Jean-Sébastien Bach est certainement l'artiste le plus inspirant pour écrire des scénarios.
Moi, mes amours d'antan c'était de la grisette :Margot, la blanche caille, et Fanchon, la cousette...Pas la moindre noblesse, excusez-moi du peu,C'étaient, me direz-vous, des grâces roturières,Des nymphes de ruisseau, des Vénus de barrière...Mon prince, on a les dames du temps jadis qu'on peut...
Je m'intéresse au langage parce qu'il me blesse ou me séduit. C'est là, peut-être, une érotique de classe ? Mais quelle classe ?
Parce que vous êtes un grand seigneur, vous vous croyez un grand génie !
Qu'un écrivain déclare, comme la chose la plus naturelle du monde, qu'il préfère le commerce charnel des très jeunes personnes aux turpitudes classiques de ses contemporains, et il n'en faut pas plus - en pleine société permissive - pour le faire passer pour le Diable dans le Landerneau parisien.
Homme du genre niais : Les individus de cette classe veulent avoir réponse à tout !
Les élites françaises sont passées à côté de la pop culture.
Être l'objet du désir pas sa chose.
Heureux est le fils dont la foi en sa mère demeure incontestée.
Ce sont à chaque fois elle [ndlr: Les classes populaires] qui sont mises sous pression : sous pression de la finance ou des écologistes qui leur disent pas d'avion, pas d'auto, comment ceux qui ont tout peuvent-ils dire à ceux qui n'ont rien ce qu'ils ont droit de faire ?
Le ciel interdit, il est vrai, certaines gratifications, mais il y a des manières et des moyens d'aggraver de telles choses.
Je mets toujours les dieux au pluriel, de peur qu'il y en ait un qui le prenne mal.
Il y a un acteur dans chaque avocat. C'est par le prisme de ce que l'on est, de notre histoire, que l'on va chercher de l'émotion. Mais nous, on ne peut pas refaire la prise. Et surtout, au cinéma, personne ne joue sa peau : la différence est abyssale.
Mes parents m'ont toujours dit que si tu veux quelque chose, tu peux faire tout ce que vous dois faire pour l'obtenir. Tant que ce n'est pas contre quelqu'un d'autre.
Il faut faire la chasse aux coeurs secs.
Si l'on veut faire un programme qui marche à 20h30 sur une chaîne privée, il y a quand même peu de chance qu'on y parle de choses intéressantes.
Je ne ai pas vraiment ce fantasme d'être dans un blockbuster.. Je ne suis pas enthousiasmé par la célébrité, l'argent et le pouvoir.
L'UMP va exploser. Ce parti n'est même pas capable de définir sa ligne politique pour les présentes élections. Ce sont ses dirigeants que nous visons, car l'immense majorité des militants UMP partage nos opinions. Ses responsables, en revanche, sont totalement soumis à l'idéologie socialiste.
Le retour du fait religieux est un mouvement mondial, une lame de fond.
Ma mère qui n'avait été veuve qu'une fois en avait pratiquement l'habitude.
Les aspirations de l'homme à la liberté doivent être maintenues en pouvoir de se recréer sans cesse ; c'est pourquoi elle doit être conçue non comme état mais comme force vivre entraînant une progression continuelle.
La délicatesse de l'obligé, c'est de ne jamais nous faire sentir ce qu'il nous doit.
Comment mépriser les hommes et accepter les honneurs ? Il faut mépriser les honneurs et accepter les hommes.
Il est singulier de songer qu'amour n'est féminin qu'au pluriel.
Personne ne veut être plain de ses erreurs.
Et surtout soyons-nous l'un à l'autre indulgents.
Chez les uns, le style naît des pensées ; chez les autres, les pensées naissent du style.
La nécessité empoisonne les maux qu'elle ne peut guérir.
Boire ou séduire, il faut choisir.
Soutenir et consoler sont deux piliers qui devraient apparaître dans l'édifice du temple humain.
L'aridité du texte n'exprime pas la désinvolture, mais le respect.
L'esprit devient inquiet dans le chagrin, lorsqu'il n'a pas assez de force pour le surmonter.
C'est a travers les mots, entre les mots, qu'on voit et qu'on entend.
Il y a une ambiance propre aux voyages ferroviaires, une résignation collective à ne pas être dérangé pendant plusieurs heures, une transition heureuse entre deux situations.
Je pressens qu'il y a une certaine incompatibilité, voire un choix nécessaire, entre comprendre et se faire plaisir.
Et la légende court, se répand, s'enjolive.
Une puce me pique. Chouette, une heure après l'embarquement je jouis déjà d'ineffables démangeaisons.
Quand on ne travaille pas, non seulement on ne gagne rien, mais on dépense plus.
Oui, il faut dire aux jeunes filles, il faut répéter aux jeunes hommes, que le mariage ne contentera pas leur besoin d'amour ou de passion, qu'il y est contraire par définition, puisqu'il est la monogamie organisée, et que la passion, dans le premier état de la vie amoureuse, correspond à un instinct polygamique.
Chers lecteurs, que les mots dansent dans votre coeur. Écrivez! Ça ne guérit pas, ça n'efface pas, les cicatrices restent mais c'est un beau voyage. Ouvrons les portes du sérail.
Je remercie l'écriture et le langage qui, malgré tant de trahisons, me sont jusqu'à la fin restés fidèles. Je remercie mes mots qui, pour la dernière fois, acceptent de former une phrase : " Vivre était une merveille, vivre est devenu une corvée, vivre est aujourd'hui nocif."
C'est pourquoi tout ce qui a quelque quantité virile, depuis une trentaine d'années, se précipite éperdument au désespoir. Cela fait toute une littérature qui est véritablement une littérature de désespérés.
A dater de ce jour, l'épouse exemplaire ne marcha plus qu'avec une palme de martyre et l'existence devint un enfer, un lac de très profonde amertume pour le pauvre cocu dompté qui se mit à boire et négligea ses affaires.
Etre un citoyen, un humain conscient, consiste à s'interroger, toujours, sur les conséquences de ses actes. Cela concerne évidemment les animaux.
L'imagination domine le monde.
Aujourd'hui, l'activité politique consiste à faire la même chose en polluant un peu moins. Ça n'a absolument aucun intérêt parce que ce que nous cherchons à faire aujourd'hui, c'est à exterminer la vie.
Une maison, aussi petite soit-elle, sera toujours plus grande que le plus grand des appartements, pour moi.
Le mot «travail» n'existe pas dans mon vocabulaire, la comédie est un art de vivre que j'ai toujours pris au sérieux même si je fais joujou, je me déguise...
Nous avons semé une graine... Au lieu d'une Europe à moitié formée, nous avons une Europe avec une personne morale, avec une monnaie unique, une justice commune, une Europe qui est sur le point d'avoir sa propre défense.
Je ne sens pas le froid. C'est mon sang britannique !