L'air qu'on voit dans les tableaux de maîtres n'est pas de l'air respirable.
Avoir une idée, c'est une espèce de fête.
Dans les arts en particulier, il faut un sentiment bien profond pour maintenir l'originalité de sa pensée en dépit des habitudes auxquelles le talent lui-même est fatalement enclin à s'abandonner.
C'est un des mystères attachés à la condition humaine, et la définition de sa folie essentielle, que le domaine de l'inexistant ait presque toujours la part la plus belle par rapport au domaine de l'existant.
Quel enfant n'a pas aimé trembler, la nuit sur les pentes herbeuses, à attendre le dahu, n'a pas chanté pour se donner du courage devant les monstres de l'imaginaire, vaincre la peur en marchant bravement vers les ombres ?
Tout dépend de la mère, de son histoire et de l'Histoire. Non, il n'y a pas de loi universelle en cette matière qui échappe au déterminisme naturel. L'amour maternel ne va pas de soi. Il est "en plus".
Le problème endémique de la démocratie c'est l'homme politique.
Tout philosophe a deux philosophies, la sienne et celle de Spinoza.
Rien n'expose mieux la singularité d'une « vocation » que d'être contredite - mais non niée bien loin de là - par le prosaïsme de son incarnation
On rit peu de la gaieté d'autrui, quand on a de l'humeur pour son propre compte.
Chut ou j'te bouffe ta langue.
Agis uniquement d'après la maxime qui fait que tu peux aussi vouloir que cette maxime devienne une loi universelle.
Toutes les femmes ont un père : cela veut dire que toutes les femmes sont condamnées au malheur.
Le risque de l'amour pour un être humain, je ne l'avais jamais pris, comme ça je n'étais jamais emportée par la vague.
Ma vie aura été une succession de vies, comme si j'avais eu plusieurs vies, une multiplicité d'histoires et de rôles. Je n'ai pas cessé d'avoir des changements de vie.
Plus triste que de perdre ses biens, c'est de perdre son espérance.
Plus l'homme vain s'estime lui-même, moins il estime ses semblables, qui le lui rendent bien.
Il y a plus de gens qui souhaitent être aimés qu'il n'y en a qui sont prêts à aimer.
Quand vous voyez des films d'époque, c'est souvent avec des acteurs plus âgés.
Pour moi, le cinéma devient grandiose quand il impose sa propre mythologie et sa propre réalité.
Les femmes ? Les petites, je les saute, les grandes, je les grimpe.
Cette quête de parité est comme celle de la morale, elle n'a pas de fin. Ne donnez pas aux femmes le social ou la famille, il leur faut les finances ou la défense ! Ce ne sera jamais assez.
Je suis très honoré pour toutes les distinctions, mais ce qui me tient le plus à coeur, c'est la clientèle et le fait que je sois satisfait de ma nourriture et de mes restaurants.
Jean d'Ormesson était le plus intelligent d'entre nous.
Les Français sont nostalgiques mais ne le savent pas.
Le Grand Journal aurait dû s'arrêter après le départ de Michel Denisot.
Un romancier ne peut jamais être son lecteur.
Je ne vois pas pourquoi les actrices auraient peur de la transformation.
On se souvient des chefs de file, mais on ne connaît pas forcément ceux qui ont contribué à faire de ces chefs de file de grandes et hautes personnalités.
Nous attendons toujours, pour nous exécuter, l'instant où nous sommes forcés par les circonstances.
Mes vers ont le sens qu'on leur prête !
L'homme est un animal assez effrayant pour faire fuir ou se terrer les autres bêtes à son approche.
N'est-ce pas une chose remarquable que plus un objet est simple, moins on puisse le définir ?
La peur de tomber : voilà ce qui fait grimacer les pendus.
Dès que l'on fait un pas hors de la médiocrité, l'on est sauvé.
On fait tout avec de l'argent, excepté des hommes.
L'admiration est la fille de l'ignorance.
Protéger la jeunesse contre l'attraction du monde extérieur, mobiliser les cadres autour des valeurs soviétiques, c'est cela la tâche de l'intelligentsia. Si les écrivains, dont le prestige est grand en URSS, se détournent des ces tâches, s'affichent comme des représentants des modes ou des idées occidentales, c'est l'ensemble des convictions soviétiques qui en sera affaibli.
Les hommes ont l'avantage que l'on ne regarde pas leur poitrine quand on leur parle.
La liberté dans un monde plus juste fait partie des slogans qui sont un peu vétustes.
Mais la paresse ne veut pas dire ne rien faire.Elle veut dire faire ce qu'on a décidé de faire parce qu'on l'aime, parce que l'on se construit en le faisant, parce qu'on se libère, parce qu'on s'amuse...
On conviendra aisément qu'il importe au plus haut point de savoir si l'on n'est pas dupe de la morale.
Pour vous, sans plus, je fus né, mon coeur n'en peut aimer d'autre.
Vous grimpez sur le dos des gouines et des pédés pour chanter vos louanges. Il n'y a pas de quoi, et on n'est pas là pour ça. Vos vies dans l'ensemble sont plutôt merdiques, vos vies amoureuses sont plutôt calamiteuses, arrêtez de croire que ça ne se voit pas.
Bonheur ou malheur sont l'expression de ce que nous sommes, non le résultat de ce que nous avons.
Il y a parfois du courage à fuir...
Je ne fais plus attention à mes gens quoique encore parmi eux. Je ne les crains pas. Ils ne me blessent plus. Je suis à moitié absent. J'erre au loin sur la mer. Mon coeur s'apaise, mon coeur s'apaise. Je grandis, je m'absente, je deviens grave.
Je ne sais pas vieillir. J'aime la lumière. J'aime les jambes des filles. En vélo. J'aime le monde entier.
La liberté amoureuse est dure à assumer : surtout celle de l'autre.
Avant la fin du paléolithique supérieur, la guerre semble avoir été ignorée. C'est seulement de ce temps - ou des temps intermédiaires, que désigne le nom de mésolithique - que datent les premiers témoignages de combats où des hommes s'entre-tuèrent. [...] ► Lire la suite