Les religions naissent de nos craintes et de nos faiblesses, s'agrandissent dans le fanatisme et meurent dans l'indifférence.
Les hommes savent mieux organiser leur vie que les femmes : ils se marient plus tard et meurent plus tôt.
Nombreux sont ceux qui vivent et méritent la mort. Et certains qui meurent méritent la vie. Pouvez-vous la leur donner ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser la mort en jugement.
Il y a des coeurs qui n'arrivent que par la lassitude jusqu'à la tendresse.
Les doctrines, comme les nations et les individus, ne meurent qu'en refusant de s'engager.
La plupart des hommes célèbres meurent dans un véritable état de prostitution.
Le travail, ça salit, ça fatigue et ça déshonore.
Plus mes copains meurent plus je reçois de scénarios !
Une longue maladie semble être une halte entre la vie et la mort, que la mort elle-même peut être un réconfort pour ceux qui meurent et pour ceux qui restent.
La paresse séduit, le travail satisfait.
Le bruit des grandes cataractes, le mugissement des tempêtes, le tonnerre, l'artillerie portent dans l'âme une sensation grande et terrible, quoiqu'assurément personne n'ait jamais remarqué ni délicatesse ni artifice, dans ces sortes de musique.
Qu'est-ce que l'inspiration ? C'est d'avoir une seule chose à dire, que l'on n'est pas fatigué de dire.
La paresse a cela de mortel que, dès qu'on en triomphe, on la sent qui renaît.
Il n'y a que les enfants qui meurent en croyant vivre.
Notre urbanité ne vaut la délicatesse paysanne, vraie fille de la charité chrétienne.
Le plus grand atout de l'homme est l'esprit instable.
On se fatigue de la pitié, quand la pitié est inutile.
Si l'espoir fait vivre, ceux qui vivent d'espoir meurent de faim.
Avec certaines gens la délicatesse est folie.
Un au-delà ? Pourquoi pas ? Pourquoi les morts ne vivraient-ils pas ? Les vivants meurent bien.
D'emblée dans la vie la fatigue touche aux deux portes sacrées : l'amour, le sommeil. L'amour qu'elle use comme de l'eau sur la pierre. Le sommeil qu'elle entasse comme de l'eau sur de l'eau.
- Personne ne reste totalement immobile pendant une IRM. - Ah oui c'est vrai il était un peu fatigué alors il a fait bouger l'un de ses hémisphères cérébraux dans une position plus confortable !
En renonçant à la distinction, on se vautre dans l'approximation, car la paresse articulatoire cache une paresse intellectuelle.
La vraie prière est une fatigue immense.
Un cerveau plein de paresse est l'atelier du diable.
Sans la paresse qui dissuade de pousser la méchanceté trop loin et la concurrence à son paroxysme, notre société ne serait pas vivable.
La qualité la plus désirable chez un soldat est la constance dans le support de la fatigue ; la valeur n'est que secondaire.
Le tact est une délicatesse procédant de deux désirs également respectables : ne pas désobliger son prochain et ne pas se l'aliéner.
On va mettre cela sur le compte de la fatigue mais je me suis surprise à patauger dans la guimauve. Grosse bouffée de tendresse pour ces trois-là et intuition que nous étions en train de vivre nos dernières tartines d'enfance...
Les idéaux survivent à travers le changement. Ils meurent par inertie devant le défi.
La fidélité en amour n'est que la paresse du désir.