La stupidité et le génie se rencontrent sur un terrain qui leur est commun à tous les deux : l'imprévu dans la découverte.
Toute littérature est assaut contre la frontière.
Le vrai génie sans coeur est un non-sens. Car ni intelligence élevée, ni imagination, ni toutes deux ensemble ne font le génie. Amour ! Amour ! Amour ! Voilà l'âme du génie.
Un homme de génie doit savoir composer. Sinon, mieux vaut un homme de talent.
J'aime le sol qu'il foule, l'air qu'il respire, et tout ce qu'il touche, et tout ce qu'il dit. J'aime tous ses regards, et tous ses gestes, je l'aime entièrement et complètement. Voilà !
Si l'on avait su garder ce patrimoine en France, si l'on n'avait pas exporté cette pratique vers la perfide Albion, si l'on ne s'était pas résigné à abandonner ce sport aux étudiants de la ville de Rugby qui en firent la renommée, peut-être parlerions-nous aujourd'hui du Mortagne-au-Perche à XV, ou du Briouzeman Julien Bonnaire.
Le génie est composé d'amour, d'enfance et encore d'amour.
La littérature est parfaitement inutile : sa seule utilité est qu'elle aide à vivre.
Je suis à la roulette de mon corps et je joue sur le rouge. Tout me distrait indéfiniment, sauf de ma distraction même.
Le génie est l'une des plus méprisables formes de sottise.
C'est vrai que Lucien n'est peut-être pas un génie mais Amélie l'aime bien. Elle aime sa façon de saisir les endives comme si c'étaient des objets précieux qu'il devait manipuler avec respect. C'est sa manière à lui de manifester son amour du travail bien fait.
La littérature ne bégaie pas l'existence, elle l'invente, elle la provoque, elle la dépasse.
On comprendra alors le double sens du terme « camp d'extermination » et ce que nous entendons par l'expression « toucher le fond ».
La philosophie ne s'apprend pas ; la philosophie est la réunion des sciences acquises au génie qui les applique.
Ok ! J'organiserai un grand feu de camp et on chantera tous autour du feu. Maintenant viens !
On a pris la fâcheuse habitude de croire que, là où il y a des sons musicaux, il y a nécessairement de la musique. Autant dire qu'il y a littérature partout où l'on bavarde, peinture partout où l'on barbouille.
La science est grossière, la vie est subtile, et c'est pour corriger cette distance que la littérature nous importe.
Ne dépendre de personne, d'aucun objet, ni d'un sol ni d'une communauté, ni d'une tradition ni d'un projet, ni d'une activité ni d'une passion, peut sembler d'une parfaite sagesse ou d'une grande force de caractère.
Une certaine dose de stupidité est nécessaire pour faire un bon soldat.
L'ignorance qui se connaît comme ignorance a plus de chances de faire progresser nos connaissances qu'un savoir qui se croit d'autant plus assuré qu'il est parcellaire et objectif.
Le génie n'est qu'une plus grande aptitude à la patience.
Il y a un culte de l'ignorance aux États-Unis, et il y en a toujours eu. La tension de l'anti-intellectualisme a été un fil conducteur constant dans notre vie politique et culturelle, nourrie par la fausse idée que la démocratie signifie que « mon ignorance est aussi bonne que votre savoir ».
La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas.
Je crois que l'homme souffre d'une effroyable ignorance de sa propre nature. Je produis mon propre point de vue dans la conviction que cela peut être quelque chose comme la vérité.
J'ai souvent pensé, avec tristesse, qu'une âme vraiment belle n'obtiendrait pas la gloire, parce qu'elle ne la désirerait pas. Cette idée, qui m'a désabusé de la gloire, m'a désabusé du génie. J'ai souvent pensé que le génie n'est qu'une éloquence particulière, un don bruyant d'exprimer.
Le génie crée, l'esprit arrange.
N'est-ce pas la même pluie qui, en sol salin, fait pousser les ronces et les épines et, dans les jardins, éclore les fleurs ?
Le lit est un terrain d'entraînement du cercueil.
L'imperfection est beauté, la folie est génie et il vaut mieux être totalement ridicule que totalement ennuyeux.
Vous appelez le génie à votre secours, lorsque le danger est imminent, et dès qu'il se présente, vous vous effrayez de lui.
Je préfère le rugby au football. J'apprécie la violence du rugby, sauf quand ils se mordent les oreilles.