Il y a des femmes qui, plus elles vieillissent, plus elles deviennent tendres. Il y a aussi les faisans.
On m'a reproché de conduire, par vanité, d'immenses voitures. Si vous connaissez une petite voiture dans laquelle on se sente aussi bien protégé, aussi confortable que dans une grande, téléphonez-moi.
Généralement toutes les professions détruisent l'harmonie des idées.
Il semble qu'il entre dans les plaisirs des princes un peu de celui d'incommoder les autres.
D'un bout du monde à l'autre bout, comme dit la chanson, tous les hommes et toutes les femmes de tous les âges, dans tous les pays du globe se plantent dans leurs jardins et regardent les fleurs.
- Les jeunes se mariaient plus, et maintenant les jeunes se remarient !- Les jeunes savent pas ce qu'ils veulent.
J'ai toujours dit ce que je pensais... là par exemple je pense à rien, je le dis.
Napoléon, à qui la cinquantaine approchant n'ôtait pas son goût pour les jolies femmes, se sentait très facilement attiré par ces "occasions tendres de causer", les mollia fandi tempora de Properce. Les occasions, à la cour, s'offraient à lui, nombreuses. Il les cueillait au gré de son désir. Ceci ne l'empêchait pas d'aimer sincèrement l'impératrice.
Le jaunissement et l'ardent des teintes.
Ce désert est fermé par des rochers de grès crayeux absolument nus. Quand on se rapproche de ces masses arénacées, on découvre...
J'avais proposé à Carvalho d'écrire un Macbeth pour Mme Viardot ; il préféra, naturellement, monter à grands frais le Macbeth de Verdi. Ce fut une chute effroyable qui lui coûta trente mille francs.
Les différentes voix s'unissent dans la mélodie : l'une résonne gaie, vivante, sûre de la victoire, tandis que l'autre paraît encore se débattre dans les ténèbres au milieu d'un combat plein de mélancolie... c'est l'expression la plus nette et la plus parfaite de la vie intérieure.
Dans le même temps où Don Juan, de Séville, commandait à Valdés d'ouvrir les charniers, un français, de même ardeur emportée, et tragique, Rancé, subissait un tête-à-tête plus lugubre encore.
En politique... ne reculez jamais, ne vous rétractez jamais... n'admettez jamais une erreur.
En fait de mariage, il n'y a de reçu que ce qui est sensé, et il n'y a d'intéressant que ce qui est fou.
L'opinion publique sera amenée à adopter, sans le savoir, les propositions que nous n'osons pas leur présenter directement [...] Toutes les propositions antérieures seront dans le nouveau texte, mais seront cachées et déguisées en quelque sorte.
J'ai toujours adoré interpréter des Français.
François Hollande et Jean-Marc Ayrault souhaitaient finalement que je sois un ministre soit docile, soit potiche. Mais je n'ai pas vocation à servir de plante décorative.
Si on aime, on prend le paquet, sans juger !
Certains se repentent des fautes qu'ils vont commettre.
Ce n'est pas ce qu'on a eu qui compte, c'est ce qu'on n'a pas.
En parlant des révolutionnaires : que faire de ces hommes qui lancent autant de traits que de regards, qui combattent avec la plume et écrivent avec des poignards ?
On ne loue d'ordinaire que pour être loué.
L'être ou le néant, voilà le problème.
Tout ce qu'on peut exiger d'un écrivain, c'est-à-dire d'un homme, c'est que la fin de la page soit conséquente avec le commencement.
Je déteste la pureté, si la pureté, c'est se débarrasser de tout.Je veux m'embarrasser de tout.
Ainsi Sébastien continuait-il à habiter l'écorce d'une âme zen que tout pouvait troubler.
Pour le résumer, on pouvait dire que c'était un illuminé qui dénichait dans la lecture des grands écrivains son propre génie.
Je n'ai d'argent qu'en mes cheveux.
Je crois qu'on peut commencer sa vie en mentant, mais la finir sans mentir. Si possible. Il y a un temps pour tout.
On a souffert. On s'est surpris à trop aimer. On a rendu, mais on ne sait à qui, les coups du sort. On a jeté parmi les linges sales un front très pur, et faisait-il partie d'un corps ?
On est libres, et quand on est libres, on est vulnérables.
Ce que j'aime dans ce travail, c'est que vous pouvez voyager dans beaucoup d'endroits, beaucoup d'imaginations.
Je ne vis pas sur les médailles.
Elle m'a donné les clés du bonheur, un fils de neuf ans et demi, Enzy, et une petite Yana qui vient d'avoir dix-huit mois. Je remercie Dieu de m'avoir donné autant de chance dans la vie.
Je suis très ami et je serai ami toute ma vie avec Nicolas Sarkozy, parce que je le connais depuis très longtemps, et c'est lui qui m'a marié avec Laeticia. (...) M. Hollande sera certainement, et je l'espère, un très bon président pour la France.
Quand on abuse de sa force, on est un lâche.
En amour, nous promettons en vers ce que nous tenons en prose.
L'incrédule se trompe sur l'autre vie, le croyant se trompe souvent sur celle-ci.
Pensez aux maux dont vous êtes exempt.
Il n'y a d'idées proprement nécessaires dans le monde que celles que tout le monde a.
Tout arrive par les idées, elles produisent les faits, qui ne leur servent que d'enveloppe.
L'amour, c'est comme si jamais on n'avait respiré.
Qui que nous soyons, défions-nous de l'ambition, mais n'y renonçons jamais.
Ce sont nos illusions qui créent le monde.
Admettre l'art de vivre des autres n'est pas donné à tous les peuples, ou en tout cas à tous les chefs que les peuples se donnent. Savoir l'admettre, le reconnaitre, décider parfois de s'en inspirer, c'est déjà tout un art de vivre.
J'atteignis le fond, transporté de joie. Des sars, ronds et plats comme des soucoupes, nageaient une ronde autour d'un rocher. Regardant au dessus de moi, je vis la surface qui brillait comme un mauvais miroir, avec dans son centre la silhouette nette de Simone réduite à la taille d'une poupée.
À peine assise, je fus assaillie par une nuée de dragueurs qui se relayèrent à mon chevet. Le dragueur est le cousin du mendiant, il répond comme lui au principe de l'espérance statistique : il s'attache aux nombres, jamais aux personnes.
L'obsession du point de partage entre deux régions, deux influx, m'a marqué dès l'enfance et à jamais. Et certes, parce qu'il s'agissait d'un espace mythique plus que terrestre, à l'articulation d'une transcendance.
De toute façon, il vaut mieux une analyse désespérante dans une langue heureuse qu'une analyse optimiste dans une langue désespérante d'ennui et démoralisante de platitude, comme c'est le plus souvent le cas.