En littérature, le plus sûr moyen d'avoir raison, c'est d'être mort.
Il faut l'avouer, l'amour est un bien grand maître, Ce qu'on ne fut jamais, il nous enseigne à l'être.
Si la vérité ne sort pas du puits, c'est qu'elle a peur de se mouiller.
La passion reste en suspens dans le monde, prête à traverser les gens qui veulent bien se laisser traverser par elle.
Nous autres, poètes, quand nous avons de la peine, au lieu de la chasser, nous lui cherchons un titre.
La vie, c'est une panique dans un théâtre en feu.
Dans l'obscurité j'avance au clair de ma plume.
Une femme libre doit avoir les mêmes droits que ceux des hommes et pas une différence inhumaine. Je suis contre la discrimination des femmes.
Le colon fait l'histoire. Sa vie est une épopée, une odyssée. Il est le commencement absolu : "Cette terre, c'est nous qui l'avons faites." Il est la cause continuée : "Si nous partons, tout est perdu, cette terre retournera au [...] ► Lire la suite
Le seul bien qui me reste au monde Est d'avoir quelquefois pleuré.
J'ai assez vécu pour voir que différence engendre haine.
Si cela va sans dire, cela ira encore mieux en le disant.
Du sublime au ridicule, il n'y a qu'un pas.
Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.
Combien mérite de mépris et de haine tout homme qui abuse, pour le malheur du genre humain, du génie et des talents que lui donna la nature !
L'homme pille la nature, mais la nature finit toujours par se venger.
L'inceste, cet interdit, est toujours posé par référence à un homme, à un ego masculin, aussi bien dans le discours des informateurs que dans celui des ethnologues.
L'honneur n'est pas toujours le prix du mérite, il est aussi souvent le partage du crime que la récompense de la vertu.
A partir de quarante ans, on a la gueule qu'on mérite.
Il est nécessaire, de par la nature même des choses, que le pouvoir soit un frein au pouvoir.
Le premier pas, mon fils, que l'on fait dans le monde Est celui dont dépend le reste de nos jours.
Le bonheur, pourquoi le refuser ? En l'acceptant, on n'aggrave pas le malheur des autres et même ça aide à lutter pour eux. Je trouve regrettable cette honte qu'on éprouve à se sentir heureux.
Il en est du romantisme fiévreux comme de la moule pas fraîche : quand on en abuse, ça fait mal au coeur.
Bien informés, les hommes sont des citoyens ; mal informés ils deviennent des sujets.
Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage.
Certes, un rêve de beignet, c'est un rêve, pas un beignet. Mais un rêve de voyage, c'est déjà un voyage.
Je préfère risquer en osant, que regretter de ne pas avoir su saisir l'occasion qui se présentait.
La droite vend des promesses et ne les tient pas, la gauche vend de l'espoir et le brise.
Tel brille au second rang qui s'éclipse au premier.
Le réveil commence comme un autre rêve.
Braves devant l'ennemi, lâches devant la guerre, c'est la devise des vrais généraux.
L'échangisme ne me choque pas. Après tout, quitte à être cocu, autant l'organiser soi-même.
Ne vous privez pas de ces ressources intellectuelles au prétexte qu'elles sont intellectuelles, qu'elles sont écrites avec de grands mots.
Le moi, devant autrui, est infiniment responsable.
Je suis tellement fainéant que je ne fais même pas mon âge.
Le mariage a été pour moi un port aux eaux calmes et sûres, non pas celui où l'on s'accroche d'un anneau à la rive au risque de s'y rouiller éternellement, mais une de ces anses bleues où l'on répare les voiles et les mâts pour des excursions nouvelles aux pays inconnus.
La première raison de la servitude volontaire, c'est l'habitude.
Les réseaux sociaux ne font pas honneur à l'homme.
Il ne faut pas désespérer des imbéciles : Avec un peu d'entraînement, on peut en faire des militaires.
Respecter autrui, c'est le considérer comme une partie de soi, ce qui correspond à une évidence si l'on accepte la définition : " Je suis les liens que je tisse avec d'autres. "
La rue, j'la dévale à toute allure avec du Gucci comme Mitch, j'me promène dans les beaux quartiers avec le seum qui fait peur aux riches.
La mémoire est l'avenir du passé.
Les bavards sont ceux qui vous parlent des autres. Les raseurs sont ceux qui vous parlent d'eux-mêmes. Ceux qui vous parlent de vous sont de brillants causeurs.
Moi, je suis méchante : ça veut dire que j'ai besoin de la souffrance des autres pour exister.
Je plie, et ne romps pas.
Il n'est rien d'égal au tabac : c'est la passion des honnêtes gens, et qui vit sans tabac n'est pas digne de vivre.
Il reste toujours quelque chose de l'enfance, toujours...
Le triomphe des démagogies est passager, mais les ruines sont éternelles.
Il ne faut pas laisser au jugement de chacun la connaissance de son devoir.
La propreté est le luxe du pauvre : soyez sale.