Tout ce qu'on remarque en disant "comme c'est joli !", c'est déjà trop à mes yeux.
Ce n'est pas parce qu'il y a eu la grande tragédie du Bataclan, que la musique s'est arrêtée. On continue la musique et on continuera le dessin.
il n'est pas difficile de nourrir des pensées admirables lorsque les étoiles sont présentes.
Je pense que lorsque vous ne voyez pas les limites, vous les franchissez sans même savoir qu'elles existent.
Je déteste le nationalisme. Je crois, au plus profond de moi, que la construction européenne doit nous débarrasser de ce mixte bizarre de maurrassisme et de jacobinisme qui fait le fond de sauce de notre religion patriote. Je trouve que La Marseillaise, par exemple, est un chant détestable et grotesque.
Le cinéma, c'est une dépendance, mais elle est tellement agréable que le plaisir l'emporte sur les mauvaises raisons, comme le besoin de fuir la réalité.
Le spectacle des méchants a fait les gens bien, comme celui du ridicule a fait les gens de goût.
Toute affirmation n'est pas un axiôme.
La modestie n'est souvent que dépit contre soi. On se diminue par fureur d'être déjà trop peu.
Plus on est semblable à tout le monde, plus on est comme il faut. C'est le sacre de la multitude.
Je n'ai jamais compris pourquoi les gens se disent "au revoir" au téléphone.
Jamais les hommes n'ont eu autant de motifs de ne plus s'entre-tuer.
La vérité est le soleil des intelligences.
Du moment que le bonheur, c'est de vivre, on doit le trouver aussi bien dans la douleur que dans le plaisir et parfois jusque dans l'ennui.
Avez-vous remarqué comme on est bête, quand on est beaucoup ?
Avant pour les gosses les grands étaient des mythes, Regarde, maintenant c'est les parents qui flippent, Les temps changent.
Les pensées sont des flowers qu'il faut arroser.
On peut, sans s'avilir, s'abaisser sous les dieux, les craindre et les servir.
La pensée de la mort nous trompe, car elle nous fait oublier de vivre.
Il y a des sottises bien habillées comme il y a des sots bien vêtus.
Il faut aller jusqu'à l'horreur quand on se connaît.
C'est au moment où l'on rejette tous les principes qu'il convient de se munir de scrupules.
L'énergie amoureuse dépensée, c'est la sérénité de l'état de faiblesse.
Se suicider constitue la pire des ingratitudes. Se suicider, c'est se reconnaître incapable d'assumer le cadeau de la vie.
Il y a des livres si audacieux, qu'on ne devrait les publier qu'avec un cache-texte.
Si ta main droite a commis une mauvaise action, efface les empreintes.
Il y a trop d'eau, trop de froid et pas assez de pétrole dans les pays froids et pas assez d'eau, trop de chaleur et plein de pétrole dans les pays chauds. A part ça, Dieu n'est pas alcoolique.
Ne jamais être content : tout l'art est là.
Il en est de la valeur des hommes comme celle des diamants, qui a une certaine mesure de grosseur, de pureté, de perfection, ont un prix fixe et marqué, mais qui, par-delà cette mesure, restent sans prix, et ne trouvent point d'acheteurs.
Il vaut mieux que les gens vous sourient dans la rue quand vous promenez le chien, plutôt que rentrer avec quelqu'un qui vous regarde mal à la maison.
Doctrinalement ils proclament la nécessité impérieuse de nationaliser le vol de la nation.
Je pars, je pars. Mer sans ailleurs, Ô recreux sans départ,Je vous dis que je pars.
ÉvidemmentÉvidemmentOn danse encoreSur les accordsQu'on aimait tantÉvidemmentÉvidemmentOn rit encorePour les bêtisesComme des enfantsMais pas comme avant
Les analystes essaient en vain de dissimuler qu'ils ne déduisent pas : ils combinent, ils composent... quand ils arrivent à la vérité, ils trébuchent après avoir tâtonné.
Trois copains qui s'avancent sur une ligne n'ont besoin de personne, ni de la nature, ni des dieux.
La religion musulmane doit faire en sorte de ne pas choquer le peuple français.
Les ballons sont les premiers cadeaux auxquels je me suis intéressé, et c'est par eux que la connexion s'est faite.
Ceux qui, sans aucune connaissance préalable de nous, pensent mal de nous, ne nous font aucun mal ; ils ne s'attaquent pas à nous, mais au fantôme de leur propre imagination.
La plupart des anthologues de poésie ou de citations sont comme ceux qui mangent des cerises ou des huîtres, cueillant d'abord le meilleur et finissant par tout manger.
Quand on sait que l'adversaire arrive au point faible du dossier qui risque d'embarrasser la défense, il faut faire diversion parfois de façon banale : faire tomber son stylo et le chercher ostensiblement. L'attention est détournée. Le fil est rompu. Mais il faut le faire intelligemment. Là, j'y étais « pour mon compte » !
Passer des paroles aux actes, ce sera l'une des tâches de la génération qui commence à prendre les commandes. Espérons qu'elle saura sans tarder sortir collectivement de l'enfance.
Dans notre société occidentale, le discours des économistes s'exprime désormais seul, comme s'exprime seul en Iran le discours des ayatollahs.
Il est temps de supprimer l'ENA.
S'indigner, c'est bien, se révolter, c'est mieux dans une société qui qualifie de «killer» un type pour dire que c'est un bon.
Nous sommes là pour montrer aux gens que tous leurs rêves peuvent exister, pas pour leur dicter une façon de penser ou de ressentir.
Les livres et les films nous aident à prendre du recul. C'est pour ça qu'un livre c'est magnifique.
Il est de l'intérêt du genre humain d'examiner si la religion doit être charitable ou barbare.
J'ai compris ce que la lumière peut faire d'un visage. J'ai pris conscience qu'une photo peut être forte.
Étonnant, cette manie qu'a la nature de tuer tout ce qui est vivant et de laisser vivre tout ce qui est mort.
Jamais passion ne fut plus justifiée par la raison que la mienne.