L'histoire ne nous a jamais donné que de fausses leçons. L'histoire est un tissu de mensonges.
Là où Mendelssohn peignait des aquarelles, Schumann a gravé des camées.
J'ai grandi à une époque où, si on n'avait pas d'enfant, on n'était pas une vraie femme. Donc, on fait des gosses. Et on se rend compte qu'on s'est fait bananer et qu'on aurait été mieux sans.
Les Etats-Unis font partie des pays où il y a le plus de végétariens.
Je ne veux faire que des choses qui me correspondent.
Un jour, on a demandé à Gainsbourg s'il avait quelqu'un de moins de trente ans à statufier et il a dit quelque chose qui m'a bouleversée : Ce serait France Gall. Ce serait une immense statue en sucre d'orge et tous les enfants viendraient lui lécher les doigts.
Dans le silence des rues et du black-out qui tombait en hiver vers cinq heures du soir et pendant lequel la moindre lumière aux fenêtres était interdite, cette ville semblait absente à elle-même.
Le vingtième siècle parle à l'oeil, et comme la vue est un des sens les plus volages, il lui faut hurler, crier avec des lumières violentes, des images désespérantes à force d'être gaies.
Ce n'est pas dire des sottises qui est grave, mais les dire au nom des principes.
Un livre de maximes est une confession pudique.
Pensez aux maux dont vous êtes exempt.
La plupart des ménages sont composés de célibataires mariés.
Les guerres sont comme les feux de broussailles, si on n'en prend pas garde, elles se mondialisent.
En relisant mes journaux, il me semble flagrant qu'on ne change pas. Ce que je suis à 12 ans, je le suis encore aujourd'hui. Le manque de confiance, la jalousie, mon envie de plaire.
Dans la vie, il n'y en a qu'un qu'il ne faut pas gêner : c'est soi-même.
Traduire, c'est mettre en tension des mondes.
Jetez votre pain sur les eaux, et après plusieurs jours il reviendra beurré.
Je suis toujours très intéressé à aller découvrir les films d'un jeune réalisateur.
Quand je refuse un rôle, c'est souvent parce que j'ai eu des doutes dès le départ.
La composition doit être une de nos préoccupations constantes, mais au moment de photographier elle ne peut être qu'intuitive, car nous sommes aux prises avec des instants fugitifs où les rapports sont mouvants.
Combien de grands hommes ont dû la célébrité au nom que, par hasard, ils ont reçu de leurs parents.
Le monde est plein de midinettes prêtes à adorer les princes quels qu'ils soient.
Chauffards - Nom des automobilistes qui vous doublent.
Quand on a la réputation d'insulter tout le monde, on n'offense plus personne.
Nous apprenons tous les jours davantage que les peines en ce monde sont inévitables, que nous ne sommes pas placés ici pour y être heureux et qu'en nous résignant à notre destination, nous trouvons en nous d'inépuisables forces.
Tout hérétique le devient par une décision des autorités orthodoxes.
Une fourmi de dix-huit mètresAvec un chapeau sur la têteÇa n'existe pas ça n'existe pasUne fourmi traînant un charPlein de pingouins et de canardsÇa n'existe pas ça n'existe pasUne fourmi parlant françaisParlant latin et javanaisÇa n'existe pas ça n'existe pasEt pourquoi pas ?
Ce désert est fermé par des rochers de grès crayeux absolument nus. Quand on se rapproche de ces masses arénacées, on découvre...
L'homme n'est pas longtemps honnête quand il est seul !
Si le coeur est bien là. Faut se garder. C'est du bon kif d'humain. Dès que c'est coupé, faut en replanter. C'est mon idée. Faut se garder. Faut savoir qu'on est des milliers. Comme des champs de blé. Des milliers à s'aimer. Des milliards à pas le savoir.
On a souffert. On s'est surpris à trop aimer. On a rendu, mais on ne sait à qui, les coups du sort. On a jeté parmi les linges sales un front très pur, et faisait-il partie d'un corps ?
On naît homme, puis on le devient.
Vous connaissez certainement un écrivain. On les lit de moins en moins, mais il y en a de plus en plus. Vous en dénicherez facilement un dans votre entourage. On se sent si bien en écoutant les dernières personnes intelligentes sur Terre.
Jamais on ne laissera la liberté s'éteindre
Le bonheur, on ne sait jamais très bien où il commence si on sait où il finit.
Chez certains élèves, le credo s'oppose au cogito et l'emporte sur lui.
Il est très important, au cinéma, que le réalisateur voie immédiatement ce qu'il cherche.
Celui qui n'a qu'un désir ou qu'une opinion est un homme à caractère.
L'esprit est absurde par ce qu'il cherche, il est grand par ce qu'il trouve.
Quand on a accoutumé les esprits à des idées de crime, on y accoutume bientôt les moeurs.
L'avare manque autant de ce qu'il a que de ce qu'il n'a pas.
Rien que cela, le sexe, nous sépare plus que deux planètes.
Si vous étiez grand, vous ne monteriez pas sur des échasses.
D'un bout du monde à l'autre bout, comme dit la chanson, tous les hommes et toutes les femmes de tous les âges, dans tous les pays du globe se plantent dans leurs jardins et regardent les fleurs.
L'autodestruction de la nature, qui est un thème fondamental chez Sade, cette autodestruction dans une sorte de monstruosité déchaînée, n'est jamais effectuée que par la présence d'un certain nombre d'individus qui détiennent un surpouvoir. Le surpouvoir du prince, du seigneur, du ministre, de l'argent, ou le surpouvoir du révolté.
Autrui est visage.
La mort sans l'Eglise est sans grandeur. Elle a l'air un peu d'une formalité administrative, d'une opération d'arithmétique physiologique, d'une soustraction charnelle : Un tel y était. Il n'y est plus. Ca fait moins un. A qui le tour ?...
C'est impressionnant comme ça vient vite, l'autorité, quand on a un peu de pouvoir.
La littérature, la lecture sont parfois des trousses de secours.
La science consiste à faire ce qu'on fait en sachant et en disant que c'est tout ce qu'on peut faire, en énonçant les limites de la validité de ce que l'on fait.