Qui est plus libre : le célibataire qui vit en dictature, ou l'homme marié, en démocratie ?
La liste des problèmes sociaux qui iront de mal en pis avant de s'arranger risque fort de s'allonger avant de diminuer.
Il y a des femmes qui se jettent à votre cou comme elles se lancent à la tête d'un cheval... Pour vous faire croire que vous êtes emballé.
La femme est une page blanche sur laquelle l'époux écrit à son gré.
Le silence a parfois la même douceur que l'eau quand elle défatigue.
A l'intérieur du règlement, j'accepte tout ; à l'extérieur, rien.
Un athlète s'échauffe et étire ses muscles avant la compétition : un acteur doit en faire autant avec ses muscles émotionnels.
Il n'y a pas pire châtiment, pire horreur que de transformer un instant en éternité, d'arracher l'homme au temps et à son mouvement continu.
La tâche auguste du juste est d'assurer à chacun ce qui lui revient, au riche sa richesse et au pauvre sa pauvreté.
Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.
La vie est si dure Qu'il faut être indulgent aux gens de procédure.
L'homme civil veut que les autres soient contents de lui, le solitaire est forcé de l'être lui-même ou sa vie lui est insupportable.
Le bonheur est un métier, il s'apprend.
Je ne sais pas si cela est juste. Mais je sais que seules les grandes épreuves, les grandes chutes, les grandes réussites et les grandes chances font un homme grand.
Femme, réveille-toi ; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l'univers ; reconnais tes droits.
Méfie-toi de la dictature qui sommeille, le bruit des bottes est un mauvais réveil.
Chaque pays a sa propre diplomatie. Faire partie de l'Europe ne signifie pas renoncer à son indépendance ou ne plus pouvoir prendre l'initiative.
L'obéissance au devoir est une résistance à soi-même.
Le désir sexuel est une faim de l'autre, et ressemble par bien des côtés à une pulsion cannibalesque.
Le beaucoup savoir apporte l'occasion de plus douter.
Le sexe n'est pas l'amour, ce n'est qu'un territoire que l'amour s'approprie.
La philosophie triomphe aisément des maux passés et des maux à venir, mais les maux présents triomphent d'elle.
Rien ne nous rend si grands qu'une grande douleur.
Les langues ont toujours du venin à répandre.
On tourne souvent en rond avec les gens dont on a vite fait le tour.
Y'a tant de vagues, et tant d'idées Qu'on arrive plus à décider Le faux du vrai Et qui aimer ou condamner.
Les hommes vieillissent toujours mal quand ils restent jeunes.
Le seul péché est de ne pas se risquer pour vivre son désir.
Pour Dieu, l'imaginaire c'est une vue de l'esprit. La fiction ça le dépasse !
Quel moyen de comprendre, dans la première heure de la digestion, qu'on puisse quelque part mourir de faim ?
Quand on est militaire et qu'on n'a pas le sou, On devient millionnaire par une joie de rien du tout.
Ce n'est pas que le suicide soit toujours de la folie. Mais en général, ce n'est pas dans un accès de raison que l'on se tue.
L'esprit français aime les grandes choses, mais il veut voir où ça le mène. Il met au point les chefs-d'oeuvre.
Janvier prend la neige pour châle,Février fait glisser nos pas,Mars de ses doigts de soleil pâle,Jette des grêlons aux lilas.
N'y eût-il dans le désert qu'une seule goutte d'eau qui rêve tout bas, dans le désert n'y eût-il qu'une graine volante qui rêve tout haut.
Le meilleur remède pour le corps est un esprit calme.
On sera jamais des standardsDes gens bien comme il faut
Mon ami Pierrot je te hagar ta plume Hum, dans un froid polaire au clair de la Lune.
Je continue d'apporter ma pierre à l'édifice.
C'est toujours le gouvernement précédent qui est responsable des moeurs du suivant, en tant qu'un gouvernement puisse être responsable de quoi que ce soit.
Si la solitude sépare, elle tranche bien des liens qu'on ne coupe qu'à regret, mais elle permet de plonger des racines dans ce qui est essentiel.
Jésus disait : aimer ; l'église dit : payer.
Ce n'est pas dans la nouveauté, c'est dans l'habitude que nous trouvons les plus grands plaisirs.
C'est la pire lassitude, quand on ne veut plus vouloir.
Un cannibale est un homme qui aime son prochain avec de la sauce.
En temps de révolution, qui est neutre est impuissant.
Ainsi, jusque dans notre propre individu, l'individualité nous échappe. Nous vivons dans une zone mitoyenne entre les choses et nous, extérieurement aux choses, extérieurement aussi à nous-mêmes.
C'est notre grande maladie de parler pour ne rien voir.
Pour bien écrire le mot amour, il y faudrait plus d'encre qu'il n'y en a au monde.
La jeunesse une fois passée, il est rare que l'on reste confiné dans l'insolence.