La nostalgie que nous avons des pays que nous ne connaissons pas n'est peut-être que le souvenir de régions parcourues en des voyages antérieurs à cette vie.
Ce qu'il faut à l'écrivain, comme au peintre, au musicien, c'est l'infini de la vie et l'errance...
Le bonheur n'est pas un luxe, il est en nous contre nous-mêmes.
Passer sa vie dans l'opposition est pour un homme politique ce que serait pour un poète se condamner à lire et à juger les vers des autres.
C' est une histoire d' amour la cuisine, il faut tomber amoureux des produits et puis des gens qui les font.
J'ai conclu à l'existence évidente de Dieu, et que mon existence dépend entièrement de Dieu dans tous les moments de ma vie, que je ne pense pas que l'esprit humain puisse rien savoir avec plus d'évidence et de certitude.
Il n'y a que deux façons de vivre sa vie : l'une en faisant comme si rien n'était un miracle, l'autre en faisant comme si tout était un miracle.
Le problème avec Yves Saint Laurent était que c'était un homme qui comprenait son époque mieux que quiconque, mais il ne l'aimait pas. De vrais artistes vivent leur propre vie en parallèle. C'est l'artiste qui transforme son époque.
Certains moments de notre vie ressemblent à une éclipse où ni l'espoir ni le désespoir n'ont de poids.
Il est possible de vivre sans se souvenir et de vivre heureux, comme le démontre l'animal, mais il est impossible de vivre sans oublier.
L'art est à la vie ce que le sperme est au sang.
On n'a pas trop d'une vie pour se comprendre. Le défaut, c'est de vouloir descendre en profondeur.
Tous les gens de gauche que j'ai vu dans ma vie ne m'ont pas fait rêver, ils avaient les mêmes réflexes avec les barmans, ils étaient aussi abjects dans leur quotidien que la droite.
Qui n'a pas rêvé, à un moment donné, d'effacer la vie ? L'embêtant c'est que la vie, il faut la vivre à la file. Ça commence et, à partir de là, ça tire du long jusqu'à la fin. On ne peut pas choisir.
Les quatre conditions du bonheur: la vie en plein air, l'amour d'un autre être, l'absence d'ambition, la création.
Homme, tout affronter vaut mieux que tout comprendre. La vie est à monter, et non pas à descendre.
La fièvre de l'amour, la fièvre du dévouement, la fièvre du devoir, la fièvre du génie, c'est la vie elle-même.
La seconde moitié de notre vie n'est employée qu'à porter le deuil de la première moitié.
La vie sans être amoureux, c'est la destruction, c'est passer à côté de quelque chose d'essentiel comme le soleil ou la mer. Le désir est un mot indispensable.
L'homme, pendant des millénaires, est resté ce qu'il était pour Aristote : un animal vivant, et de plus capable d'une existence politique ; l'homme moderne est un animal dans la politique duquel sa vie d'être vivant est en question.
Les fiancés voient des qualités dans leurs défauts réciproques. Ce privilège ne dure pas. La vie conjugale ne permet plus des erreurs de jugement. Nul mariage ne résiste à l'intimité.
La nécessité de rechercher le véritable bonheur est le fondement de notre liberté.
Tu ne revivras pas, mais il y a ce chemin des mots qui mène un peu plus près de ton sourire ; le souvenir ne te rend pas, mais tu sourds quelquefois de cette folie douce de t'écrire, avec au bout le son-vertige de ta voix.
La vie n'est jamais la même : elle coule, circule et se transforme, déplaçant les êtres et les choses.
Seul celui qui est heureux peut répandre le bonheur autour de lui.
La vie est une phrase interrompue.
"Ta vie c'est d'écrire. Alors écris", répétais-tu. Comme si ta vocation était de me conforter dans la mienne.
Vrai, la vie dispose de nous et nous ne pouvons guère disposer d'elle...
Celui qui aspire à une vie paisible s'est trompé en naissant au XXe siècle.
C'est ainsi : les choses qui arrivent dans la vie basculent tôt ou tard dans les livres. Elles y trouvent leur mort et un dernier éclat.
Le bonheur récompense ceux-là seuls qui n'y pensent pas trop et piège au contraire ceux qui se font fort de le saisir.