Un père qu'on voit rarement, auquel on pense rarement, c'est encore quelque chose au-dessus de soi ; et c'est doux de sentir quelqu'un qui est plus haut, qui peut être un protecteur, qui nous est supérieur par l'âge, la raison, la responsabilité.
Un père ? Eh bien, celui qui te prend sur ses genoux quand tu pleures, et qui s'assied près de toi le soir lorsque tu as peur de t'endormir, pour te raconter une histoire.
le silence est une construction de qualité suffisamment rare pour être recherché et intégré à notre rythme de vie.
Qu'on dise que je suis un rêveur, un enthousiaste, peu m'importe, je soutiens qu'avec le libre-échange et l'entrelacement des intérêts qui en est la suite, nous n'avons plus besoin, pour maintenir notre indépendance, de transformer cinq cent mille laboureurs en [...] ► Lire la suite
Ecrire, c'est aussi aussi ne pas parler. C'est se taire. C'est hurler sans bruit.
Une mort d'homme, ça n'existe pas. Il y a la mort tout court.
La violence exerce un phénomène d'aimantation. Notamment chez des jeunes en mal identitaire, cela crée le sentiment d'une mission, d'un statut, d'une reconnaissance.
Il reconnut qu'être parfait, c'est être incomplet. N'ayant que des qualités, il résolut de se donner des défauts.
Je pense des femmes comme Vauban des citadelles : toutes sont faites pour être prises. Toute la question est dans le nombre de jours.
Il est souvent plus difficile d'adresser la parole à une femme que de coucher ensuite avec elle.
Un Tiens vaut, se dit-on, mieux que deux Tu l'auras : L'un est sûr, l'autre ne l'est pas.
Une rengaine, c'est un air qui commence par vous entrer par une oreille et qui finit par vous sortir par les yeux.
Aux vertus qu'on exige dans un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets ?
Celui qui n'ose pas s'attaquer à ce qui est mauvais, sait mal défendre ce qui est beau.
Le peuple reçoit la religion, les lois, comme la monnaie, sans l'examiner.
Le comble de la politesse : S'asseoir sur son derrière et de lui demander pardon.
Se soumettre ou se démettre.
Je n'ai rien compris aux quatrièmes de couverture, c'est pour ça que je lis.
La solitude peut être une forme de compagnie.
La réussite c'est de savoir qu'il n'y en a pas et que tout doit être remis en question chaque jour.
T'assieds jamais sur nos sièges si t'es ni mon ami ni mon ennemi.
La gauche se croit antifasciste comme Jean Moulin quand elle appelle à interdire le parti de Marine Le Pen.
La vie, c'est comme un autobus ; quand tu te retournes, tu t'aperçois qu'il y en a déjà beaucoup qui sont descendus.
La plénitude de l'amour du prochain, c'est simplement d'être capable de lui demander : "Quel est ton tourment ?"
Les diplomates ne sont utiles que par beau temps. Dès qu'il pleut, ils se noient dans chaque goutte.
La pluralité des voix n'est pas une preuve, pour les vérités malaisées à découvrir, tant il est bien plus vraisemblable qu'un homme seul les ait rencontré que tout un peuple.
L'histoire nous enseigne qu'une civilisation, pour garder la maîtrise de son destin, doit se donner les moyens de sa sécurité.
Monsieur, ce que j'admire en vous, c'est que vous avez le courage d'être vous-même ; avec tout ce que cela comporte de ridicule !
Quelles que soient les barrières que l'on vous oppose, il est en votre pouvoir de les affranchir ; vous n'avez qu'à le vouloir.
La poésie c'est la raison en vacances, une possibilité de survivre dans ce monde voué au matérialisme.
La violence se donne toujours pour une contre-violence, c'est-à-dire pour une riposte à la violence de l'autre.
Un homme sans projet est l'ennemi du genre humain.
Vivre les malheurs d'avances, c'est les subir deux fois.
Mon Dieu ! Le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit.
Il faut de la force assurément pour tenir toujours la balance de la justice droite entre tant de gens qui font leurs efforts pour la faire pencher de leur côté.
Le journaliste, lui peut écrire n'importe quoi et se tromper sur tout, cela ne change rien, ses journaux se vendent toujours aussi bien ou aussi mal.
Nous sommes tous obligés, pour rendre la réalité supportable, d'entretenir en nous quelques petites folies.
Vous avez des étrangers qui viennent en France comme balayeur, et après ils restent comme Noir !
Je sais maintenant pourquoi les Anglais préfèrent le thé : je viens de goûter leur café.
Il n'y a en amour que les honteux qui perdent.
Les hommes n'ont que ce qu'ils méritent. Les autres sont célibataires !
Ni aujourd'hui ni jamais, la richesse ne suffit à classer un homme, mais aujourd'hui plus que jamais la pauvreté le déclasse.
L'homme détaché écrit le testament du bonheur le jour même de sa naissance.
Le misogyne adore les femmes. Comme il les adore, il les pratique. Comme il les pratique, il les connaît. Et c'est parce qu'il les connaît qu'il est misogyne.
Point d'injures, beaucoup d'ironie et de gaieté : les injures révoltent, l'ironie faire rentrer les gens en eux-mêmes, la gaieté désarme.
Malheur à celui sur lequel se referme la porte d'une prison et qui n'a point de vie intérieure, qui ne saura s'en créer !
A force d'entendre parler de moi, je meurs d'envie de me connaître.
En chaque homme il y a le meilleur mais aussi le pire. Le problème, c'est de cultiver le meilleur et d'éliminer le pire.
Et vivre sans aimer n'est pas proprement vivre.
Le tyran tyrannise grâce à une cascade de tyranneaux, tyrannisés sans doute mais tyrannisant à leur tour.