La netteté est le génie des maîtres.
La science est une chose trop importante pour être laissée entre les mains des seuls savants.
La politique ce n'est pas une science exacte, c'est une science humaine.
Par malheur, il y a dans chaque philosophe un mauvais génie qui répond, et répond à tout.
Vous pouvez tout faire, penser ou croire, posséder toute la science du monde, si vous n'aimez pas, vous n'êtes rien.
On pourrait dire que la philosophie est une façon de parler intelligemment de ce qu'on ne connaît pas.
Le génie est une longue patience, c'est une réflexion de génie pas doué.
En peinture on peut tout essayer. On a le droit. Mais à condition de ne jamais recommencer.
La science de l'homme est devenue la plus nécessaire de toutes les sciences.
Nous devons veiller à ne pas surestimer la science et les méthodes scientifiques lorsqu'il s'agit de problèmes humains, et nous ne devons pas supposer que les experts sont les seuls à avoir le droit de s'exprimer sur des questions concernant l'organisation de la société.
L'homme de science le sait bien, lui, que seule la science, a pu, au fil des siècles, lui apporter l'horloge pointeuse et le parcmètre automatique sans lesquels il n'est pas de bonheur terrestre possible.
Toute la philosophie n'est fondée que sur deux choses : sur ce qu'on a l'esprit curieux et les yeux mauvais.
La science est comme une maladie, une maladie qui progresse en transformant le monde et en le dévorant.
On a pris la fâcheuse habitude de croire que, là où il y a des sons musicaux, il y a nécessairement de la musique. Autant dire qu'il y a littérature partout où l'on bavarde, peinture partout où l'on barbouille.
Dialectique. Science politique qui consiste à tout faire avec sa langue.
Toute invention était fort suspecte car elle signifiait toujours qu'on enfreignait une règle.
La peinture est comme l'homme, mortel mais vivant toujours en lutte avec la matière.
Certains croient que le génie est héréditaire : le Ciel ne m'a pas donné de progéniture.
On apprend par l'étude ce qu'on veut savoir; mais ce n'est que par la pratique de la science que l'on sait ce qu'on a appris.
La philosophie ne s'enseigne pas ; c'est l'application des sciences à la vérité.
Les couleurs dans la peinture sont des leurres qui persuadent les yeux, comme la beauté des vers dans la poésie.
La science est potentiellement bien plus dangereuse que l'État parce qu'elle a un effet durable.
Le génie n'est qu'une plus grande aptitude à la patience.
Tolstoï explique quelque part dans ses écrits pourquoi, selon lui, «la science pour la science» est une conception absurde. Nous ne pouvons pas connaître tous les faits, car ils sont pratiquement infinis en nombre. Nous devons faire une sélection. Ne vaut-il pas mieux être guidé par l'utilité, par nos nécessités pratiques et surtout morales ?
Chaque fois que la science avance d'un pas, c'est qu'un imbécile la pousse, sans le faire exprès.
L'enseignement des maîtres ne remplace jamais le bon instinct qui doit nous guider dans la conduite de la vie.
L'écriture est la peinture de la voix.
Personne n'est jamais maître du génie ; certains cerveaux en subissent les manifestations mais le talent obéit à une culture, à une discipline. Il se maîtrise. Le talent perfectionne. Le génie consume.
Il est donc de la plus grande importance que la peine suive de près le délit si l'on veut que dans l'esprit grossier du vulgaire la peinture séduisante d'un délit profitable éveille immédiatement l'idée étroitement associée de la peine.
La science ne saurait être rendue responsable de l'illusion des imbéciles qui prétendent, on ne sait pourquoi, qu'elle doit assurer leur bonheur.
On ne connaît pas complètement une science tant qu'on n'en sait pas l'histoire.