Vous nous ennuyez avec votre jeunesse. Elle sera la vieillesse dans trente ans.
Qui donne aux pauvres prête à rire.
L'esprit discerne et choisit, mais c'est l'âme qui insuffle.
Les hommes d'Etat vivent au jour le jour, tous les événements les surprennent, et les problèmes qu'ils s'efforcent de résoudre sont ceux de la veille ou de l'avant-veille, qu'ils n'ont d'ailleurs pas encore compris.
On donne des conseils, mais on n'inspire point de conduite.
On ne surmonte le vice qu'en le fuyant.
- Ca va ?- Non.
Pour les Parisiens, un oeuf, c'est déjà un zoo !
Définition de la maxime : La maxime est une proposition, une instruction importante, majeure, faite pour éclaircir et guider les hommes dans la carrière de la vie, c'est une grande règle de conduite.
Il faut avoir quelques principes fermes. Ils vous aident à tenir debout.
Beaucoup de gens disent qu'ils s'assagissent avec l'âge. En vérité, ils se tassent, ils ralentissent. Ils perdent de leurs saillances. Ils s'enlisent dans un sable mou et s'enfoncent en toute confiance. C'est ce qu'on appelle mûrir.
La télévision est devenue une industrie où tout est jetable: les émissions comme ceux qui les présentent.
L'industriel qui se plaint de la concurrence est un enfant qui se plaint de son maître. Il lui reproche de le punir ; il ne mesure pas les progrès qu'il lui doit.
Que la confiance s'étiole, la crise couve ; qu'elle grandisse, l'argent circule, l'industrie s'anime, le rendement de l'ouvrier s'accroît, les relations commerciales deviennent faciles et rapides, on gagne du temps et la collectivité s'enrichit.
Le houblon, qu'il avait planté lui-même, enguirlandait maintenant les fenêtres jusqu'au toit.
On ne s'en avise pas toujours, s'imaginant volontiers qu'on a perdu de vue une idée alors qu'on a simplement oublié les mots qui seuls pourraient la constituer ou plutôt la reconstituer. C'est pourquoi nous avons souvent l'illusion d'être à la recherche d'une idée, alors que nous sommes en réalité à la recherche d'un mot.
Ma solitude me vide l'esprit, je n'ai plus de pensées.
- Le vol, par exemple, existait avant le capitalisme.- Oui, mais il n'était pas enseigné dans les écoles de Commerce...
Le gros public, heureusement, est resté naïf, et peu lui importent les systèmes, pourvu qu'on réussisse à l'intéresser.
J'ai décimé, déciméDes armées de répondeursOccupés à se direMes naufrages au saut du lit.
J'ai tout oublié, j'ai tout à revoir ; je ne me rappelle les choses que lorsque je les retrouve devant mes yeux, vieillies ou rajeunies.
De la poésie, je dirai maintenant qu'elle est, je crois, le sacrifice où les mots sont victimes. Les mots, nous les utilisons, nous faisons d'eux les instruments d'actes utiles. Nous n'aurions rien d'humain si le langage en nous devait être en entier servile.
Nous ne pouvons apercevoir les êtres et les choses que dans leurs rapports avec d'autres êtres et d'autres choses, jamais dans le fond et dans leur essence.
Voir avec horreur comment simplement possible le moment où le souvenir de ces mots qu'elle m'a dits ne me ferait plus pleurer...
L'univers est un coffre-fort dont l'humanité cherche le chiffre.
Le cure-dents, dernier épisode de la vie du boeuf paisible et filandreux !
Le capitalisme triomphant a bien compris que pour exploiter au mieux l'ouvrier Il faut l'accommoder Juste un peu À la guerre comme à la guerre
We all share the same responsibility: make our planet great again.
Montrez-lui que la richesse ne vous assurera pas un instant de bonheur, que le luxe ne console que les pauvres, uniquement parce qu'ils n'y sont pas habitués et pour peu de temps !
Ils (les pygmées) sont attachés aux arbres millénaires, tu sais les arbres de 4000 ans. Pour eux c'est comme une église, ils mettent les mains, ils se branlent, bref on ne sait pas ce qu'ils font.
Les bontés qui ne sont plus que de la bonté sont un triste accident du désir.
A mon avis, les généraux qui meurent à la guerre commettent une faute professionnelle.
La raison pourquoi les sots réussissent ordinairement dans leurs entreprises, c'est que ne sachant et ne voyant jamais quand ils sont importuns, ils ne s'arrêtent jamais. Or, il n'y a pas d'homme assez sot pour ne savoir pas dire : "donnez-moi cela".
Mes dents se déchaussent quand je visite une mosquée.
Le bien est dans le bon usage que l'on fait de n'importe quoi.
Je suis armé d'une cuirasse qui n'est faite que de défauts.
Le sommeil occupe le tiers de notre vie. Il est la consolation des peines de nos journées ou la peine de leurs plaisirs ; mais je n'ai jamais éprouvé que le sommeil fût un repos.
Jouir de la foule est un art.
Le ridicule qu'on a augmente toujours en proportion qu'on s'en défend.
Tous les hommes naissent comédiens sauf quelques acteurs.
Mardi.Encore un jour ordinaire, misérable mais drôle...Je n'ai pas dîné, je n'ai pas faim, j'ai encore pleuré toute seule, je suis une horrible pleurnicharde.
Ce mec, c'était Laurel et Hardy à lui tout seul.
Ce visage insensible qui cependant ne défronçait pas ses sourcils.
La conscience est le tribunal de la pensée, c'est le juge intérieur qui prononce sur la moralité des actes ; témoin inévitable de tout ce qui se passe en nous, elle est la voix dénonciatrice de nos secrets penchants.
Je devrais hurler, les gifler, me déculotter. Je ne le fais pas, bien entendu. Ces choses-là, on ne les fait jamais. Résultat : on est condamné quand même. Alors pourquoi s'en est-on privé ? Je rêve d'un monde où, de temps en temps, passeraient ainsi des colères.
On n'est pas toujours maître de sa vie, il y a des circonstances qui nous forcent.
Excuse-moi de ne t'avoir laissé que de l'argent et des terres. Je ne sais même pas si tu en voudras. J'aurais voulu te laisser de l'amour, mais quand on est, comme moi, dans l'enseignement depuis bientôt quarante ans, on ne se fait aucune illusion sur la dévaluation des sentiments qu'on peut offrir aux jeunes.
Les gens aiment bien sentir la mort. Ils aiment voir crever un torero. S'ils savent qu'il ne va pas crever, ils ne vont pas à la corrida.
Le cadre est le maquereau de la peinture
Mon Dieu, qui que Vous soyez, celui de mon baptême ou un Autre, épargnez-moi l'amnésie générale, la perte de mon décor, de mon identité, le vide. C'est cela que je redoute la plus dans la mort, maintenant je le sais.