La nostalgie est noire et blanche.
C'est drôle de voir comment, même longtemps après que vous ayez accepté le chagrin de perdre quelqu'un que vous aimez et que vous viviez vraiment dans votre vie, de temps en temps, quelque chose se présente, qui joue "gotcha", et pendant un instant le tissu cicatriciel se sépare et la plaie est à nouveau brute.
Il n'est pas de chagrin qu'un livre ne puisse consoler, disait Montaigne et Montaigne avait toujours raison.
Le bonheur est salutaire pour le corps, mais c'est le chagrin qui développe les forces de l'esprit.
La nostalgie est un poison.
Il faut faire sauter ce qui se fige, ce qui pèse et qui s'installe. Perséverer dans la percée. Ne pas craindre le chagrin d'une ébréchure. Renverser père et mère pour le bonheur d'une ascension.
L'unique règle de plaire est de trouver un appétit que l'on a laissé affamé. S'il le faut provoquer, que ce soit plutôt par l'impatience du désir que par dégoût de la jouissance.
La nostalgie que nous avons des pays que nous ne connaissons pas n'est peut-être que le souvenir de régions parcourues en des voyages antérieurs à cette vie.
S'il est un chagrin dans ce monde qui ne peut être soulagé, c'est le poids au coeur de l'indicible.
Chaque acte de rébellion exprime une nostalgie de l'innocence et un appel à l'essence de l'être.
Le chagrin est égoïste, et ne peut recevoir de remède de ce qui ne le touche pas.
Le dégoût est une chose curieuse. Il fait prendre en grippe jusqu'à la raison et au bon sens, par antipathie pour la vulgarité.
Un seul chagrin ne déchire pas le ventre en une seule fois.
La différence entre entre un chagrin d'amitié et un chagrin d'amour, c'est le temps de cicatrisation.
Dans la nuit noire Tôt ou tard Va briller un espoir Et germer ta victoire.
Le chagrin ne nourrit pas, mais fait grossir.
L'abat-jour transparent de rose s'illumine.La vitre est noire sous l'averse monotone.Oh ! le doux "remember" en la chambre d'automne,Où des trumeaux défunts l'âme se dissémine.
La consolation du vieillard, c'est de multiplier le plaisir qu'il prend par le dégoût qu'il inspire.
Que je vive obscur, ignoré, oublié, proche de celle que j'aime, jamais je ne lui causerai la moindre peine, et près d'elle le chagrin n'osera pas approcher de moi.
Parce qu'après le carnage, la violence, la désolation,le chagrin infini, le désespoir, il y a le rire.
Comment est-il possible d'avoir la nostalgie d'un monde que je n'ai jamais connu ?
Voici la feuille blanche sur la table, et la lampe tranquille, et les livres... Aurait-on jamais cru les revoir, lorsqu'on était là-bas, si loin de sa maison perdue ?
Il y a du vertige dans le péché et chacun de nous, tiré du néant ressent parfois la nostalgie du néant.
Le vent pleurait les oiseaux de passage,Berçant les mers sur ses ailes de sel,Je prends l'étoile avec un beau nuage,Quand la page blanche a bu tout le ciel.
Le coeur de deux chambres se compose Dans lesquelles habitent Joie et Chagrin Lorsque Joie dans l'une s'éveille, Dans l'autre s'endort Chagrin, O Joie, prenez garde ! Parlez donc bas, De crainte d'éveiller Chagrin.
A la toute première ligne, Sade explique que, quelque dégoût et quelque horreur qu'il éprouve à l'égard de tout ce qu'il va raconter, l'homme de lettres doit être assez philosophe pour dire la vérité.
Moi, mes amours d'antan c'était de la grisette :Margot, la blanche caille, et Fanchon, la cousette...Pas la moindre noblesse, excusez-moi du peu,C'étaient, me direz-vous, des grâces roturières,Des nymphes de ruisseau, des Vénus de barrière...Mon prince, on a les dames du temps jadis qu'on peut...
Dans les médias, le monde industriel ne survit que par la furieuse nostalgie qu'il inspire.
Dans le lointain le jour se lève comme d'habitude.
La vieillesse n'est qu'une auberge de maladies, un logis de préoccupations, angoisse continuelle, plaie incurable, peine du passé, chagrin du présent, triste souci de l'avenir, voisine de la mort.
Le chagrin a toujours sa cause en dehors de celui qui l'éprouve.