Quand le baromètre se passe la patte derrière l'oreille, c'est que le chat est à la pluie.
Il n'y a réellement ni beau style, ni beau dessin, ni belle couleur : il n'y a qu'une seule beauté, celle de la vérité qui se révèle.
La mort, c'est tellement obligatoire que c'est presque une formalité.
Le succès de l'épreuve de la guerre, comme le bonheur dans la vie, n'existe que par comparaison.
Un innocent persécuté prend longtemps pour un pur amour de la justice l'orgueil de son petit individu.
Le bonheur, pourquoi le refuser ? En l'acceptant, on n'aggrave pas le malheur des autres et même ça aide à lutter pour eux. Je trouve regrettable cette honte qu'on éprouve à se sentir heureux.
L'absurdité est surtout le divorce de l'homme et du monde.
Concevoir le diable comme un partisan du Mal et l'ange comme un combattant du Bien, c'est accepter la démagogie des anges.
On ne devrait tromper sa femme que quand elle est jolie. Sans ça on doit avoir l'impression que les filles vous accordent ça pour vous consoler.
Le compliment diminue l'homme.
Il suffit parfois de faire semblant d'avoir du courage pour s'en découvrir vraiment. Dommage ça ne marche pas pour l'intelligence.
La vie m'a donné la chance de pas avoir de revanche à prendre.
L'heure est trop grave et le choix trop important. Je voterai pour monsieur Macron.
L'anticipation ouvre la voie à la victoire et est l'aiguillon de la conquête.
Le passé laisse une trace comme les pas dans le sable, mais c'est vers l'avenir que l'on marche.
Au fond du trou, à part le ciel, tu veux qu'j'me tourne vers qui ?
Aujourd'hui, je suis un enfant de pauvre qui vit comme un gosse de riche.
Autrefois, les illettrés étaient ceux qui n'allaient pas à l'école. Aujourd'hui ce sont ceux qui y vont.
Les Français m'agacent prodigieusement, mais comme je ne connais aucune langue étrangère, je suis bien obligé de parler avec eux.
Le modernisme est un système de complaisance. La liberté est un système de déférence. La liberté est un système de courage. La liberté est la vertu du pauvre.
Les joies du monde sont notre seule nourriture. La dernière petite goutte nous fait encore vivre.
Ça change la vie, d'être vedette. Énormément. Vous n'avez pas moins d'amis, mais davantage d'ennemis.
L'humour est une plante gaie arrosée de tristesse.
Tout est affaire de décor Changer de lit, changer de corps A quoi bon puisque c'est encore Moi qui moi-même me trahis
C'est l'imagination qui étend pour nous la mesure des possibles, et nourrit les désirs par l'espoir de les satisfaire.
Les peuples n'ont jamais que le degré de liberté que leur audace conquiert sur la peur.
Les plats se lisent et les livres se mangent.
Pierre à pierre et pied à piedEt coeur à coeur et tête à têteLes beaux jours sont passés.Fil à fil et feuille à feuilleEt un à un et seul à seulLes jours sont beaux et ne passent pas.Grain à grain [...] ► Lire la suite
L'écrivain a choisi de dévoiler le monde à l'homme et aux autres hommes.
L'amitié partage toutes les peines et non tous les plaisirs.
La météo est une science qui permet de connaître le temps qu'il aurait dû faire.
L'amour physique est sans issue.
Les places à éviter : deuxième et quatrième car tu manques l'or ou le podium.
La préméditation de la mort est préméditation de la liberté. Le savoir mourir nous affranchit de toute subjection et contrainte.
Un psychotique, c'est quelqu'un qui croit dur comme fer que 2 et 2 font 5, et qui en est pleinement satisfait. Un névrosé, c'est quelqu'un qui sait pertinemment que 2 et 2 font 4, et ça le rend malade !
J'ai eu soudain la certitude que le christianisme est par excellence la religion des esclaves, que les esclaves ne peuvent pas ne pas y adhérer, et moi parmi les autres.
De la baleine à la sardine et du poisson rouge à l'anchois dans le fond de l'eau chacun dîne d'un plus petit que soi...
A l'époque où l'on n'a jamais si bien compris la relation mère-enfant, les nourrissons n'ont jamais été si seuls.
Marchons en bavardant avec Cioran rue de l'Amertume, pour nous rendre place de la Déception, et finir ensuite dans le jardin de la Tristesse. Là, ça ira mieux : on pourra commencer à vraiment comprendre ce qui nous arrive, et passer à autre chose : emprunter le passage de l'Acceptation, nous balader avenue de l'Action.
L'homme qui n'aime pas ne vit pas ; la femme qui n'aime pas n'est pas.
Le visage humain fut toujours mon grand paysage.
La femme est inférieure ou supérieure à l'homme ; elle est rarement son égale.
La couleur surtout et peut-être plus encore que le dessin est une libération.
Je dis toujours la vérité : pas toute, parce que toute la dire, on n'y arrive pas... Les mots y manquent... C'est même par cet impossible que la vérité tient au réel.
Les vrais voyageurs sont ceux-là qui partent pour partir.
Les grands artistes ont du hasard dans leur talent et du talent dans leur hasard.
L'économie politique, c'est, en définitive, l'art de faire circuler l'argent tout en le gardant pour le dépenser.
La grande trouvaille de l'armée, c'est qu'elle est la seule à avoir compris que la compétence ne se lit pas sur le visage. Elle a donc inventé les grades.
Chaque fois que l'on fait passer nos différences avant nos ressemblances, on met le doigt dans un processus d'affrontement.
On a déclaré qu'il fallait d'abord la justice et que, pour la liberté, on verrait après ; comme si des esclaves pouvaient jamais espérer obtenir la justice.