Elles s'en vont, les pensées tristes, les années veuves, Comme un bouchon qui s'accroche, un instant, dans les roseaux du fleuve.
La promptitude à croire le mal sans l'avoir assez examiné est un effet de l'orgueil et de la paresse.
J'ai des tas d'idées brillantes et nouvelles, mais les brillantes ne sont pas nouvelles, et les nouvelles ne sont pas brillantes.
Une chose intelligente, c'est une chose que n'importe quel imbécile peut comprendre.
Le papier est patient, mais le lecteur ne l'est pas.
Oui, les cours d'art dramatique sont utiles... pour les professeurs.
Le plus riche n'emporte que son linceul.
Les idées, c'est comme les gosses. Il ne suffit pas de les avoir, il faut les élever.
Les femmes sont "authentiquement" malades quand elles le veulent. Elles sont même capables de mourir par orgueil.
Chez les uns, le style naît des pensées ; chez les autres, les pensées naissent du style.
Les amis sont dangereux, non point tant par ce qu'ils vous font faire, que par ce que qu'ils vous empêchent de faire.
Méprisez votre prochain comme vous-même.
Toutes les grandes choses qui ne sont pas exécutées paraissent toujours impraticables à ceux qui ne sont pas capables de grandes choses.
Ne publiez pas vos poèmes, chantez-les !
N'écris que par lassitude de regarder.
Sur l'Ukraine, l'Europe s'est complètement trompée.
- Ca va ?- Non.
Je pense que le happy-end des contes de fées donne à l'enfant l'image d'épreuves qui, évidemment, sont loin de sa réalité, mais qui lui permettent momentanément de s'identifier à des héros qui traversent des passes difficiles et qui arriveront tout de même à triompher des obstacles.
On parle des maîtres chanteurs, on ne sait pas ce que c'est qu'une maîtresse chanteuse.
La femme est faible. Elle ne peut échapper seule à la perdition. Un homme doit l'aider. À défaut d'un père, d'un frère, d'un oncle, il lui faut un mari.
En un mot, les vivants sont toujours, et de plus en plus, dominés par les morts.
Je crois que ce qui arrive de mauvais dans le monde arrive par les hommes, jamais par les femmes.
Je ne fais plus attention à mes gens quoique encore parmi eux. Je ne les crains pas. Ils ne me blessent plus. Je suis à moitié absent. J'erre au loin sur la mer. Mon coeur s'apaise, mon coeur s'apaise. Je grandis, je m'absente, je deviens grave.
Vous vous dévouez à moi parce que je suis persécutée, vous croyez avoir de l'amour, et vous n'avez que de la pitié.
Il y a des jours où il faut distribuer son mépris avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
La légende reste victorieuse en dépit de l'histoire.
Je suis seul, je suis seul, c'est l'heure des tempêtes.Les mots à qui je parle ont peur de me parler.La nuit m'entoure, je m'accroche à ma planète.Le Sud est-il au Nord ? Mon étoile a coulé.
L'histoire est l'invention des historiens.
Plus triste que de perdre ses biens, c'est de perdre son espérance.
On peut m'objecter que vivre la nuit, c'est compenser une solitude en s'entourant artificiellement d'autres solitudes. Je pense plutôt que c'est vouloir vivre plus intensément, grignoter des minutes éveillées sur la petite mort du sommeil, tenter d'avoir des journées de vingt-quatre heures, pousser la machine humaine à son maximum.
On a caricaturé les électeurs du FN, et ils se sont sentis abandonnés. C'est important d'aller à leur rencontre.
Pour nous préparer au cas où elle (ndlr : épidémie Coronavirus) reviendrait avec plus de force. La lutte contre l'épidémie n'est donc pas terminée. Mais je suis heureux, avec vous, de cette première victoire contre le virus.
Cette réconciliation entre la base et le sommet, je considère que je n'ai pas réussi à la faire, et c'est pour moi au coeur de ce qui m'attend dans les mois à venir.
Je n'étais pas d'une famille de chanteurs.
A la quarantaine, on se débarrasse des emmerdeurs.
Nous aurions pu aussi aller sur le Web, mais il n'est pas encore possible de le faire. Il faut choisir, régler les montures. Nous ne sommes pas des épiciers !
Se raconter, c'est être impudique.
Ce Paris-là n'a cessé de me hanter et sa lumière voilée baigne parfois mes livres.
Parce que la religion vient d'ailleurs, elle est autre que la politique.
La globalisation provoque un besoin d'enracinement.
Pour cesser d'être douteux, il faut cesser d'être, tout bellement.
Sa raison de commettre le crime, c'est précisément de le commettre sans raison.
La pensée ne commence qu'avec le doute.
Les jumelles grossissent et les soeurs qui ne le sont pas grandissent.
A quoi bon faire des livres pour instruire les hommes ? Les passions n'ont jamais lu ; il n'y a point d'expériences pour elles, elles se lassent quelquefois, mais elles ne se corrigent guère, et voilà pourquoi tant d'événements se répètent.
L'esprit éminemment faux est celui qui ne sent jamais qu'il s'égare.
Dès qu'on nous embrasse, il est bon de prévoir tout de suite l'instant où nous serons giflés.
Et mon bonheur, à moi, n'est pas de cette vie.
Dans tous les maux qui nous arrivent, nous regardons plus à l'intention qu'à l'effet. Une tuile qui tombe d'un toit peut nous blesser davantage mais ne nous navre pas tant qu'une pierre lancée à dessein par une main malveillante.
La prospérité fait peu d'amis.