L'homme arrive novice à chaque âge de sa vie.
Quand on n'a que de la vanité, toute femme est utile ; aucune n'est nécessaire ; le succès flatteur est de conquérir, et non de conserver.
Rouler des mécaniques c'est une maladie des hommes.
C'était une jeune fille d'aujourd'hui, c'est-à-dire, à peu près, un jeune homme d'hier.
Que de fois la mère partage Et ne garde pas sa moitié !
L'homme serait le plus heureux des êtres si du seul besoin qu'il a d'une illusion quelconque ne naissait aussitôt la réalité.
En tout domaine, le génie de l'enfance est de découvrir l'essentiel sans connaître le nom qu'il porte.
La fatigue est une des choses au monde les plus intéressantes à penser. Elle est comme la jalousie, comme le mensonge ou comme la peur. Elle est comme ces choses impures que l'on tient loin de ses yeux. Comme ces choses elle nous fait toucher terre.
La musique adoucit les moeurs.
Le problème du cadre de vie, c'est qu'il n'y a pas de toile de vie à mettre dans le cadre.
L'analyse a pour but l'avènement d'une parole vraie.
Il faut bien pardonner leurs caprices aux actrices de talent, car les pauvres femmes sans talent ont les mêmes.
Tout passe et se succède. Moi seul je demeure.
Deux hommes qui ne se connaissent pas sont capables, par amour-propre, de passer l'un à côté de l'autre, dans un désert, sans se saluer.
Les malheureux qui n'ont rien de particulier à vivre, à aimer, à penser, ou à donner, n'ont plus qu'une dernière petite joie dans la vie : les vices des autres.
Les hommes méchants ne sont pas les plus dangereux.
Il faut s'aérer, sans se préoccuper ni des étiquettes, ni des dossards.
On meurt très rarement d'avoir perdu quelqu'un. Je crois qu'on meurt plus souvent de quelqu'un qu'on n'a pas eu.
Chaque mot poétique est ainsi un objet inattendu, une boite de Pandore d'où s'envolent toues les virtualités du langage; il est donc produit et consommé avec une curiosité particulière, une sorte de gourmandise sacrée. Cette Faim du mot, commune à toute la poésie moderne, fait de la parole poétique une parole terrible et inhumaine.
Respirer, marcher, parler, regarder : toutes choses ordinaires, dont on ne s'aperçoit de la valeur que lorsqu'on a failli les perdre pour toujours. Les rescapés d'accident, de maladies ou d'événements de vie graves racontent tous la même histoire, et la même sensation, liée à cette prise de conscience : vivre est une chance.
Faut du coeur et faut du courageMais tout est possible à mon âge
Aller piquer l'idée d'un autre, c'est insupportable.
La critique rate son but quand elle oublie l'aspect complexe, ou ambivalent ou équivoque des hommes et des choses.
Certains jours, je me demande sérieusement si je pourrai continuer ce métier. Ce n'est pas l'envie qui me manque, mais je ne veux plus être une guerrière
Un papa-poule est un papa avec des ergots et un coeur tout chaud.
Le navigateur solitaire jongle avec le hasard et la technique, le savoir et l'inconnu, l'inné et l'acquis.
Je ne fais pas la petite bouche, je suis le Gargantua du beau.
Le noir, c'est la seule couleur qui ne change pas.
C'est double plaisir de tromper le trompeur.
Toute douleur qui ne détache pas est de la douleur perdue.
La fidélité en amour n'est que la paresse du désir.
Le microbe n'a pas le temps d'examiner le biologiste.
Il faut aimer la vie, même dans ses formes les moins attirantes.
Pour mes obsèques, je ne veux que le strict nécessaire, c'est-à-dire moi.
Dieu ne donne rien, il prête seulement ; et comme un créancier oublié, il vient parfois redemander subitement son dû.
Ce n'est pas tout de mourir ; il faut mourir à temps.
S'il y a un plat universel, ce n'est pas le hamburger mais bien la pizza, parce qu'elle se limite à une base commune - la pâte - sur laquelle chacun peut disposer, agencer et exprimer sa différence.
Elle est notre idole On en a le coeur plein Faut pas qu'on nous la vole Ou qu'on l'emmène au loin
Le pardon vient souvent de la générosité, mais souvent aussi du manque de mémoire.
Le bonheur est une recherche. Il faut y employer l'expérience et son imagination.
C'est toujours une histoire bien simple que celle d'un coeur passionné.
Le temps de la prime jeunesse, un âge rêveur, exalté, durant lequel on poétise la femme, on divinise sa chair inaccessible, on vit dans une attente farouche du miracle amoureux.
Le pouvoir n'est pas ce que vous possédez mais ce que votre adversaire s'imagine que vous possédez.
Tout pouvoir qui ne tolère que nos faiblesses doit être détruit.
L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
Le plaisir des sens doit-il donc rendre un homme meilleur que les autres plaisirs de la vie ?
Ce qu'il y a de plus dur à regarder en face, c'est le visage d'une mère qu'on n'aime pas et qui fait pitié.
Notre vie est toujours emportée par le temps, qui ne cesse de nous échapper.
Tant pis pour le SudC'était pourtant bienOn aurait pu vivrePlus d'un million d'années...et toujours en été.
Le plus compliment que je puisse faire à une femme est de lui dire : Je suis aussi bien avec toi que si j'étais tout seul.