On ne meurt pas d'un trou à son pantalon, sauf si l'on est scaphandrier.
Quand on fait l'andouille, on finit toujours par être mangé...
Je n'ai jamais compris pourquoi les gens se disent "au revoir" au téléphone.
La supériorité des occidentaux tient, en dernière analyse, au capitalisme, c'est-à-dire à la longue accumulation de l'épargne. C'est l'absence de capitaux qui rend les peuples sujets.
Qui ne sent point son mal est d'autant plus malade.
Lorsque l'on se défait d'un vice, on s'éprend d'un autre.
Entre deux mots, il faut choisir le pire.
Tous les vices politiques ne sont pas des vices moraux, et tous les vices moraux ne sont pas des vices politiques.
Le mariage, aujourd'hui, pour une femme, c'est un commencement ou une fin, mais ce n'est plus une carrière.
Les politiques grecs ne reconnaissent d'autre force que celle de la vertu. Ceux d'aujourd'hui ne vous parlent que de manufactures, de commerce, de finances, de richesses et de luxe même.
La drogue, c'est une catastrophe. Y'en a plus.
Un réactionnaire, c'est quelqu'un qui prend les lanternes pour des vessies.
Il faut plaisanter sur tout. Il n'y a que les concierges qui disent : "La plaisanterie a des limites".
La paralysie est le commencement de la sagesse.
Tous les romans font preuve d'un conformisme effarant en matière de rencontres et de passage à l'acte.
Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
Il suffit de faire grandir la distance pour que les pires horreurs s'effacent. Cette distance historique s'apparente un peu à l'innocence de celui qui lâche une bombe à 10000 mètres d'altitude.
En histoire, il faut se résoudre à beaucoup ignorer.
On ne choisit pas son sujet. Voilà ce que le public et les critiques ne comprennent pas. le secret des chefs-d'oeuvre est là, dans la concordance du sujet et du tempérament de l'auteur.
Mais, enfin, pourquoi donc mépriser un homme qui a de l'égoïsme plutôt qu'un homme qui a du coeur.
Nous passons par des états de corps étranges, comme si la mort nous faisait des signes de tête amicaux.
On ne connaît, de chaque littérature étrangère, que ses rapports avec la politique.
On qualifie volontiers de "déplacés" des jeux de mains qui sont pourtant bien placées !
Penser à Dieu est une action.
Le Goncourt, c'est un peu comme l'élection de Miss France. Sans avenir.
Pour celui qui bosse sur un chantier, le troquet est un havre, une gourmandise, un endroit où l'on se réchauffe et où l'on discute.
C'est simple : pour empêcher un Haïtien de rêver, il faut l'abattre.
Les chagrins d'amour sont aussi douloureux en haut qu'en bas. Souvent plus, car plus instinctifs, et plus sincères.
Dites-moi qui vous fréquentez, et je vous dirai qui vous êtes.
C'est une fourmilière heureuse, une famille dont tous les membres se congratulent, une espèce de victoire, une première revanche.
La femme est une sainte et belle créature, mais presque toujours incomprise et mal jugée.
Son entreprise une fois remise à neuf n'avait plus qu'à rouler à l'huile sainte dans les rouages.
J'ai le naturel un peu fouineur, j'aime assez écouter les gens, leurs lubies, leurs aventures, le pourquoi de leur comment...
À travailler de nuit je perds le goût des jours
Les analystes essaient en vain de dissimuler qu'ils ne déduisent pas : ils combinent, ils composent... quand ils arrivent à la vérité, ils trébuchent après avoir tâtonné.
Trois copains qui s'avancent sur une ligne n'ont besoin de personne, ni de la nature, ni des dieux.
Il n'y a de vrai, décidément, que la médecine, peut-être aussi la politique, la finance et le sacerdoce que je n'ai pas encore essayés.
Ma mère ne m'aimait pas, je n'ai pas eu de soeur. Grâce à vous, une robe a passé dans ma vie.
Ce que je peux dire sur les uns et les autres : si ça amuse les uns, tant mieux; si ça fâche les autres, tant mieux !
On chuchote à l'Assemblée : je me suis mouillé dans une affaire, je suis complètement à sec, j'ai besoin de liquide.
Je fais des petits zinzins, comme ça, qui me vont, comme une autre ferait une robe qu'elle coupe sur elle. Bon moi je sais pas coudre, alors je fais ça.
Nous sommes là pour montrer aux gens que tous leurs rêves peuvent exister, pas pour leur dicter une façon de penser ou de ressentir.
Les livres et les films nous aident à prendre du recul. C'est pour ça qu'un livre c'est magnifique.
Peindre calmait le chaos qui agitait mon âme. C'était une façon de domestiquer ces dragons qui ont toujours surgi dans mon travail.
Il se moque gentiment de moi. Il me surnomme Cosette
Quels gredins que les honnêtes gens !
Entre toutes les femmes, il n'y a de vrai que notre mère.
L'indifférence n'est pas une fatigue de l'âge. C'est la cessation des choix.
Je suis distrait. Je n'ai de mémoire que dans le coeur.
Mes cheveux tombent. Mes poux n'ont plus rien pour se retenir.