Plus on les fait languir, plus elles filent doux. A moins qu'elles ne filent ailleurs.
Toutes les idées des arts ont leurs modèles dans la production de la nature : Dieu a créé et l'homme imite.
Nous nous faisons plus de mal que les autres ne peuvent nous en faire.
Celui qui court vers la femme qu'il aime, celui-là aussi fait tourner le monde !
Le neuf suscite la colère des habitudes.
La sexualité, c'est assez monotone.
Quand il gèle et qu'on n'a pas de gants, on supporte l'alliance.
Il n'y a pas d'endroit agréable, puisque notre corps nous empêche de sortir.
La gloire et la beauté sont patientes : quand elles ont vu le jour, elles savent attendre parce que l'avenir leur appartient.
Il y a deux sortes d'écrivains comme il y a deux sortes de chasseurs, ceux qui vont acheter leur gibier chez le marchand de comestibles, et ceux qui le rapportent de la chasse.
Seules les bêtes font des petits sans les désirer.
Nous n'avons aucun moyen sûr, que peut-être le silence, pour exprimer nos pensées.
Le lecteur n'a aucun droit, il n'a rien à attendre de l'écrivain.
L'éternité, c'est ce qu'il y a de plus fragile, c'est du papier. Qu'est-ce qui reste de tout le passé ? Non pas les idées, parce qu'elles s'envolent, mais des mots écrits.
Je ne sais ce que c'est des principes, sinon des règles qu'on prescrit aux autres pour soi.
Là où vous voyez des critiques, je ne vois que des convictions.
Une gueule d'ange. Une âme de salaud. Un classique.
Le coeur a ses raisons que le portefeuille valide.
Sachez que souffrir est une douleur mais le plus important c'est ce qu'on apprend de la souffrance.
La mentalité coloniale existe. L'Europe s'est persuadée qu'elle apportait un bienfait aux Africains.
Pour nous, le choix est fait. Nous sommes de ceux qui refusent d'oublier. Nous sommes de ceux qui refusent l'amnésie même comme méthode. Il ne s'agit ni d'intégrisme, ni de fondamentalisme, encore moins de puéril nombrilisme.
Écrire une chanson dans la solitude, puis finalement elle arrive sur scène avec le public, on touche le rêve.
L'hiver qui s'apprête a commencé à neiger sur ma tête.
La célébrité, c'est ok. Je déteste ça, mais ça va. Je commence à comprendre comment je peux être caché. C'est une attitude.
La science est indéfinissable. La vérité est inaccessible. Mais elles partagent, au moins, cette capacité à générer cet état d'être si essentiel et élégant que le poète Fernando Pessoa nomme l'« intranquilité ».
Pour moi, la retraite ça n'existe pas.
La solennité est le bouclier des idiots.
Le principe de précaution est l'antagoniste complémentaire du principe de risque.
Quand on est trop raisonnable on ne comprend rien à la folie.
La raison d'Etat, c'est des tas de raisons.
L'avenir de la nutrition se trouve dans les océans
Toute vie fait partie d'une relation complexe dans laquelle chacun dépend des autres, prenant, donnant à et vivant avec tous les autres.
Je fais 2 tournées chaque année, une sur la scène et l'autre dans les tribunaux. Dans les deux cas je joue salle comble !
La plupart des femmes n'ont guère de principes ; elles se conduisent par le coeur, et dépendent pour leurs moeurs de ceux qu'elles aiment.
Il y a toujours dans la pensée une certaine quantité de rébellion intérieure.
Je plains ceux qui, ne tenant pas un journal intime, n'ont aucune raison de noter ce qu'ils auraient intérêt à oublier.
Ce qui est dans les grands splendeurs, somptuosité, est dissipation, folie, ineptie dans le particulier.
L'homme entre deux néants n'est qu'un jour de misère.
Un défaut qui empêche les hommes d'agir, c'est de ne pas sentir de quoi ils sont capables.
Avec le mariage, quelque chose finit pour les hommes. Pour les femmes, c'est l'inverse : quelque chose commence.
Pour aimer assez, il faut aimer trop !
On place souvent dans les tableaux quelque personnage difforme pour faire ressortir la beauté des autres.
La religion est moins un sujet de sanctification qu'un sujet de disputes qui appartient à tout le monde.
Quand on sent qu'on n'a pas de quoi se faire estimer de quelqu'un, on est bien près de le haïr.
L'étude du beau est un duel où l'artiste crie de frayeur avant d'être vaincu.
On peut, sans s'avilir, s'abaisser sous les dieux, les craindre et les servir.
Rien ne peut jamais marcher si l'on songe à tout ce qu'il faut pour que ça marche.
Un vice est comme un amour, il n'y a rien qu'on ne lui sacrifie.
Suisse. Terre d'asile pour capitaux flottants. Pays de grande liasse populaire.
La honte que cause l'amour est comme sa douleur : on ne l'éprouve qu'une fois. On peut encore la feindre après ; mais on ne la sent plus. Cependant le plaisir reste, et c'est bien quelque chose.