La France était déjà confinée, mais elle ne le savait pas.
Passer des paroles aux actes, ce sera l'une des tâches de la génération qui commence à prendre les commandes. Espérons qu'elle saura sans tarder sortir collectivement de l'enfance.
On fait des phrases parce qu'on n'a pas d'idées.
Je pense que lorsque vous ne voyez pas les limites, vous les franchissez sans même savoir qu'elles existent.
C'était impossible que je prenne un autre chemin. L'intégrité est effectivement à la base de ce que nous faisons.
Je t'aimerai, ma jeune folle, un peu plus que toujours, longtemps !
La science présente beaucoup de danger, mais il faut lutter contre ces dangers non pas par moins de science mais par davantage de science, une science qui puisse aussi créer sa propre éthique.
Je n'ai pas de carte de Sécurité sociale. Je n'en veux pas. Je n'en ai jamais voulu. Je paie, voilà tout
Le cinéma, c'est une dépendance, mais elle est tellement agréable que le plaisir l'emporte sur les mauvaises raisons, comme le besoin de fuir la réalité.
Il est vrai que les gens à qui je révèle bravement mes soucis sont très heurtés. Réagissent-ils par peur, établissent-ils un parallèle avec leur propre sort? Je continue - pourquoi changer? - sur le mode humoristique qui ne m'a pas [...] ► Lire la suite
Je me flatte d'avoir toujours le dernier mot dans mon ménage et ce mot est généralement oui.
L'amour qui économise n'est jamais le véritable amour.
Mon coeur est une penderie dans laquelle tous les costumes de mes personnages sont accrochés.
Il ne faut pas mettre du vinaigre dans ses écrits, il faut y mettre du sel.
Je voudrais que l'intelligence fût reprise au démon et rendue à Dieu.
Le fraudeur fiscal est un contribuable qui s'obstine à vouloir garder un peu d'argent pour son propre usage.
Ce que nous appelons mouvements du coeur n'est que le bousculement irraisonnable de nos pensées.
Restructuration. En clair : "Mon vieux, vous êtes viré !"
L'utopie est la volonté de modeler l'image de la Société à partir d'un idéal éthique, d'une certaine conception de la justice, du bonheur, de l'efficacité, de la responsabilté.
Le malentendu en littérature est à la base de la plupart des réputations. Il faut être un peu fou pour écrire. Comment expliquer autrement qu'un homme veuille se faire un nom avec les mots de tout le monde ?
Quand on met le pied dans les idées générales, on glisse.
Il faut à une vie, une religion laïque ou mystique, une grande idée, une foi, même si cette foi est faite d'un universel doute... ou bien, il faut être tout à fait un imbécile et les imbéciles sont très malheureux.
Il faut passionner les masses pour les organiser.
La vie n'a qu'une forme : l'oubli.
Un homme d'esprit est perdu s'il ne joint pas à l'esprit l'énergie de caractère.
La sincérité mène à l'exactitude.
On puise chez ses ennemis des forces qui vous aident à progresser.
Le lecteur n'a aucun droit, il n'a rien à attendre de l'écrivain.
L'homme d'un jour n'aime qu'un jour.
Je crois pas en Dieu, mais je fais quand même des prières, on sait jamais...
Non seulement les auteurs n'acceptent que des éloges, mais encore ils exigent qu'on ne dise que la vérité. Comment faire ?
Pour Dieu, chaque être qui meurt est une affaire classée.
C'est étonnant comme toutes les célébrités littéraires gagnent à être vues en caricature !
Les heures de bonheur, on les a pour la vie, mais les heures perdues ne se rattrapent jamais.
Tout afflue à Paris.
L'amour, ça tient du baromètre, ça peut descendre ou remonter.
On rêve d'un rêve.
Je connais par bonheurUn passeur de lumièreAmoureux des étoilesEt curieux de la TerreEmporté par son rêveA des années lumièresUn jour il est partiJusqu'au soleil du désertPour suivre une comèteQui lui faisait de l'oeilA travers sa lunette...
L'hétérosexualité c'est aussi naturel que l'enclos électrique dans lequel on parque les vaches.
Je ne voudrais pas ôter leurs illusions à des millions de gens qui ont le droit de rêver en pensant qu'une idole est un modèle.
La médecine moderne a forgé le terme de mythomanie, qui qualifie ce genre de blague. Mythomane si l'on veut, Aicard aura mené dans l'existence une singulière et fructueuse comédie. Il aura fait croire aux Parisiens gobeurs qu'il était célèbre en [...] ► Lire la suite
Il ne faut point vouloir juger. On peut à peine comprendre son prochain. En se penchant sur son semblable tout n'est que reflets ou leurre, vu que chaque homme a sa vérité propre et qu'aucune vérité n'est de ce monde.
Y a des silences qui disent beaucoupPlus que tous les mots qu'on avoueEt toutes ces questions qui ne tiennent pas debout.
- N'oublie jamais que tu es juif, disait sa mère à Alain Finkielkraut.- N'oublie jamais d'où tu viens, me répétaient en écho mes parents;Cela voulait dire : reste modeste et surtout ne nous renie pas. Je rétorquais :- On appartient au monde qu'on a fait, pas celui d'où on vient.
Elle me dit son nom, celui qu'elle s'est choisi : "Nadja, parce qu'en russe c'est le commencement du mot espérance, et parce que ce n'en est que le commencement."
Corne d'Auroch pris la détermination de s'instruire. Il s'abima dans la grammaire et désapprit les quelques rudiments qu'il possédait.
Que craindre au monde, sinon la solitude et l'ennui ?
Tout homme de race, turc, arabe, noir, chinois, indien, a une dignité. Il sait vivre ; il a son style de vie ; il fait place aux hasards de la vie avec tranquillité, parce qu'il porte en lui de quoi leur répondre.
Je traverse une crise épouvantable : j'aime ma femme, j'aime mes enfants, et j'ai trouvé un travail qui m'intéresse...
J'éprouve un sentiment très aigu d'être au mondeEn adéquation presque spinoziste avec mon environnementLe Grand Tout qu'est l'usine