La Bretagne, c'est spécial ! Je ne sais pas comment vous dire... Les Bretons sont très musiciens.
Le moment est peut-être venu de formuler un code moral qui régirait nos relations avec les grandes créatures marines ainsi qu'avec celles qui sont sur la terre ferme. Mon souhait est que cela se réalise.
Evoquer la France de la manière la plus provocante possible, je me sens très à l'aise là-dessus.
Les médias ont leur part de maltraitance, d'agressivité, de création de monstre comme mon frère... Où on l'invite pour faire le buzz, ou on le laisse déraper sans lui donner des limites, où du coup il s'enferme dans un personnage provocateur. Et ensuite on le met au rébus.
Qui peut croire que le Front national n'est pas un parti d'extrême droite?
En France, les gens viennent pour la musique et restent pour les textes.
La littérature est prostitution.
La classe dite moyenne tient dans l'Etat la place que tient le ventre dans le corps humain : le milieu. Il y a des hommes qui sont le cerveau du progrès. Il y en a d'autres qui en sont les pieds.
Vous aurez dans l'avenir l'auréole auguste de la femme qui a protégé la Femme. Votre admirable Ïuvre tout entière est un combat ; et ce qui est combat dans le présent est victoire dans l'avenir.
Un ange ! Elle a des ailes à la place des seins.
Ce qui me révolte : l'égoïsme. Chez les autres. Pas chez moi. Et le céleri. Chez moi. Pas chez les autres.
Pourquoi désirer la gloire, qu'on méprise dès qu'on l'a ? Mais c'est bien ce que souhaite l'ambitieux : l'avoir pour pouvoir la mépriser.
Où l'on fait appel au talent, c'est que l'imagination fait défaut.
Si on devait envisager l'amour du point de vue de notre emploi du temps, qui s'y risquerait ?
Le plus simple écolier sait maintenant des vérités pour lesquelles Archimède eût sacrifié sa vie.
C'est de ne rien espérer qui est beau ! C'est de savoir qu'on en a pour toujours !
Moins on parle, et bien souvent mieux on pense.
La politique est l'art d'arriver par n'importe quel moyen à une fin dont on ne se vante pas.
Le superflu devient avec le temps chose très nécessaire.
Même la petite rosée fait prospérer le champ.
Les spermatozoïdes des cyclistes ont un numéro dans le dos.
La vision n'est "qu'un agrégat de raisonnements".
Il y a des femmes qui vous rendraient heureux si on les laissait faire !
Je veux tellement me souvenir des belles choses de la vie, le ciel au crépuscule, le soleil à l'aube. Je ravale mes larmes toutes les nuits, je pleure pour Père et pour le monde et quand le soleil ne brillera plus pour moi, quand je serai partie, ma lumière évanouie.
Il n'y a que les coupables pour prendre les vérités pour des insultes.
Ma grand-mère se souvenait de son voyage de noce à Paris, mais pas d'avoir été mariée.
Il ne buvait pas, il ne fumait pas, il ne mangeait pas et il est mort très jeune, ça lui apprendra.
La tare est la conscience qui crée l'indécision, la paresse, la gaucherie, et qui altère la volonté.
On oublie que l'amour est le domaine de la déraison et que plus une chose est déraisonnable, mieux elle s'allie avec l'amour.
L'éthique est la philosophie première.
La réalité de la dictature était ce fleuve de sang et de boue, et moi j'étais une feuille détachée d'une branche d'un arbre et qui flottait, légère et étourdie.
Vous qui avez le doigt sur la puissance armée et sur les codes du feu nucléaire, vous qui, d'une simple parole pouvez faire pleuvoir un déluge de fer et de sang sur des milliers d'innocents pour neutraliser quelques dizaines de criminels, m'accorderiez-vous quelques minutes avant de lâcher vos projectiles ?
Et dans le jour mourant qui frotte d'un éclat glacé le dos ciré des chaises, il me semble que je vais voir, penchées sur lui, toutes les ombres de nos morts, pour qui l'horloge égrène son rosaire.
Elle avait une main sur les yeux, pour s'abriter du soleil de midi.
Rencontrer des hommes célèbres, échanger avec eux par hasard quelques mots, il n'en faut pas plus pour enflammer l'ambition.
Creuse, fossoyeur, creuseA ma belle amoureuseUn tombeau bien profond,Avec ma place au fond.
Le fait est que nos dents menaçaient de percer nos langues, tant l'appétit les avait aiguisées.
Au pays des matins calmesPas un bruit ne sourdRien ne transpireSes ardeursJ'aimais quand je t'aimaisJ'aimaisQuand je t'observaisJ'étais d'attaque.
Ce que deux êtres se donnent de plus beau, ce n'est pas seulement leur corps, leurs plaisirs, leurs talents mutuels, c'est une histoire à nulle autre pareille qui les liera à jamais même s'ils doivent se quitter.
Nul ne sait son propre nom, nul ne connaît sa propre face, parce que nul ne sait de quel personnage mystérieux - et peut-être mangé des vers -, il tient essentiellement la place.
Mieux vaut être dans un coin pas très passant que d'être trépassé.
Politesse ici, grossièreté ailleurs : on est toujours le Barbare de quelqu'un.
Il se réconcilia avec lui-même et il s'aima l'aimant.
Toutes nos âmes sont écrites dans nos yeux.
La plupart de ceux qui font des recueils de vers ou d'épigrammes sont comme des mangeurs de cerises ou d'huîtres : ils choisissent d'abord les meilleures, et finissent par tout manger.
Un homme sans noblesse ne peut avoir de bonté ; il ne peut avoir que la bonne nature.
J'aime notre pays, j'ai beaucoup d'ambition pour lui. Je me bats depuis cinq ans pour que cela aille mieux. J'ai plutôt à coeur qu'il continue à aller mieux.
Parce qu'on a peu de temps, les enfants d'hier sont tristement grands.
On peut me reprocher d'avoir eu une vie dissipée, ce qui est rigoureusement exact, mais on ne peut pas me reprocher d'avoir aimé vivre. Je suis là pour vivre ! Faire l'amour n'a jamais fait de mal à personne !
Certaines amours peuvent se changer en amitié, mais il faut pour cela qu'elles n'aient pas atteint en nous certaines profondeurs.