Les idiots pensent que la mémoire fait partie de la connaissance et de la vie.
Admirer est une bonne action.
Les hommes n'ont jamais de remords des choses qu'ils sont dans l'usage de faire.
Les génies sont outrés. Cela tient à la quantité d'infini qui est en eux. Ils contiennent de l'ignorer.
Il y a deux sortes de femmes. La femme-bibelot que l'on peut manier, manipuler, embrasser du regard, et qui est l'ornement d'une vie d'homme. Et la femme-paysage. Celle-là on la visite, on s'y engage, on risque de s'y perdre.
Ecrivez, pendant que vous avez du génie, pendant que c'est le dieu qui vous dicte, et non la mémoire.
On ne ferait pas le métier d'actrice si on ne ressentait pas une véritable jouissance à être regardée.
Ce qui compte, c'est d'avoir toujours quelque chose à attendre.
Si tout homme avait la possibilité d'assassiner clandestinement et à distance, l'humanité disparaîtrait en quelques minutes.
Les latins disaient : la faim de l'or, auri fames. Nous, plus énergiquement, la soif de l'or. La soif est en effet un besoin plus violent et dont la satisfaction cause l'ivresse.
Les idées fausses ne sont pas toutes mauvaises.
Certaines questions ne sont difficiles que parce qu'on les pose.
La netteté est le génie des maîtres.
Nul n'aura de l'esprit hors nous et nos amis.
Qui peut avec le moins peut avec le plus. Qui peut avec le plus ne peut pas forcément avec le moins.
Il est malaisé d'imaginer à quel point, d'ordinaire, un savant se désintéresse de l'oeuvre d'un autre savant si celui-ci n'est pas un maître qui le protège ou un élève qui l'honore.
Les gens trop heureux sont comme les voleurs de profession. Ils finissent toujours par être pincés.
L'information peut tout nous dire. Elle a toutes les réponses. Mais ce sont des réponses à des questions que nous n'avons pas posées, et qui ne se posent sans doute même pas.
Il n'est pas de bonnes blessures pour la liberté, elles sont toutes mortelles.
Pour survivre, les sociétés ont plus besoin de futures mamans que d'experts.
Il n'y a que les riches qui héritent d'un million.
Ne considérer les petits incidents que comme des victoires que l'on doit toujours sacrifier aux grandes affaires.
Si je croyais aux sorts, je dirais qu'on m'en a jeté un.
On ne peut connaître un homme avant qu'il n'ait subi l'épreuve de l'adversité, c'est ce qui met au jour sa bassesse d'âme ou la force de son esprit.
Je suis un grand voyageur et je puis te dire que la qualité d'un voyage ne dépend pas de sa destination. La qualité de la vie ne dépend pas de l'au-delà de la vie.
L'homme ne se nourrit pas seulement de pain ; il faut donner à ceux qu'on emploie un salaire et un idéal. Mais l'homme se nourrit d'abord de pain ; il ne faut pas oublier le salaire sous le prétexte qu'on fournit l'idéal.
Un peuple sauvage et pourri que nous civilisions en lui donnant nos vices.
Si vous voulez savoir comment Nous nous aimâmes pour des prunes, Je vous le dirai doucement, Si vous voulez savoir comment.
En amour, dans l'idée d'Edouard, il y a celui qui donne et celui qui reçoit, et il estime pour sa part avoir assez donné.
La tentation, pour moi, était irrésistible ; je me faufilais dans les couloirs, je me blottissais dans les loges, j'arrivais toujours à attraper quelques bribes de musique, et je rapportais dans les classes une odeur de Beethoven et de Mozart qui sentait fortement le fagot.
Mon nom est celui d'un oiseau migrateur. Un peu difficile à porter car le butor est très décrié.
Toi qui lis ce bouquin, j'écris le désir de la vie. Écrire à toutes pompes. Comme un fou. Ne pas savoir où aller. Se perdre. Me réfugier.
C'est sans doute parce qu'elle les paye souvent mal et toujours anarchiquement, que notre société gratifie ses acteurs d'un pourboire qui ne lui coûte rien, sous forme de quelques mythes sublimes.
Toutes les émotions positives, joie, bonheur, surviennent quand on se sent en lien harmonieux avec le monde, alors que les émotions négatives sont toujours des marqueurs de rupture entre le monde et nous, que ce soit la colère, la tristesse ou la peur.
Mon devoir me suffit, tout le reste n'est rien.
Si vous souhaitez réussir dans le monde, promettez tout, ne livrez rien.
Celui-là est sans foi qui n'est capable de rien d'éternel.
Quelqu'un a décrit Providence comme le nom de baptême du hasard ; sans doute quelque pieux rétorquera que le hasard est le surnom de la Providence.
Dans le siècle où nous sommes, on ne donne rien pour rien.
La France souhaite être gouvernée au centre.
Que la nation reprenne son heureux caractère.
Quand je vais manger ma socca chez Pipo ou acheter mes pâtes chez Quirino, rue Bavastro, je déclenche une mini-émeute. Mais quand il s'agit d'organiser des concerts, il n'y a plus personne. Ça a été comme ça depuis mes débuts.
Je ressemble au pape Paul VI en vacances.
Toutes mes pensées aux victimes et à leurs proches Et toute mon émotion.
Le DVD, c'est comme un livre. C'est une trace, un morceau de mémoire. Quelque chose de concret, de précis, d'achevé
Les mauvaises moeurs sont la seule chose que les gens prêtent sans réfléchir.
Les Français sont des oiseaux qui mangent les semences au lieu d'attendre de manger les grains.
Médiocre et rampant on arrive à tout.
Riz : trois lettres, comme dans le mot blé, mais entre ces deux nourritures fondamentales, il y a la distance de deux groupes de civilisations.
Il est si vieux qu'il ne sort de sa bouche que des mots qui ont l'air historique.