Il n'y a pas de choses avec lequelles on ne plaisante pas, il n'y a que des gens qui ne comprennent pas la plaisanterie.
Les voyages forment la jeunesse et renforcent le scepticisme de la vieillesse...
Il faut absolument que j'aime quelqu'un ; j'ai soif d'affection.
Quand je te vois, j'ai mal au bide comme devant dix mille personnes, s'il te plaît, arrête ça et prends-moi dans tes bras.
Sur les ailes du temps la tristesse s'envole ; le temps ramène les plaisirs.
Pour un homme passionné, toute femme vaut ce qu'elle lui coûte.
Malheur à la femme mariée à un imbécile !
Un optimiste peut voir une lumière là où il n'y en a pas, mais pourquoi le pessimiste doit-il toujours courir pour l'éteindre ?
Petit à petit, on apprend des gestes qu' on répète, c' est ce qu' on appelle l' expertise.
Je préfère une belle corrida plutôt que le journal télé de France Télévision, je trouve ça beaucoup moins cruel. Le taureau a une chance...
On a dressé des cathédrales, / Des flèches à toucher les étoiles, Dit des prières monumentales, / Qu'est- ce qu'on pouvait faire de mieux ?
Nous faisons cas du beau, nous méprisons l'utile.
Le vase donne une forme au vide, et la musique au silence.
Les pensées, les émotions toutes nues sont aussi faibles que les hommes tout nus. Il faut donc les vêtir.
L'athéisme dresse contre Dieu un procès-verbal de carence.
La France n'a et n'aura jamais de plus mortels ennemis que les Français exilés.
Le mariage est une si belle chose qu'il faut y penser pendant toute sa vie.
Les charmes d'une personne sont une cause moins fréquente d'amour qu'une phrase du genre de celle-ci : Non, ce soir je ne serai pas libre...
Seul celui qui n'a rien à perdre et tout à gagner met en oeuvre toute la voracité de l'intelligence.
L'histoire du travail est souvent une fresque de la misère ; elle est aussi un long roman d'amour et de joie.
La femme est une page blanche sur laquelle l'époux écrit à son gré.
Les mendiants vivent de leurs plaies : il y a des hommes qui profitent de tout, même du mépris.
Son nez ne lui plaisant pas : il l'a remis aux soins de la chirurgie esthétique. Son âme ne lui plaisait pas : il l'a remise aux soins de la psychanalyse.
Le divertissement pouvant être vu par tous, rassemble la famille, tandis que la culture, rejetée par certains, la divise.
Humour : pudeur, jeu d'esprit. C'est la propreté morale et quotidienne de l'esprit.
La nostalgie est noire et blanche.
Ce monde, ce théâtre et d'orgueil et d'erreur, Est plein d'infortunés qui parlent de bonheur.
L'habituel prix de la célébrité : être connu mais pas lu, puis aimé ou détesté pour de mauvaises raisons.
La liberté est un fardeau qui s'apprivoise, comme la mort.
Alors moi je ris doucement,Comme on rit aux enterrements,En me disant qu'au fond mourir,C'est ne plus s'arrêter de rire.
Il est toujours tentant de simplifier ; on désigne des responsables, des coupables, en faisant bon marché de réalités complexes.
L'amour, ça se partage pas, ça se multiplie.
Qui va apaiser nos maux ? J'ai vu la peur apparaître dans les yeux des gens normaux.
L'amour vrai ne crée aucune dépendance, aucune allégeance.
Wagner, si l'on peut s'exprimer avec un peu de la grandiloquence qui lui convient, fut un beau coucher de soleil que l'on a pris pour une aurore.
Le câlin est le seul qui apaise les gros chagrins.
Une once d'observation raisonnée vaut plus qu'une tonne de songes.
Amour, amour! Je lève un doigt mouillé qui cherche à tous les vents le bon vent de l'amour.
Le jour où on mettra des cons sur orbite, t'as pas fini de tourner !
C'est vivre et cesser de vivre qui sont des solutions imaginaires. L'existence est ailleurs.
La beauté, c'est l'harmonie du hasard et du bien.
La vérité sera un jour la force. "Savoir, c'est pouvoir" est le plus beau mot qu'on ait dit .
Rien n'est plus aisé à faire qu'un mauvais livre, si ce n'est une mauvaise critique.
C'est Dieu qui a créé le monde, mais c'est le diable qui le fait vivre.
Nous naissons tous originaux : nous plairions tous par cette originalité même si nous ne nous donnions des peines infinies pour devenir copies et fades copies.
Un mari trompe sa femme, et après l'aime davantage. C'est le côté moral de l'adultère du mari.
On atteint aisément une âme vivante à travers les crimes, les vices les plus tristes, mais la vulgarité est infranchissable.
En général, personne ne manque tant de zèle pour adoucir vos peines, que les fourbes qui les ont causées et qui y gagnent.
Un turfiste n'est jamais aussi anxieux de connaître le résultat des courses qu'en l'attente de sa femme partie faire des emplettes.
Pour l'homme, le mensonge est un outil ; pour la femme, une parure.