Je ne cherche pas expliquer les personnages que je joue.
Tous les jeunes gens, jeunes hommes et jeunes femmes, enfants de riche ou de pauvre, seront traités sur un pied d'égalité : fils de bourgeois, fille des quartiers, peu importe leur religion mais tous d'abord français et passionnément au service de la France.
On se défend de lire ce qu' on écrit sur nous, d' abord parce que je n' ai pas le temps.... Je préfère lire ce qu' on écrit sur les autres. Ça construit.
Le bonheur, on ne sait jamais très bien où il commence si on sait où il finit.
Il est très important, au cinéma, que le réalisateur voie immédiatement ce qu'il cherche.
La grand'salle n'était plus qu'une vaste fournaise d'effronterie et de jovialité où chaque bouche était un cri, chaque oeil un éclair, chaque face une grimace, chaque individu une posture.
Montebourger: dire le contraire de son chef.
Il n'est pas marchand qui toujours gagne.
Moi, je répondais de mon mieux à toutes leurs questions, donnant sur mon ami les détails que je savais, inventant effrontément ceux que je ne savais pas.
Admettre l'art de vivre des autres n'est pas donné à tous les peuples, ou en tout cas à tous les chefs que les peuples se donnent. Savoir l'admettre, le reconnaitre, décider parfois de s'en inspirer, c'est déjà tout un art de vivre.
Je crois qu'on peut commencer sa vie en mentant, mais la finir sans mentir. Si possible. Il y a un temps pour tout.
J'aimais conduire. Vite. En rupture avec la raison. Nuit et jour. Au petit matin. À l'heure du blues crépusculaire. Avec des bouts de lumière qui te pètent dans l'oeil, avec Marvin Gaye qui chante à la radio. Des courbes qui s'engouffrent dans le noir des longs tunnels. Faut pas lâcher le pied.
Les différentes voix s'unissent dans la mélodie : l'une résonne gaie, vivante, sûre de la victoire, tandis que l'autre paraît encore se débattre dans les ténèbres au milieu d'un combat plein de mélancolie... c'est l'expression la plus nette et la plus parfaite de la vie intérieure.
Je m'étonne de tomber dans l'angoisse et pourtant ! Je ne cesse de jouer : c'est la condition de l'ivresse du coeur. Mais c'est mesurer le fond nauséeux des choses : jouer c'est frôler la limite, aller le plus loin possible et vivre sur un bord d'abîme !
Quels choix, à l'opposé, les hommes de la liberté ont-ils à proposer aux Français guettés par la résignation ou la révolte ? N'est-il pas temps de passer du malentendu à l'espoir, en permettant que ce peuple, purgé de ses fantasmes, se réconcilie avec lui-même ?
Mai 68 nous a confirmé que le meilleur organisateur d'un travail est, quand il le veut, celui qui l'exécute.
Le bonheur est une chose qu'il faut savoir se faire pardonner.
Les gens de bien sont enviés toujours.
Si on aime, on prend le paquet, sans juger !
Les idées sont comme des étincelles ; et celle qu'on attrape ne vaut rien.
Peut-être fabriquerons-nous un jour ce qui nous comprendra.
La France ? Une nation de bourgeois qui se défendent de l'être en attaquant les autres parce qu'ils le sont.
L'incrédule se trompe sur l'autre vie, le croyant se trompe souvent sur celle-ci.
Les bourgeois, ce sont les autres.
Il me paraît normal que les avant-gardes littéraires apparaissent à des époques où l'on croit plus globalement au progrès.
Naissance : Débarquer sans accord, n'importe où, chez n'importe qui.
Tout a un sens, pour peu qu'on ait un but.
Savez-vous ce qui enlaidit nos captives ? Que personne ne les voie. Or la beauté n'existe qu'admirée, elle est toute d'ostentation. Cessez de braquer vos yeux sur elle, elle dépérit.
De toute façon, il vaut mieux une analyse désespérante dans une langue heureuse qu'une analyse optimiste dans une langue désespérante d'ennui et démoralisante de platitude, comme c'est le plus souvent le cas.
Je ne vis pas sur les médailles.
Qu'est-ce que cela veut dire le « patriotisme économique » ? Cela veut dire que, face à un coup qui a été porté à l'économie mondiale et à la population, nous devons réagir avec responsabilité, sérénité et dignité - et donc, volonté.
Dans les rédactions, je suis cataloguée syndicaliste et anti-sarkozyste : ce n'est pas le cas.
Le pouvoir de penser ne confère pas la raison.
Les colonies sont faites pour être perdues.
Le médecin fait souvent plus de bien en arrivant qu'il n'en a fait en sortant.
Un livre de maximes est une confession pudique.
Descendre jusque aux petits est le plus sûr moyen pour s'égaler aux grands.
Certains se repentent des fautes qu'ils vont commettre.
En amour, nous promettons en vers ce que nous tenons en prose.
Femme en vue, femme souhaitée ! De là vient la terrible puissance des actrices.
On ne loue d'ordinaire que pour être loué.
Serge écrit de la musique, alors c'est étrange de me retrouver dans ce monde-là encore, non pas que ça me manquait de taper sur un vieux piano, mais j'avais un peu peur de me répéter.
Cher Munkey,Je déteste l'école aujourd'hui. Je me sens comme un sac, morte.
Dans la vie, il n'y en a qu'un qu'il ne faut pas gêner : c'est soi-même.
Napoléon, à qui la cinquantaine approchant n'ôtait pas son goût pour les jolies femmes, se sentait très facilement attiré par ces "occasions tendres de causer", les mollia fandi tempora de Properce. Les occasions, à la cour, s'offraient à lui, nombreuses. Il les cueillait au gré de son désir. Ceci ne l'empêchait pas d'aimer sincèrement l'impératrice.
C'est une enfant seule, comme moi, qui a dû grandir avec un rêve qu'elle n'a pas réalisé mais qui est resté intact, et qui empêche sa vie de déteindre sur elle.
Tu n'es pas encore le plus fort, mon garçon, dit-elle posément, mais il faut avouer que tu ne manques pas de courage. Tu me détestes, je le sais. Pourtant je vais te dire une chose : il n'y a aucun de mes fils qui me ressemblent plus que toi.
J'ouvre ici une parenthèse, complètement inutile d'ailleurs, pour déclarer que le téléphone est une de mes haines. Je prétends qu'il est immoral de se parler de si loin, et que l'instrument susdit est une mécanique infernale.
Certains ont la vocation de soulager les hommes de leurs misères, et d'autres de leurs économies.
On récompense parfois des écrivains pour leur oeuvre. Pourquoi n'en punit-on jamais ?