pied. Mais c'était le succès ça ! J'avais oublié que ça pouvait m'arriver à moi, un public qui applaudisse sincèrement. Je sortis de scène comme un fou. Envie de rire, de pleurer. Redécouvrant le bonheur de réussir.
L'amour n'étend point son empire sur les vers du cercueil.
Je savais mieux faire l'amitié que l'amour.
Au pays des matins calmesPas un bruit ne sourdRien ne transpireSes ardeursJ'aimais quand je t'aimaisJ'aimaisQuand je t'observaisJ'étais d'attaque.
La vérité ne vieillit pas.
Ô poésie,Je sais qu'on te méprise et te dénie,Qu'on t'estime au théâtre, voire un mensonge,Qu'on t'accable des fautes du langage,Qu'on dit mauvaise l'eau que tu apportesÀ ceux qui tout de même désirent boireEt déçus se détournent, vers la mort.
L'écrivain original, tant qu'il n'est pas mort, est toujours scandaleux.
Nous savons au moins déjà une chose, c'est que l'être humain est merveilleux, mais que les êtres humains sont pitoyables.
Les idées tirées de lectures seront toujours des idées de livres. Aller aux personnes et aux objets directement.
Nous sommes tellement dans les ténèbres, me dit ma femme, que le seul pressentiment d'un mystère est, pour nous, de la lumière.
Délicatesse : Forme saine de la compassion.
Crèches, écoles maternelles : dès que l'enfant commence à reconnaître des formes, il est façonné par une pensée politique. La première couleur qu'on lui fait aimer est le rouge. Les premiers gestes qu'il imite sont révolutionnaires - lever le poing, en frappant le sol du talon. Les premiers chants sont des hymnes guerriers.
Vous savez, à partir d'une certaine quantité, le reste est du superflu.
On ne transforme pas les choses par la violence, les frontières tomberont d'elles même le jour où les gens seront heureux.
On peut me reprocher d'avoir eu une vie dissipée, ce qui est rigoureusement exact, mais on ne peut pas me reprocher d'avoir aimé vivre. Je suis là pour vivre ! Faire l'amour n'a jamais fait de mal à personne !
Je me dis que je serai sans doute morte avant de m'arrêter. C'est une chose que très secrètement au fond de moi, je crois que je souhaite.
Le respect pour les créateurs est le baromètre des libertés.
Certaines amours peuvent se changer en amitié, mais il faut pour cela qu'elles n'aient pas atteint en nous certaines profondeurs.
On peut être élégant avec un tablier.
Je suis un admirateur de Stromae. Il y a de la créativité la-dedans. C'est beau, c'est élégant.