Seule occupation qui ne soit pas indigne d'un gentleman dans la matinée : désembrouiller l'écheveau de ses rêves.
La critique souvent n'est pas une science ; c'est un métier, où il faut plus de santé que d'esprit, plus de travail que de capacité, plus d'habitude que de génie.
Lire est le propre de l'homme.
Il n'y a que l'argent qui aide à oublier qu'on n'est pas riche.
L'univers est vrai pour nous tous et dissemblable pour chacun.
Si on ne s'aimait pas tant soi-même on serait toujours seul.
La vie se passe tout entière à désirer...
Il est plus nécessaire d'étudier les hommes que les livres.
Qu'est-ce que Dieu ? C'est un secret de l'homme.
L'information peut tout nous dire. Elle a toutes les réponses. Mais ce sont des réponses à des questions que nous n'avons pas posées, et qui ne se posent sans doute même pas.
La télé est le paradis des acteurs.
Police : a toujours tort.
Les feuilletons doivent être lus par petits bouts, aux cabinets.
Un tournage, c'est comme une succession de coïts interrompus.
Au lieu de craindre la Russie, il serait temps d'essayer de la comprendre, de comprendre que, tiraillée entre deux mondes, c'est tout de même à l'Europe que ce grand pays s'identifie et que c'est son destin qu'il entend continuer à partager ? À nous d'y contribuer.
Tant de mains pour transformer ce monde, et si oeu de regards pour le contempler.
La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui ; ainsi l'exercice des droits naturels de la femme n'a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l'homme lui oppose ; ces bornes doivent être réformées par les loix (sic) de la nature et de la raison.
Qu'on ne prétende jamais, auprès d'un aîné, que c'est "pour lui" (ou elle) que les parents en mettent un autre au monde. Combien d'enfants sont ainsi sauvagement rendus responsables d'un indésirable frère ou soeur qu'ils avaient soi-disant réclamé, alors qu'ils avaient besoin d'un camarade de jeu de leur âge.
Cette Europe qui jamais ne cessa de parler de l'homme, jamais de proclamer qu'elle n'était inquiète que de l'homme, nous savons aujourd'hui de quelles souffrances l'humanité a payé chacune des victoires de son esprit.
Quand elle court, elle a souvent le mouvement de la Victoire de Samothrace.
Notre âge est l'infini et l'infini veut que la rencontre, la coïncidence ait lieu aujourd'hui dans un wagon roulant vers la catastrophe.
C'est l'idée morale des choses qui nous effraye ; un serpent nous fait horreur dans la nature, et les boudoirs de jolies femmes sont remplis d'ornements de ce genre : tous les animaux en pierre que nous ont laissés les Égyptiens, des crapauds, etc.
En France, tout le monde est un peu de Tarascon.
On rappelait. On frappait du pied. Mais c'était le succès ça ! J'avais oublié que ça pouvait m'arriver à moi, un public qui applaudisse sincèrement. Je sortis de scène comme un fou. Envie de rire, de pleurer. Redécouvrant le bonheur de réussir.
L'amour n'étend point son empire sur les vers du cercueil.
Je savais mieux faire l'amitié que l'amour.
Au pays des matins calmesPas un bruit ne sourdRien ne transpireSes ardeursJ'aimais quand je t'aimaisJ'aimaisQuand je t'observaisJ'étais d'attaque.
Ô poésie,Je sais qu'on te méprise et te dénie,Qu'on t'estime au théâtre, voire un mensonge,Qu'on t'accable des fautes du langage,Qu'on dit mauvaise l'eau que tu apportesÀ ceux qui tout de même désirent boireEt déçus se détournent, vers la mort.
L'écrivain original, tant qu'il n'est pas mort, est toujours scandaleux.
Les idées tirées de lectures seront toujours des idées de livres. Aller aux personnes et aux objets directement.
Nous sommes tellement dans les ténèbres, me dit ma femme, que le seul pressentiment d'un mystère est, pour nous, de la lumière.
Délicatesse : Forme saine de la compassion.
Crèches, écoles maternelles : dès que l'enfant commence à reconnaître des formes, il est façonné par une pensée politique. La première couleur qu'on lui fait aimer est le rouge. Les premiers gestes qu'il imite sont révolutionnaires - lever le poing, en frappant le sol du talon. Les premiers chants sont des hymnes guerriers.
Vous savez, à partir d'une certaine quantité, le reste est du superflu.
On ne transforme pas les choses par la violence, les frontières tomberont d'elles même le jour où les gens seront heureux.
On peut me reprocher d'avoir eu une vie dissipée, ce qui est rigoureusement exact, mais on ne peut pas me reprocher d'avoir aimé vivre. Je suis là pour vivre ! Faire l'amour n'a jamais fait de mal à personne !
Le respect pour les créateurs est le baromètre des libertés.
Certaines amours peuvent se changer en amitié, mais il faut pour cela qu'elles n'aient pas atteint en nous certaines profondeurs.
On peut être élégant avec un tablier.
Je suis un admirateur de Stromae. Il y a de la créativité la-dedans. C'est beau, c'est élégant.
Les voleurs font, en tuant pur voler, moins de mal que les généraux des armées, qui détruisent des nations seulement par orgueil.
La fête n'est jamais gratuite pour un artiste.
Il y a des hommes qui sont sources.
L'homme a sa loi ; il se l'est faite à lui-même ; la femme n'a pas d'autre loi que la loi de l'homme. La femme est civilement mineure et moralement esclave. [...] Une réforme est nécessaire.
Ce qui manque dans le couple, c'est une loge, comme à la scène.
Une fois sur deux, un ami qui se marie est un ami perdu.
Qu'est-ce qu'un penseur ? Un homme qui se pose encore des questions quand les autres ne s'en posent plus.
Il ne faut pas vouloir la mort du pécheur, fut-il à la ligne.
Il y a une minute où toutes les femmes se ressemblent, c'est quand elles tombent.
Les nations, comme les hommes, meurent d'imperceptibles impolitesses.